(Municipales 2026) Isabelle Desoil porte une 5ème liste à Valenciennes
Si dans les campagnes municipales précédentes, l’émiettement des opposants étaient une aubaine pour les maires sortants ; c’est tout le contraire pour ce scrutin de proximité 2026 tant le contexte est différent aux 4 coins de l’hexagone et en Outre-Mer. En effet, à Valenciennes comme dans bien d’autres communes du Hainaut, le sentiment profond d’un besoin de changement, sur la forme et le fond, émerge comme une évidence simple et incarnée. Dans ce cadre, Isabelle Desoil, ex conseillère de la majorité municipale à Valenciennes, va donc porter une autre proposition à la gouvernance actuelle « un espoir pour les Valenciennois. »

(Visuel Jean-Michel Pottier, Christian Peretti, Isabelle Desoil et Thomas Cacheux)
D’entrée de jeu en conférence de presse et du timing de cette présentation, elle affiche la réalité de cette liste « déposée d’ici le 24 février, date de l’inauguration de notre local de campagne, de la présentation de notre liste et du programme », précise Isabelle Desoil. Elle avoue un « temps d’hésitation avec le groupe de travail (suite au départ de la liste de P.Durieux)». Sur la présence d’une 5ème liste sur Valenciennes, Isabelle Desoil martèle : « Non, ce n’est pas la liste de trop. Fin 2025, nous avons réfléchi à cette situation, mais début janvier nous avons décidé de nous présenter pour proposer un espoir pour les Valenciennois. Nous avons une équipe soudée et nous voulons proposer une alternative aux Valenciennois. Certes, nous avons sauté beaucoup de haies et oui… on se lance dans un sprint, car Valenciennes est en danger », commente la tête de liste, ex conseillère de la majorité municipale avec un clash en courant de mandat.
Pour sa part, Christian Peretti veut mettre en exergue l’état d’esprit de cette équipe : « Nous ne sommes pas revanchards, mais souhaitons apporter la bonne alternative. » Pas franchement dans une candidature de témoignage, la liste portée par Mme Desoil entend remporter cette élection municipale : « On y va pour gagner ! », exprime avec force Isabelle Desoil. « J’ai l’impression d’être fin 1988 », commente l’ancien adjoint municipal de Jean-Louis Borloo en 1989, Christian Peretti.
Retrouver les origines du Borlooisme…
Sans dévoiler le programme, l’équipe insiste sur la méthode de gouvernance. « Il faut retrouver les origines de la méthode de Jean-Louis Borloo. Sur chaque délibération, il travaillait avant pour obtenir un consensus. Pendant les débuts de Laurent Degallaix et dans le respect de l’héritage de Jean-Louis Borloo et de Dominique Riquet, rien à reprocher à celui-ci, mais pourquoi a-t-il modifié à ce point son comportement ? », analyse Christian Peretti.
Parfois, la politique est une chose simple. Un édile, ou gouvernant, fait un choix politique comme son rôle lui incombe. Après, il a le choix du passage en force, du clivage, voire du mépris à toute forme de contestation ou de la recherche du compromis. En résumé, la délivrance d’un message à la population est aussi important que celui-ci, le retour d’une certaine humilité face aux multiples problématiques d’une collectivité locale, d’un respect de toute forme d’opposition, bref un management bienveillant dans l’hémicycle comme une écoute attentive des administrés ! Expliquer une décision difficile, car rien n’est simple pour un maire en 2026, apparaît un comme un sommet alpin sur la ville-centre, l’épisode de la fausse fermeture des salles de sport pendant la crise énergétique constitue Le résumé de la méthode 2020/2026… !
Justement, la recherche d’un compromis, voilà un mot que connaît parfaitement un colistier, Jean-Michel Pottier : « Dans les PME, vous devez rechercher en permanence un consensus avec vos collaborateurs », explique un ex chef d’entreprise (Ariane 7), ancien syndicaliste de la CGPME au niveau départemental, régional, puis national. Elu consulaire également, il est encore membre du conseil d’administration national de France Travail et de l’Unédic, la négo… il connaît ! « Je suis atterré par la situation à Valenciennes. C’est pourquoi, je m’engage pour les Valenciennois dans cette campagne locale. Nous devons recouvrer une nouvelle pratique de la gouvernance avec de la transparence, de la probité et la volonté de travailler ensemble », poursuit Jean-Michel Pottier.
Donner « envie » de Valenciennes
En digression à cette conférence de presse, on peut souligner une situation sociale difficile au sein de la ville phare du Valenciennois, un fameux documentaire sur M6 sur Valenciennes, capitale du fast-food avec un établissement pour moins de 700 personnes, pointe du doigt cette précarité rampante. Pour pallier à cette descente de l’offre accessible de proximité, l’équipe veut s’atteler au commerce de proximité. « Il faut retrouver de la solidarité et de la confiance. Les Valenciennois ont besoin de confiance dans leurs élu(e)s. Valenciennes doit redonner… envie de Valenciennes ! » En marge de cet état des lieux potentiel, il précise : « Si nous sommes élus, nous ferons réaliser un audit financier pour connaître la situation financière réelle et la communiquer en toute transparence. L’esprit n’est pas non plus une chasse aux sorcières, mais d’une nouvelle dynamique », commente Christian Peretti.
A ce stade, ce n’est pas un programme de fond pour Valenciennes (présenté mardi prochain), mais la situation actuelle impose une nouvelle méthode. « On propose la bonne alternative pour les Valenciennois », indique Thomas Cacheux, colistier.
Avec 17,24% des inscrits en mars 2020 pour une élection au 1er tour du maire/candidat sortant, les Valenciennoises et les Valenciennois n’ont pas exprimé massivement leur choix bien involontairement (La Covid). Dire que les 15 et 22 mars 2026 seront les 2ème et 3ème tour de 2020, à Valenciennes comme ailleurs, n’est pas très éloignée de la réalité du terrain, de l’humeur du moment des Françaises et des Français !
Daniel Carlier




















