Le barreau de Valenciennes est depuis longtemps très volontariste sur le sujet du rapport entre l’avocat et le citoyen. Indéniablement, la justice effraie le commun des mortels, et la rencontre avec un avocat constitue un premier pas difficile à franchir.

C’est pourquoi, depuis toujours les avocats ont donné des consultations gratuites permettant aux plus démunis de connaître leurs droits.

Jusqu’au printemps de cette année, sur production d’un justificatif de ses ressources, la maison de l’Avocat délivrait des bons de consultations gratuites ayant lieu dans les cabinets.

Depuis Mars 2017, nous avons opté pour une autre formule.

Désormais les consultations ont lieu les mardi et jeudi de 9h à 11h à la maison de l’Avocat directement, un confrère assurant la permanence pour la matinée.

En pratique, celle-ci dure généralement jusque 13 heures et il n’y a plus de condition de ressources exigée.

L’expérience nous montre qu’en moyenne environ 15 personnes sont reçues par demi-journée soit 30 par semaine, 1560 par an.

Il semble que notre nouvelle organisation rencontre un certain succès puisque la salle d’attente va finir par devenir trop petite.

Cette action se place au coeur de la mission sociale du barreau.

Je rappelle que celle-ci est assez fournie et que les avocats consultent aussi à la chambre de commerce, à la CAF (Etre parent après la séparation) sans compter les journées spéciales (Aide aux victimes, journée fiscale, Made in Hainaut…)

La rencontre avec un avocat dans un cadre peut-être moins formaliste que dans un cabinet permet de lever certains tabous notamment celui de l’honoraire.

Rappelons que celui-ci doit être discuté avec le client et que de nombreuses solutions existent: aide juridictionnelle (pouvant être accordée dans certains cas même en cas de ressources dépassant les plafonds), protection juridique par le jeu des contrats d’assurance, paiement in fine lors du versement des dommages et intérêts pour les victimes…

Ces consultations permettent aussi d’aider des personnes en situation délicate qui n’ont pas osé prendre un avocat.

C’est ainsi que tous les types de contentieux peuvent être évoqués, des plus petits aux plus graves, notamment des affaires criminelles.

En résumé, beaucoup de justiciables ressortent soulagés d’avoir été écoutés et beaucoup décident de prendre un avocat.

Ils peuvent poursuivre leur affaire avec celui de permanence qui les a reçus ou prendre attache avec un conseil de leur choix.

Publié par Daniel Carlier le 2 octobre 2017

Rencontrer un avocat sans préjugés
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