Stéphanie Huygens porte une liste alternative sur Aubry-du-Hainaut
Sur la commune d’Aubry-du-Hainaut, moins de 2 000 habitants, on se dirige vers un duel entre le maire sortant et Stéphanie Huygens. En effet, l’ancienne colistière en 2020 de Jean-Pierre Laude repart dans la joute électorale avec une détermination chevillée au corps, elle veut incarner une alternance crédible et visible dans la commune. 47 ans, actrice du soin au sein du Centre Hospitalier de Valenciennes, elle déboule dans cette campagne municipale avec l’envie de modifier le logiciel électoral (la liste dans cet article).

Stéphanie Huygens : « C’est une candidature mûrement réfléchie ! »
Toutefois, la candidate tient à préciser que son engagement ne s’inscrit pas dans une critique tous azimuts de la politique locale. Par contre, elle veut imprimer un nouveau dynamisme pour cette collectivité locale avec ses particularités. Très proche du Valenciennois, cette collectivité publique est composée d’une immense majorité d’actifs, un peu village dortoir par ricochet toujours difficile dans l’animation.
Tout d’abord, autour d’une équipe composée de six anciens colistiers de 2020, avec M. Laude, Stéphanie Huygens regrette un manque d’informations dans le réalisé : « Il y a un manque de communication avec la population. C’est pourquoi, je veux renouer une proximité avec les habitants d’Aubry-du-Hainaut. »
Dans cette optique, son équipe a travaillé un « projet co-construit. On a posé un squelette programmatique et nous allons l’améliorer tout le long du mandat en concertation avec les administrés », indique Stéphanie Huygens. En premier lieu, cette opposition gagnante découvrirait la marge budgétaire municipale. « Nous verrons avec celle-ci nos possibilités », poursuit-elle. Comme pour chaque nouvelle gouvernance, la réalité budgétaire profonde n’est pas toujours lisible dans le vote du budget, voire du Compte Financier Unique, et l’arrivée aux manettes est, parfois, surprenante à cet effet.
Compte tenu du volant des dotations d’Etat assez faible pour les petites communes, les outils des institutions publiques intermédiaires sont essentielles, comme l’agglo (Valenciennes Métropole), surtout le Conseil département du Nord, voire la région Hauts de France très engagée dans la revitalisation des centres-bourgs.
Sur le volet sécuritaire, Stéphanie Huygens veut ouvrir un poste, celui « de gardien de voirie » . Cette création est possible dès lors qu’aucun policier municipal ou garde champêtre n’exerce une fonction, c’est le cas sur cette commune. Ce gardien de voirie n’est pas un Policier municipal, mais il bénéficie de prérogatives d’un agent de droit privé investi de certains pouvoirs de police. Ce n’est pas un fonctionnaire, mais un bénévole ou un contractuel embauché par une collectivité locale ou une intercommunalité. « La sécurité est notre premier objectif. Nous voulons ramener de la tranquillité publique dans le village. Ce poste de gardien de voirie peut se financer à travers des économies budgétaires et une réduction des indemnités des élus », poursuit-elle. Concrètement, son statut de contractuel permet plus de souplesse que l’ouverture d’un poste de fonctionnaire territorial.
Le deuxième volet d’une nouvelle donne sur Aubry-du-Hainaut s’exprime dans la redynamisation de la cité. « Nous voulons redynamiser la commune. Les habitants observent un village sale, un manque de fleurs, et un manque d’animations. A cet effet, nous avons contacté le Foyer Notre-Dame sur la commune. Cette mission de fleurissement peut rentrer dans leurs activités. Ensuite, relancer un véritable 14 juillet, voire autres cérémonies », déclare la tête de liste.
Sur la thématique de l’aménagement, l’équipe de Stéphanie Huygens a fléché le City-stade. « Nous voulons le rénover complètement avec l’aide des jeunes de la commune. Ils pourraient même utiliser une partie pour faire une fresque », explique-t-elle. Un peu à l’image d’un chantier d’insertion, cet appel à la jeunesse pourrait réduire la facture publique de la commune. Parfois, il faut des idées lorsque les poches sont vides… !
Dans le projet de la majorité sortante, la destruction du DOJO local en nouveau complexe sportif hérisse la candidate. « Non, nous voulons conserver notre infrastructure. Il faut la rénover de manière à relancer un club d’arts martiaux, voire de danse comme précédemment. »
Pour sa colistière, Barbara François, une nouvelle dans l’aventure 2026, le moment est venu pour changer le cours local de la chose publique. Comme auto-entrepreneure en couture, elle représente aussi les artisans et les entreprises locales même si cette commune rurale n’a pas de professionnel de proximité, un problème. « Notre souhait est de tout mettre en oeuvre pour ouvrir un point chaud », déclare Stéphanie Huygens.
« une liste alternative », Stéphanie Huygens
En vue d’ensemble, la candidate de l’opposition tient à mettre en exergue son choix sur le temps long, pas sur un coup de tête. « Ma candidature est mûrement réfléchie. C’est la valeur de mon engagement. Nous portons une liste alternative pour redynamiser cette commune », conclut-elle.
Liste portée par Stéphanie Huygens :
Daniel Carlier





















