Tribunal de Commerce de Valenciennes
Quel avenir pour l’UHB ?
Convoquée à 14h30, lundi 18 mai, au tribunal de commerce, l’UHB était représentée par son Président René Carpentier et par Magali Lopez du staff administratif. L’internationale française Clémence Beikes était là aussi pour entendre de ses propres oreilles la décision du tribunal, tout comme le Président des supporters, Alban Basely. Après deux longues heures d’attente, la nouvelle tombe : la cession de l’UHB ou la liquidation sera prononcée le 15 juin.

Un nouveau délai salutaire ?
Alors que le dossier de l’UHB est en 6e position sur les 21 de l’après-midi, il faut patienter. Le Président fait les cent pas et avoue qu’en début de saison « il ne s’attendait pas à ça », avant d’esquisser un sourire en déclarant « toute expérience est positive ». Une fois le dossier traité, René Carpentier a donné les explications « on continue l’exploitation jusqu’au 15 juin, date à laquelle on reviendra et on représentera au tribunal la situation de la SASP. On peut recevoir des offres jusqu’au 15 juin. Il y a encore du travail. C’est bien pour le club. C’est un délai serré. Je suis confiant, le tribunal a suivi notre demande. Le 15 juin on aura la décision sur un éventuel repreneur. Le principal est qu’il existe encore du basket dans le Valenciennois, c’est là-dessus que je m’étais engagé. Je ne connais pas le nombre de dossiers demandés ni déposés». L’UHB a respecté les engagements pris avec l’administrateur judiciaire, maître Bondroit « c’est un encouragement », poursuit le Président. « C’est difficile d’avoir des engagements fermes des partenaires », avant de conclure « la cession aura lieu ou la liquidation ». D’ici le 15 juin, René Carpentier se rendra à la DNCG (Direction Nationale de Contrôle de Gestion) et à la Fédération. Mi-juin on saura avec certitude si le club de basket-ball féminin est repris ou liquidé. Par contre, en cas de reprise on ne sait pas encore à quel niveau (Ligue ou national) l’équipe évoluera.
Les salariés en otage
Venue à l’UHB au « minimum pour deux saisons », Clémence Beikes est soucieuse et à juste titre. Cette prolongation coïncide exactement avec la date limite des transferts… « Franchement c’est difficile », concède t’elle, « je ne m’attendais pas à un miracle aujourd’hui. La situation est difficile pour les salariés.» Elle allait ensuite transmettre les informations à ses équipières par téléphone. Si le club était liquidé, les joueuses auraient des difficultés à rebondir, car les autres équipes sont pratiquement construites mais aussi parce que la période des transferts sera finie…
Alban Basely, le Président des supporters, était fataliste « On ne peut que subir. Je reste confiant, il y aura encore du basket mais à quel niveau ? Le tribunal décidera de notre survie ou de notre mort ! ».
Il y a, malgré tout, encore de l’espoir. Si 28 jours pour démarcher des partenaires ne sera pas de trop, 28 jours pour connaître son avenir sera long pour les salariés. Le compte à rebours est enclenché.
Anne Seigner




















