Sur cette commune rurale partagée entre l’Ostrevent et le Denaisis, cette élection de proximité met en exergue le changement de paradigme dans la conduite politique et financière d’une collectivité locale. A cet effet, Jean François Delattre se présente devant ses administrés pour un 6ème mandat les 15 et 22 mars 2026 sur Haspres.

Jean François Delattre : « Pour une stabilité rassurante ! »
Avec trois listes, à ce stade, sur la ligne de départ dont celle de l’édile sortant, Jean-François Delattre compte jouer la carte de l’expérience. En effet, chacun sait que la gestion locale, en 2026, est devenue extrêmement complexe pour ne pas dire un casse tête quotidien. « Oui, j’ai réfléchi à me représenter, mais il manque encore de maturité dans mon équipe pour prendre ma place. De plus, je tiens à lancer des programmes sur le logement. C’est le dossier en haut de la pile », commente-t-il.
« Tous les services à la population à 200 mètres de la Maison communale », Jean François Delattre
Un mandat de simple conseiller municipal, deux d’adjoints et deux comme édile, Jean François Delattre repart pour un éventuel 6ème mandat sur Haspres. La motivation est toujours là. Bien sur, il évoque son bilan sur le long terme avec une concentration des services à la population : « Nous avons tous les services à la population à 200 mètres de la Maison communale, la bibliothèque, l’espace numérique, la crèche, les 3 écoles, les services techniques et salle polyvalente, sans oublier les commerces de proximité », commente-t-il.
Pour autant, avec 2 630 habitants, la collectivité locale a « baissé en population. Un collectif de 36 logements a fermé avant sa prochaine démolition. La Covid a bloqué un dossier avec le bailleur social Habitat du Nord. Aujourd’hui, il est relancé avec un nouveau projet sur 30 logements », précise-t-il.
Mais, ce sont deux autres fonciers disponibles que le Premier magistrat a dans le viseur : « En 2015, dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme) communal, nous avons deux terrains constructibles. Ces derniers ont été confirmés dans le PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal) à La Porte du Hainaut. » Pour y arriver, pas d’armes atomiques comme l’expropriation ou/et une DUP (Déclaration d’Utilité Publique)… « j’ai négocié avec les propriétaires. Nous ne sommes pas dans une grande ville ! », précise-t-il.
L’objectif est clair, proposer une nouvelle offre de logements sur cette commune. « Sur le 1er espace foncier, nous avons deux hectares aménageables. Ce sera un mixte avec du social, du lot libre, des loyers accessibles, etc. », poursuit le candidat. Voilà la case manquante à cet exercice communal pour Jean-François Delattre avec (peut-être) le sentiment du devoir accompli à la fin d’un prochain mandat.
« Un maire ne peut plus se replier sur sa commune », Jean François Delattre
Ensuite, la conduite d’une collectivité locale passe par un travail puissant sur la recherche de partenaires tous azimuts. Dans cette optique, la réussite d’un dossier à changer d’âme. « Un maire ne peut plus se replier sur sa commune. Il doit représenter celle-ci dans les institutions où il défend aussi, directement ou indirectement, les dossiers locaux », souligne le candidat.
A ce titre, Jean François Delattre est vice-président aux finances de La Porte du Hainaut, siège au SIMOUV (Syndicat des transports du Valenciennois), au SIAVED (Syndicat des déchets), NOREAD (les eaux usées), celui travaillant sur l’entretien des berges pour les cours d’eau du territoire…, et dans chaque institution, l’intérêt communal est concerné à tous les niveaux.
Comme d’habitude, pas de liste unique sur Haspres, avec une liste RN et une autre d’opposition, mais aucune dissidence durant ce mandat, l’édile sortant est conscient que le réflexe national pour ce scrutin local est possible. Sa liste de 23 +2 colistières et colistiers comprendra neuf nouveaux, une rotation naturelle, avec toujours la même boussole, l’intérêt des administrés. Au final, et il a bien raison, la démocratie va s’exercer de plein droit : « Je propose une stabilité rassurante pour la population, mais on verra bien ! »
Daniel Carlier




















