Structure Intermédiaire pour Personnes vivant en situation de Grande Exclusion
Une maison rénovée à la Sentinelle
Mardi dernier le sous-préfet a visité la Structure Intermédiaire pour Personnes vivant en situation de Grande Exclusion (SIPGE) de la Croix-Rouge française située place Nicod, en face de l’église, à la Sentinelle. Après quatre semaines de travaux, la maison est ouverte.

Réservée aux personnes souffrant de la grippe A
Anne-Sophie Félix, responsable du dispositif hivernal de la Croix-Rouge française est satisfaite, la structure d’accueil est prête. En effet dans le contexte spécifique de l’épidémie de grippe A, la campagne hivernale est ajustée. Pour venir en aide aux sans-abri qui seraient souffrant, ils ont la possibilité d’être hébergé et de se soigner dans la SIPGE de la Sentinelle, qui leur est réservée. Gérée par la Croix-Rouge française et juste à côté du Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS), la SIGPE peut accueillir jusqu’à 8 personnes. Un médecin, le docteur Fournier, suivra les patients dont l’état de santé ne nécessite pas une mesure d’hospitalisation. Tout est prévu pour le personnel, « des masques et du produit pour se laver les mains » précise René Lelong, directeur de la Croix-Rouge. Marc Burg prend le temps de visiter chaque pièce : la cuisine, le salon, la salle à manger, la salle de bains et les chambres, quatre de deux personnes. Les draps des lits d’une personne sont, par mesure d’hygiène, jetables. « Je suis content, les gens vont se sentir chez eux, c’est fonctionnel, c’est propre. Les couleurs sont chaudes », déclare le sous-préfet.
La rénovation par les hébergés
Claude Foucart, agent de maintenance, salarié à la Croix Rouge était présent pour la visite. Félicité par le sous-préfet, il est « fier du résultat ». Aidé par des bénévoles, des hébergés et des personnes du service pénitentiaire d’insertion et de probation, il a relevé le défi : remettre à neuf la maison en quatre semaines. Salomon Bissiau, éducateur qui a crée un atelier insertion avec les hébergés, n’est pas étonné du résultat. « Ça s’est bien passé, car ils étaient tous motivés. Le pari est réussi ». Les hébergés du CHRS ont ainsi pu à leur tour aider, « ils ont pu s’exprimer », explique l’éducateur.
Bernadette Sopo, maire de la Sentinelle, accompagnée de son adjointe au logement, était là également pour se rendre compte « du gros boulot fait. Je suis contente du résultat, ça met en valeur le bâtiment qui tombait en ruine et c’est un beau geste ».
Anne Seigner




















