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Enseignement 02/04/2010

Convention entre Anzin et le CREPS

(Anzin) Des signataires heureux

Mercredi après-midi, le maire d’Anzin, Pierre-Michel Bernard et Pierre Lacroix, directeur du Centre d’Education Populaire et de Sport de Wattignies ont officialisé leur partenariat en signant une convention à l’hôtel de ville. Les formateurs du CREPS viennent à Anzin pour enseigner, les jeunes du centre sportif d’Anzin iront en juillet en stage dans l’agglomération lilloise. Un échange de procédés qui sied aux deux parties.

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Un partenariat fructueux

Il n’est plus nécessaire d’aller à Wattignies pour suivre les formations de Brevet Professionnelle de la Jeunesse de l’Education Populaire et du Sport (BPJEPS), spécialité loisir tout public et de Diplôme d’Etat de la Jeunesse de l’Education Populaire et du Sport (DEJEPS), spécialité animation socio-éducative ou culturelle, mentions développement de projet, territoires et réseaux. « Ça résout les problèmes de mobilité », précise le maire. Les stagiaires et les formateurs sont accueillis dans les locaux de la maison pour tous. « Le CREPS est une institution dont la renommée dépasse la région, c’est un honneur pour nous », poursuit Pierre-Michel Bernard. Le CREPS adhère à cette volonté de se délocaliser dans le département, « nous ne restons pas à l’intérieur de nos murs », explique le directeur. « On essaye d’être au plus près des gens. Merci pour votre soutien logistique et technique, c’est ce qu’il y a de plus précieux. C’est le type de partenariat où chacun y trouve satisfaction ». Anzin accueille les stagiaires des deux formations. En contrepartie, le CREPS prend en charge gratuitement le personnel du service jeunesse de la ville d’Anzin.
Pourquoi la ville d’Anzin et pas une autre commune du valenciennois a-t-elle été choisie par le CREPS ? « Il y a une dynamique au niveau de l’animation et du sport », affirme Tony Noce responsable des formations.  L’autre élément important est la présence de Gwenaël Vandeville, directeur des sports, de la jeunesse et de la vie associative, ancien athlète de haut niveau et ancien stagiaire du CREPS. « Je le connais, je l’apprécie, c’est un bon relais, ici on se sent comme chez nous ».

L’exemple des Anzinois

« Pour le Valenciennois, c’est un atout. Ces formations permettent d’augmenter les qualifications au sein des structures, c’est une vrai opportunité », détaille l’ancien lanceur de marteau. « J’ai tout de suite vu les répercussions ». En effet Samiha Roussi est en formation DEJEPS. Son emploi du temps a été aménagé, elle la suit deux jours par semaine. « Je gagne du temps, elle a progressé dans la méthodologie de projet », affirme Gwenaël Vandeville. Pour Samiha la formation répond à son souhait, « il faut sans cesse se recycler dans l’animation. Je voulais conforter mes compétences par un diplôme et avoir plus de connaissances ». A 31 ans, la jeune femme ne regrette pas du tout sa décision. « C’est un rythme à prendre, c’est enrichissant, on échange avec les collègues ». Grâce à cette formation, elle pourra prétendre au poste de responsable adjointe du service.

Gwenaël Vandeville l’avoue, il a des « affinités avec le CREPS », il va d’ailleurs bientôt valider sa formation de directeur de projet. « Les intervenants sont de qualité, les stagiaires sont très soutenus, c’est ça que je retiens ».
La titulaire Séverine Pillot et les contractuelles Sophie Carreaux, Marjorie Triquet sont en formation BPJEPS.

Deux formations

En ce qui concerne le BPJEPS, la première formation a débuté en novembre 2009 pour une durée d’un an. Elle regroupe 20 stagiaires. Au menu, 600 heures de formation dispensées par les formateurs du CREPS, une quinzaine d’intervenants différents et 500 heures en entreprise. Les diplômés peuvent ensuite travailler dans tous les types d’association.
Pour le DEJEPS, la première formation a également débuté en novembre 2009 pour une durée d’un an. Elle regroupe 20 stagiaires. Au menu, 700 heures de formation dispensées par les formateurs du CREPS et 500 heures en entreprise. Les diplômés deviendront des encadrants.
« Les trois quarts des stagiaires sont des demandeurs d’emploi. Le coût de la formation est pris en charge par le Conseil Régional et par l’Union Européenne. Le taux d’insertion est de 80 % à la sortie de la formation, et de 100% au bout d’un an », développe Tony Noce.
Afin d’intégrer les formations, les candidats passent une épreuve écrite et orale. Aucun diplôme spécifique n’est requis. Les dossiers d’inscriptions sont à retirer au CREPS, les sélections ont lieu en octobre. Le CREPS organise une journée portes ouvertes le 24 avril.

Cette signature de convention est une première dans le Valenciennois et est bénéfique pour tout le Valenciennois. En effet elle développe la formation professionnelle aux métiers de l’animation et du sport et la formation continue des salariés des structures associatives et des collectivités locales.

Les autres collaborations

D’autres collaborations sont prévues tout au long de l’année. Par exemple, au cours du mois de juillet, les jeunes Anzinois du centre sportif (6-18 ans) seront accueillis gratuitement au sein des locaux du CREPS de Wattignies pour effectuer un séjour sportif : 3 jours, 2 nuits pour découvrir de nouvelles disciplines sportives. « Nous utiliserons des équipements que nous n’avons pas comme le mur d’escalade, nous allons montrer ce qu’est le CREPS », se réjouit à l’avance Gwenaël Vandeville.

Anne Seigner

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