Le guide valenciennois de la médiation
Des solutions pour les problèmes des citoyens
Vendredi soir, salle des commissions, à l’hôtel de ville de Valenciennes a eu lieu la présentation du guide valenciennois de la médiation. Réalisé par Réginald Lepoutre, médiateur municipal avec l’aide d’Emilie Aznar, coordinatrice du contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance, le guide est destiné à aider les citoyens à régler leurs différends en s’adressant au bon interlocuteur. Présents Dominique Riquet, Jean-Marcel Grandame et Jacques Fréville, directeur de la cohésion sociale, solidarité et politique de la ville ont expliqué l’engagement de la ville de Valenciennes.

Un outil d’informations
Dominique Riquet revient sur l’origine de la réflexion, « l’idée de départ c’est qu’il y a des situations conflictuelles pour lesquelles il n’y a pas d’outil adapté ». Pourtant il y en a des médiateurs : du délégué médiateur de la République au médiateur des communications électroniques. Le maire l’avoue humblement, « j’ignorais qu’il y avait un tel foisonnement dans la médiation. A l’échelle de notre ville, il convient d’informer les citoyens des moyens pour arranger leurs différends », soulignant par ailleurs que la société était « de plus en plus judiciarisée ». Dominique Riquet est convaincu de l’intérêt qu’il y a à faire de la médiation communale, « on peut régler la majorité des affaires ». Plus l’intervention est rapide, plus on évite des conséquences économiques importantes (honoraires d’avocats par exemple).
Réginald Lepoutre est à l’origine du livret. « Il n’est pas exhaustif mais il met en réseau les compétences et permet d’avoir une lisibilité parfaite ». Les 16 médiateurs du valenciennois sont ainsi présentés : leurs rôles et missions, ce qu’ils traitent et ne traitent pas, leurs permanences et leurs coordonnées. Ça développe également la transversalité de la médiation.
Pour Jean-Marcel Grandame, « le guide est un premier pas d’une véritable politique plus large ». Le guide est disponible à la mairie.
La valeur ajoutée du médiateur communal
En poste depuis 9 mois, Réginal Lepoutre est le médiateur municipal. Ancien chef d’entreprise de négoce de prêt-à-porter, formateur conseil et médiateur, il est « totalement indépendant ».
« Je n’ai pas besoin des services municipaux pour fonctionner. Je peux accepter ou refuser la médiation, j’assure une totale impartialité », précise celui qui a passé sa jeunesse à Valenciennes. « Je ne suis pas derrière un bureau mais autour d’une table ronde qui dégage de la convivialité, il faut avoir du charisme et de l’empathie, se mettre à la place des parties ».
Le médiateur veut apporter de la valeur ajoutée en réglant « à l’amiable les conflits le plus en amont possible » et en recherchant « une solution aux problèmes des citoyens ».
Dominique Riquet complète, « il ne rend pas de compte à la mairie, il a une déontologie personnelle. Le médiateur est un personnage neutre, il ne défend pas l’intérêt de la ville. Il aura quelques dossiers par an, car il y a d’autres médiateurs spécifiques ».
En charge de la démocratie participative et de la citoyenneté, Jean-Marcel Grandame attend le rapport annuel du médiateur avec impatience. « Nous pourrons décliner les forces et faiblesses de notre propre fonctionnement ».
Un exemple de médiation
La ville a conformément au code de l’urbanisme accordé un permis de construire. Or il s’avère que la construction de ces logements locatifs empêche le soleil de passer dans le jardin de la maison mitoyenne. La plainte de la propriétaire « n’est pas recevable juridiquement », mais le maire est conscient du « préjudice et considère la plainte». La médiation est en cours, le conflit sur le point d’être réglé. « C’est un bon exemple de médiation ».
Anne Seigner




















