Histoire du Valenciennois
Valenciennes avant la France
Le destin politique de Valenciennes à travers les siècles est tout sauf un long fleuve tranquille ! Un peu d’histoire locale, lorsque l’actualité n’est pas au zénith, permet parfois d’expliquer certaines décisions politiques.

A la sortie des romains :
Valenciennes s’établit au confluent de l’Escaut et de la Rhônelle. Il est le port de Famars qui restera la capitale jusqu’à l’époque mérovingienne. Cette région appartient à la Gaulle Belgique dont la limite occidentale va de l’embouchure de la Somme au lac de Génève (1er au 3ème siècle).
Epoque mérovingienne :
Valenciennes fait partie du Royaume des Francs qui comprend, vers l’an 500, l’Allemenagne occidentale, la Belgique et la moitié nord de la France à hauteur de la basse vallée de la Loire. Après le partage houleux du royaume de Clovis, cette cité appartient à Clothaire 1er. Puis, sous l’époque de Charles Martel, elle fait partie de la Neustrie qui va des bouches de l’Escaut à l’estuaire de la Loire. Sur Valenciennes, la résidence royale se situe sur l’actuelle place du Marché aux Herbes (à coté de la Place d’Armes).
Epoque carolingienne :
Collégiale St Géry
Cette fois, Valenciennes a pour roi Charlemagne qui y séjourna à plusieurs reprises. En 843, date importante pour l’histoire de la ville, l’EScaut sépare le royaume de Charles et de celui de son frère Lothaire (traité de Verdun). C’est l’origine de la division de Valenciennes relevant du royaume de France et d’Allemagne. En effet, le diocèse d’Arras sur la rive gauche, terre d’Allemagne et du diocèse de Cambrai sur la rive droite, terre de France… De fait, certaines situations gagesques au moyen âge où les jours féries étaient différents entre les deux rives, certains petits malins jouaient sur les deux tableaux. Mais près de 1167 plus tard, les prix de l’immobilier ont souvent été dictés suivant la rive du foncier et sans parler de l’évolution du clergé suivant les diocèses…
Epoque féodale :
Après le xème siècle, on retrouve Valenciennes chef-lieu d’un comté qui porte son nom et comprend, au faste de sa splendeur, le Valenciennois, l’Ostrevant jusquà Douai, le pays du Quesnoy et des territoire en Belgique comme Ath et Leuze. En 1208, par héritage, les comtés de Valenciennes et du Hainaut (Mons, Binche, Maubeuge). Ses comtés resteront unis jusqu’en 1280 date à laquelle, ils vont tomber sous le joug de la Bourgogne !
Epoque bourguignonne :
En 1436, Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, Comte de Flandre, hérite du Hainaut et Valenciennes à la mort de sa cousine Jacqueline de Bavière. La bourgogne devient la principale puissance européenne jusquà l’arrivée de Louis XI et la mort de Charles le Téméraire en 1477.
Epoque autrichienne et espagnole :
Beffroi de Valenciennes en 1 700
Philippe le beau, fils de Marie de Bourgogne et de l’archiduc Maximilien d’Autriche, devient roi d’Espagne en 1504. Son fils Charles-quint (né à Gand en 1500) fut le plus important des monarques espagnols. Il fit des séjours fréquents à Valenciennes. En 1656, Valenciennes fut assiégée par Turenne mais fut dégagée par Condé qui vait pris le parti du roi d’Espagne. Le 16 mars 1677, Louis XIV en personne emportait Valenciennes après un siège de seulement quelques jours.
Puis la France...
En 1716, Valenciennes succéda à Maubeuge comme siège de l’Intendance du Hainaut. Occupée de 1793 à 1794 par les autrichiens, elle devient chef-lieu sous la révolution puis sous-préfecture en 1824. Depuis 40 ans maintenant, l’Athènes du Nord essaye de devenir préfecture au sein d’un Hainaut-Cambrésis.
Daniel Carlier
vainfos




















