voeux à Vieux-Condé
Serge Van der Hoeven voit rouge et vert aussi…
Il fut long le discours des voeux du maire à la population de Vieux-Condé. C’est que le contexte économique et humain s’y prête ; il y a tant à dire et surtout à redire ! Et puis, Serge Van der Hoeven est un homme de terrain, un technicien qui rappelle ses idées politiques et philosophiques une fois l’an seulement. Alors, il vaut mieux en profiter et s’y attarder d’autant qu ’elles décrivent une réalité locale, nationale et mondiale. Et, ils sont très nombreux à être venus l’écouter.
Face, à cette réalité difficile, le maire donne « priorité, à l’avenir, à notre jeunesse, en placant l’enfant , les jeunes gens au cœurs des projets, au cœur des décisions ». Pour la ville, l’homme et son équipe municipale mettent en place « un programme d’actions visant à améliorer la qualité de vie des habitants en économisant nos ressources naturelles et en renforçant l’attractivité de Vieux-Condé ».

S’ils savent recevoir avec émotion les fleurs et la médaille de la ville, c’est qu’ils savent si bien donner, donner de leur temps pour les autres, les bénévoles mis en valeur par le comité des Sages. Cette année, Josette Naumann, n’a pas appelé une mais plusieurs personnes, représentant les quatre associations nommées par ce comité. Ainsi, le Secours Populaire, le Colis du Coeur, les Restos du Coeur, le Secours Populaire se sont succédés à la tribune pour recevoir les remerciements symboliques du Comité des Sages.
On ne peut s’empêcher de penser que si c’étaient de tels gens généreux qui dirigeraient notre monde, il en serait tout autrement de la vie économique et humaine. Différent de ce qui fut souligné par le maire, Serge Van der Hoeven, précédemment dans son discours. Un monde où sévit « une guerre entre les plus riches et les pauvres, une guerre que les plus riches sont en train de gagner », citant le milliardaire américain, Warren Buffet.Et de rappeler par exemple qu’en France, les conséquences d’un tel conflit sont « une réforme territoriale voulue par le Président » Ainsi, le coût global de la politique locale est de 26 millions d’euros pour 525 000 élus locaux « trop cher ! » pour Nicolas Sarkozy mais que Serge Vander Hoeven ne peut s’empêcher de comparer au « budget de l’Elysée qui s ’élève à 112 millions d’euros avec 70 millions en frais de personnel, soit 2,5 fois supérieur à celui de tous les élus de la République ! Conclusion: 26 millions d’euros pour 63 millions de français et 70 millions pour un seul... » Ceci annonce « la fin de toutes les aides en direction des communes, des associations, du sport, de l’économie, de l’agriculture, du tourisme, de l’environnement et de la culture....Je vous laisse imaginer les conséquences sociales et économiques d’un tel projet »... « Il n’y a qu’une seule logique: permettre aux bénéficiaires de la crise de faire encore des profits les plus importants et le plus rapidement possible ». Et de fustiger ceux qui possèdent les usines ( les L’oréal ,Danone, LVMH, Gaz de France-Suez..ect), et qui en veulent toujours plus, au détriment de ceux qui créent, réalisent, fabriquent, c’est à dire le public !
Pour la ville, malgré tout, « un projet d’ensemble se dessine et s’articule autour de l’arrivée du tramway, de la reconstruction du Boulon, de l’implantation d’une nouvelle médiathéque, du transfert avec agrandissement du supermarché Match et de la construction de nouveaux logements .» Le logement est au coeur des préoccupations de l’équipe municipale que se soit pour la construction ou pour la réhabilitation: Sont prévus, par exemple, 300 appartements et maisons individuelles sur la zone du Brasseur. Et puis, un projet qui tient à coeur au maire, la réhabilitation du patrimoine historique avec en première phase: « La cité de la vieille Solitude; cité minière remarquable par la mission Bassin Minier, dans le cadre de la candidature à l’UNESCO.... Et cerise sur le gâteau, la même procédure sera engagé pour la Cité Taffin....300 logements sont concernés par cette préservation et par cette valorisation du patrimoine et ceci dans une logique de maitrise énergétique.”
Toutes ces nouvelles choses, Serge Van Der Hoeven tient à le souligner, doivent amener « les habitants, pour eux et pour leurs enfants à prendre place dans leurs réalisations. La concertation est, pour moi, évidente et nécessaire ». Une façon de mettre de la parole dans la cité et de créer du lien social.
Veronique Buisine




















