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(Municipales 2026) Sylvia Duhamel, une maire/candidate optimiste sur Bruay-sur-l’Escaut

Un peu moins éruptive qu’en 2020, la campagne municipale sur Bruay-sur-l’Escaut poursuit sa route. Dans ce cadre, Sylvia Duhamel, la maire sortante, brigue un 3ème mandat sur une commune du corridor minier qui tient son rang tant par une population en hausse, 11 732 habitants, que par le bilan robuste de la majorité sortante.

Sylvia Duhamel : « Le boulot est fait ! »

Sans dire que tout est parfait, c’est impossible par essence, un édile doit travailler la pédagogie d’un bilan… solide. C’est pourquoi, la maire sortante insiste sur le travail rendu à la population à travers des nouveaux équipements structurants comme le complexe des sports Jean-Philippe Gatien , la nouvelle école Paul Langevin, la ferme urbaine, de multiples voiries, le début des travaux de l’étang de la Gare d’Eau, sans oublier le bénéfice du Contournement Nord. « Le boulevard de l’Europe est enfin fluide à la circulation. Les multiples camions, les voitures ne passent plus par les anciens axes », souligne la maire et l’ex conseillère départementale peut remercier le Conseil départemental du Nord. « Ces passages n’apportaient rien à la ville, pas des consommateurs locaux », ajoute Pascal Lemaire, adjoint en charge des finances et colistier. L’occasion de rappeler aussi que « nous avons mis deux ans pour redresser les finances en 2014/2016, puis lancer des projets. Sur ce 1er mandat, nous avons mis huit mois pour obtenir un prêt de 275 000 euros. Sur le 2ème mandat, nous avons mis trois mois pour la validation d’un emprunt de 8 millions d’euros, car nous n’étions plus en alerte (dernière étape avant la mise sous tutelle financière par la Préfecture). Le boulot est fait », commente Sylvia Duhamel.

Et Bruay-sur-l’Escaut 2026/2033 ?

Pour le coup d’après, l’éventuel mandat 2026/2033, l’équipe municipale est ambitieuse avec l’aménagement urbain de la Place des Farineau pour un coût estimé de 2,2 millions d’euros. « Nous voulons d’abord réaliser une halle semi-couverte avec le transfert du marché hebdomadaire, un espace utilisé pour des manifestations communes, voire des associations. Ensuite, il faut des espaces ombragés, des îlots de fraicheur, des lieux de convivialité où les gens pourront échanger, car ils ne se parlent plus ! »

Dans cette logique du partage social, la fin des travaux de l’étang de la Gare d’Eau avec un site « disponible dès cet été à travers un étang de pêche revisité, un confortement des berges, un site canin, un parking, et des jeux pour les touts-petits, le tout pour une base de loisirs familiale », explique Sylvia Duhamel.

Ensuite, comme sur de multiples sites de ce territoire minier, la reconquête des friches est devenue centrale pour les majorités municipales. « La Friche Hubert a été déclarée d’intérêt communautaire. Nous travaillons avec l’EPF (Établissement Public Foncier) et Valenciennes Métropole sur ce dossier pour l’installation d’un habitat en PSLA (prêt social location-accession) », explique la maire/candidate.

Les églises d’avant 1905 font partie du patrimoine communal, pas toujours un cadeau pour les finances publiques. Sur Bruay-sur-l’Escaut, l’église Sainte-Pharaïlde est en cours de travaux avec une poursuite sur le prochain mandat des travaux intérieurs, le parvis, et l’accès PMR pour un peu moins de 1 970 000 euros.

Enfin, pour les projet structurants, vous avez le dossier « Les Plantys » où une zone économique est sur la table. Dans ce cadre, une réhabilitation majuscule est obligatoire afin de créer un espace pour l’artisanat, un village des artisans, le coût prévisionnel pour la CAVM est de 3 millions d’euros.

Un avenir financier complexe

Il faut l’avouer, l’avenir des collectivités locales sur le volet financier n’est pas reluisant ! Le prochain budget de l’Etat en 2028 sera sans doute un cataclysme ou une nouvelle feuille de route pour les collectivités territoriales, quelle que soit la majorité au pouvoir… ! Dans cette optique, les gouvernances locales seront prudentes : « Nous avons des projets sur les écoles, sur le développement durable, tous les dossiers où nous pourrions trouver des partenaires. »

Par contre, sur le volet social, l’urgence est le maintien des services à la population à travers le Pôle Social Communal. « C’est une priorité pour nous ! Ensuite, nous travaillons aussi sur des sujets comme l’alimentation locale (en circuit-court) à travers la ferme urbaine », indique Sylvia Duhamel.

La gestion de l’effectif communal devient aussi un point central d’une capacité à financer de l’investissement, via un autofinancement, ou de laisser filer le sujet, c’est un choix politique. « En deux mandats, nous avons réduit un peu le nombre d’agents, plus de 200 en 2014 et 190 en 2025, mais le point d’indice maintient une charge de fonctionnement lourde », précise l’adjoint aux finances. Tout cela pour dire que la gestion, en mode 20ème siècle, de l’effectif communal avec une ouverture peu limitée des emplois publics est révolue. L’édile va devoir repenser son logiciel financier en profondeur d’ici deux ans !

« Une municipale ne se fait pas sur 2 mois, mais sur six ans », Pascal Lemaire

Pour se lancer dans cette campagne atone, la majorité sortante repart avec une équipe motivée avec « un renouvellement d’1/3 (rotation naturelle). Aujourd’hui, une délégation impose une disponibilité, un engagement plus conséquent. Une municipale ne se fait pas sur 2 mois, mais sur six ans », souligne Pascal Lemaire.

Justement, Sylvia Duhamel précise que « le collectif m’a demandé de repartir pour un nouveau mandat ». Certes, la Première magistrate avait indiqué que c’était son dernier en 2020, mais ce n’est pas la première, ni le dernier, a changé d’avis à l’aube d’une élection.

Ensuite, sur les autres opposants sur la ligne de départ, Frédéric Musy « présent 10 fois sur 30 conseils en six ans », précise-t-elle, incarne une union de la gauche non gouvernementale. Pour sa part, la majorité municipale s’inscrit dans un entre-deux politique. Dans une famille très Mitterrandienne, puis avec André Lenquette dans l’Union pour le Nord en 2015 pour les Départementales, Sylvia Duhamel affirme que « je n’ai jamais été de droite. »

Sur le résultat du 15 mars prochain face à une liste d’union de la gauche, accrocheuse, et celle de Lutte Ouvrière, toujours militante, Sylvia Duhamel et Pascal Lemaire disent de concert : « Nous espérons une élection dès le 1er tour ! »

Daniel Carlier

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