Contrat passerelle
Quatre signatures à Beuvrages
Il y avait de la gaieté lundi soir à l’hôtel de ville de Beuvrages. En présence du maire André Lenquette, du sous-préfet Marc Burg et du président de la mission locale Joël Gaillet, quatre jeunes et leur tuteur ont signé un contrat passerelle. Avec cette première expérience, les jeunes franchissent un pas vers l’emploi.

Favoriser l’emploi des jeunes
Le contrat passerelle a pour objectif de permettre à un jeune d’acquérir une première expérience professionnelle dans une collectivité locale ou une association tout en se faisant connaître du monde de l’entreprise en y réalisant des missions périodiques (3 fois un mois) dans le secteur marchand et de développer des compétences transférables vers les entreprises. Il est destiné aux jeunes de 16 à 25 ans. A l’issue du contrat d’une durée d’un an, le but est que le jeune puisse travailler dans le privé. L’Etat finance 90 % du smic brut par heure travaillée. Pour un contrat passerelle de 20 heures (temps de travail minimal prévu par le dispositif), la collectivité ne paie mensuellement que 157 euros, cotisations au régime d’assurance chômage incluses, si elle rémunère la personne au smic.
Le maire de Beuvrages se réjouissait de ces signatures mais il « souhaite continuer avec d’autres entreprises ». Le sous-préfet s’appuyait sur les chiffres, « c’est la première fois depuis un an que la courbe du chômage des jeunes décroît. Il faut continuer à se mobiliser, on doit se battre emploi après emploi ». Joël Gaillet mettait en avant le travail des 73 correspondants de la mission locale qui « suivent 12 000 jeunes ».
L’immersion en entreprise
Jérôme, 24 ans est «content d’être dans sa branche ». Grâce à la mission locale, ce titulaire d’un CAP paysagiste a posé sa candidature pour un poste de jardinier, et a réussi les entretiens. Sébastien Demarque, PDG de Jardins 2000, spécialiste en aménagement paysager et urbain, accueille pour la première fois un contrat passerelle dans son entreprise.
Sylvain, 21 ans ne trouvait pas de travail car il manquait d’expérience. Via pôle emploi, il a eu vent du contrat passerelle et est soulagé d’avoir signé. Il sera accueilli par Daniel Chaaib de l’entreprise Demathieu & Bard, filiale d’un acteur de la construction.
Clara reconnaît que tout s’est fait rapidement. « Ça me correspondait, j’allais travailler tout de suite, c’était une opportunité à saisir». Spécialisée en communication et infographie, Clara va « découvrir toutes les facettes de la communication. Je connais la partie création, je vais découvrir la partie production ». Elle sera accueillie par Pierre Bournique d’Alliance Graphiques, spécialiste dans l’imprimerie.
Aurélie affiche un grand sourire, elle est heureuse et ça se voit. « Une copine m’a parlée de la mission locale, mais je n’y croyais pas », raconte t’elle. Elle ne regrette vraiment pas car elle a déjà « pris ses marques à la cantine Jules Ferry » et apprécie « la bonne ambiance ». Jean-Claude Kapelski, API Restauration, est « ravi d’avoir du sang neuf. Les jeunes doivent prendre conscience que le plus dur c’est d’entrer dans l’entreprise. Une fois entrés, ils ont fait la moitié du chemin et doivent s’adapter ».
Anne Seigner




















