La municipalité a signé une convention avec l’Institut Régional de Travail Social
Les futurs assistants de service social sur le terrain amandinois
Alain Bocquet, député-maire, Guy Merrheim, administrateur délégué du comité du site Hainaut Cambrésis de l’Institut Régional du Travail Social (IRTS), Jean Dilly, directeur du Centre Hospitalier de Saint-Amand-les-Eaux et Joël Gaillet, président de la Mission Locale du Valenciennois, se sont retrouvés à l’hôtel de ville pour signer une convention partenariale, par laquelle des étudiants de première année à la profession d’assistant social vont réaliser un diagnostic territorial.

“ Nous n’attendons pas qu’ils soient diplômés pour les envoyer sur le terrain. Dès le premier jour, nos étudiants en première année de formation d’assistant de service social sont en contact avec la réalité. Nous vivons une réforme, nos étudiants doivent faire un diagnostic santé de l’enfance et de la jeunesse”, commente Guy Merrheim, administrateur délégué de l’IRTS, rejoint dans ses propos par Danièle Miroir, la directrice de l’établissement, “ L’institut a la volonté de leur faire comprendre que le travailleur social ne peut aujourd’hui travailler seul : il doit travailler en réseau et la commune apparaît comme le lieu le plus adapté pour se repérer dans le partenariat “.
Concrètement, il s’agit pour ces étudiants d’appréhender les compétences nécessaires à ce métier, à savoir, pouvoir retransmettre des informations après avoir observer des éléments sur un territoire ou auprès d’une population avant d’envisager ou non une intervention sociale individuelle ou collective.
Séduit par l’idée, Alain Bocquet, député maire et ancien éducateur spécialisé, a accepté l’idée de ce stage d’initiation à la démarche de diagnostic territorial dans sa ville.
Durant trois mois, 23 étudiants, futurs assistants de service social, rejoignent deux jours par semaine les services municipaux de la petite enfance, de la jeunesse et des sports, du CCAS, le centre hospitalier et la mission locale, où répartis en petit groupe de trois ou quatre, ils interviewent la population, des jeunes afin d’établir un diagnostic territorial sur la santé.
En plus du mémoire de fin d’études qu’ils doivent rédiger, les étudiants se sont engagés à restituer oralement les résultats de leur diagnostic à la population et à la municipalité. “ Il s’agit d’une véritable méthodologie de recherche “ souligne la directrice, “ Ils ont dans leurs mains tous les outils ”.
Joël Gaillet, président de la mission locale de Valenciennes a avoué compter beaucoup sur ce diagnostic territorial, d‘autant plus que 40% des jeunes du Valenciennois sont au chômage et que l’Etat se désiste de ses engagements financiers.
“ Nous avons volontairement créér un collectif pour créer une dynamique afin que les jeunes se répartissent les différentes tâches et qu’ils ne partent pas d’une problématique ou de préjugés mais bel et bien d’un constat”, souligne Marie-Claude Taisne, responsable de la formation. “ Le social évolue aujourd’hui et il faut savoir tenir compte de l’implantation territoriale ”.
A l’issue de ce stage, les étudiants constateront s’ils ont ou non choisi la bonne filière, s’ils ont fait le bon choix. On n’attrape pas la fibre sociale. On l’a ou on ne l’a pas.
Isabelle D'Herbecourt




















