Inauguration de la cour du Lion d’Or
(VA) La persévérance récompensée
Vendredi en fin d’après-midi, à l’angle de la rue de Lille et du passage des Cordeliers était inaugurée la cour du Lion d’Or. Après trois ans de travaux, Dominique Riquet, maire de Valenciennes, entouré de Gilbert Rodriguez, Intergestion, Philippe Fache, président exécutif du groupe GHI, et Jean-Claude Dulieu de Valenciennes Métropole, a symboliquement coupé le ruban.

Réhabilitation et nouvelles constructions
Tout le monde se réjouissait du résultat mais il ne faut pas oublier que pour en arriver là, il a fallu du temps. L’opération a débuté dans les années 90 avec Loizos Papoutsos, directeur de l’habitat de la ville de Valenciennes. L’objectif était d’urbaniser à partir de la zone des Tertiales jusqu’à la place d’Armes. Après le succès du quartier des Canonniers, la ville a poursuivi sur la cour du Lion d’or avec comme partenaire Intergestion pour la réhabilitation et GHI pour la construction.
La réhabilitation a été financée par les aides de l’Opération Programmée d’Aménagement de l’Habitat-Renouvellement Urbain (OPAH-RU). Elle concerne 10 maisons, 10 appartements, 2 commerces, des garages et parkings.
11 logements neufs individuels (1 type III et 10 types IV) sont mis en location dès le premier décembre. Le loyer moyen est de 750 €.
Quat aux espaces publics, ils ont été aménagés par la ville.
Jean-Claude Dulieu, président de la commission habitat logement à Valenciennes Métropole, a souligné que l’OPAH-RU, qui dure cinq ans et se terminera en avril 2010, « a très bien fonctionné ». Il faudra à nouveau trouver des financements car « il y a encore beaucoup de choses à faire ».
Les maisons de style béguinage
Le cabinet Styles Architects s’est occupé de la conception et Maurice Culot, l’architecte, était vraiment enthousiaste, il prenait de nombreuses photos souvenirs. Sur le chemin vers le centre municipal arts et loisirs où les discours sont prononcés, il se livre. « Je suis extrêmement content, c’est poétique, on dirait une peinture de Magritte. La localisation est magnifique. Nous renouons avec l’histoire en tendant la main aux générations précédentes. L’idée de notre démarche c’est de faire une synthèse sentimentale qui plaise au plus grand nombre ».
Dominique Riquet reconnaissait les difficultés de mener à bien ce genre d’opération. « Reconstruire la ville c’est plus difficile que de la construire. Il faut continuer à faire de la dentelle de Valenciennes, tisser les îlots ». Après la promenade dans ce quartier, le maire affirme qu’ « on a bien fait de persévérer et on va continuer à mener ces actions ».
Gilbert Rodriguez de la société Intergestion est prêt à poursuivre l’aventure, « j’ai tout de suite vu le potentiel, le résultat est au-delà de ce que j’imaginais, j’espère que nous aurons d’autres projets à réaliser à Valenciennes ».
Anne Seigner




















