Convention entre l’éducation nationale et la ville de Valenciennes
L’ouverture de classe primaire à horaires aménagés musique
Mercredi les élèves du collège Carpeaux ont interprété quelques chansons dans la salle Debussy, au conservatoire. Pourquoi ? Pour simplement fêter en musique l’ouverture d’une classe primaire à horaires aménagés musique à l’école Cariot. Jean-Pierre Polvent, inspecteur d’Académie du Nord et Patrick Roussiès, adjoint à la culture ont signé une convention unissant leurs institutions.

CHAM, quésako ?
A Valenciennes, il existe des classes à horaires aménagés musique au collège Carpeaux. De la 6e à la 3e, le collégien a dans son emploi du temps un certain nombre d’heures d’enseignement musical (culture musicale, pratique vocale, instrument, orchestre…). Simon Collet est un élève de 5e. Il a commencé la musique en CE2 à l’école municipale de Trith avant d’intégrer le conservatoire l’année suivante. Il y apprend le saxophone. Il a choisi le collège Carpeaux pour intégrer une classe CHAM, « la musique ça peut être un plus pour la suite », affirme t’il. Une partie de l’enseignement musical est assuré par Eric Koeln, professeur au collège et l’autre par les professeurs du conservatoire.
Une convention rare
La nouveauté concernant les CHAM c’est qu’elles s’ouvrent aux primaires. Ainsi à la rentrée une classe de CE1 de l’école Cariot sera CHAM. A la rentrée suivante il y aura le CE1 et le CE2 ainsi de suite. A partir du CE2, les écoliers choisissent un instrument et prennent donc des cours au conservatoire. A l’école Cariot, les professeurs d’école Mme De Pizzol et Melle Pantic assureront l’enseignement musical (la formation musicale et la chorale). Nadège Nadchoewerker, professeur au conservatoire, sera la référente pédagogique.
En septembre 2010, la CHAM CE1 sera composée de 24 élèves dont 8 provenant d’une autre école que Cariot. En effet pour intégrer cette classe, des tests ont eu lieu : chant, exercices de rythme et de hauteur. Simon, l’apprenti musicien trouve « l’idée bonne », s’il avait pu accéder à une CHAM avant le collège, il l’aurait fait.
« La convention est exceptionnelle », s’enthousiaste Patrick Roussiès, « tous ceux qui s’interrogent sur le CHAM auraient du venir aujourd’hui ». L’adjoint à la culture faisait référence à l’interprétation, sans fausse note, des chants des collégiens, « pas besoin de commentaire ». Jean-Pierre Polvent a souligné que « c’est un projet que l’on tient à trois : l’éducation nationale, la ville et le conservatoire, même à quatre avec les parents. C’est avec vous qu’on éduque les enfants ». La déclaration d’Alain Dogimont, inspecteur de l’éducation nationale est au diapason, « c’est un partenariat efficace et tranquille dans l’intérêt des enfants ». Ajoutons à la partition que Gérard Houzé, conseiller pédagogique en éducation musicale, a fait le lien entre tous les partenaires et a rédigé la convention.
Anne Seigner




















