Le Budget Primitif voté à l’unanimité à Raismes
Pour le deuxième Conseil municipal de Raismes, post installation, le climat majorité-opposition était très apaisé, de bon augure pour travailler collectivement dans l’intérêt des administrés. Evidemment, le gros morceau de l’ordre du jour résidait dans les votes du Budget Primitif 2026 dans une collectivité locale de plus de 12 000 habitants.

Patrick Trifi : « Un programme d’investissement sans recours à l’emprunt pour la 3ème année consécutive »
Bien sûr, la situation géopolitique très anxiogène perturbe toute lecture budgétaire transparente, on est dans le flou total. Au fond, bien involontairement, les communes ne votent pas un budget sincère compte tenu des modifications potentielles du budget de l’Etat, il est sincère peut-être au 30 avril…, dernier délai pour voter ledit prévisionnel financier 2026, et après le trou noir ! Quels seront les impacts sur l’économie nationale de cette guerre au Moyen-Orient et par capillarité sur les collectivités locales ?
Baisse de la taxe foncière sur le précédent mandat
A travers la suppression de différents syndicats d’assainissement, d’une réorientation d’un taux départemental, et d’une gestion locales maîtrisée, la commune de Raismes a fait baisser sa pression fiscale locale (sur la taxe foncière) « de 2,61% sur le dernier mandat 2020/2026. Nous sommes passés de 61,90 à 59,29% », précise Patrick Trifi, l’adjoint aux finances.
L’investissement 2026
Plus globalement, le budget global est de 45 172 752 euros avec 27 073 219 euros en fonctionnement et 18 099 53 euros en investissement.
Avant les projets, les modalités de financement sont essentielles sur l’investissement. En effet, l’adjoint aux finance insiste sur le déroulé d’un PPI (Plan Pluriannuel d’Investissement) autofinancé : « Nous continuons un programme d’investissement sans recours à l’emprunt pour la 3ème année consécutive. »
Pour 2026, l’accent sera porté sur quelques opérations d’équipements comme le Château Mabille pour 600 000 euros, la rénovation de la salle Allende pour 50 000 euros, et l’installation d’alarme anti intrusion dans les bâtiments publics pour 100 000 euros. Dans ce cadre, les travaux d’entretien, le renouvellement, et la sécurisation s’élèvent à 6 520 337 euros, un chiffre démontrant que pour une commune l’investissement obligatoire (entretien, rénovation…) avant même la première idée d’un nouveau projet consomme déjà une partie significative de l’investissement annuel.
Une dette en diminution

Sur le précédent mandat, la dette est passée de 12.402.000 € (au 31/12/2019) à 9.642.000 € (au 31/12/2025), soit une baisse de 22%. Comme indiqué précédemment, en l’absence de prêt bancaire en 2026, la dette va diminuer à hauteur de 8.443.000 €. Fin 2025, la capacité de désendettement, le chiffre baromètre de la santé financière, ou pas, d’une commune est de 2,78 années (en dessous de 5… la donnée est très bonne pour une collectivité locale).
Sur la maîtrise des charges de fonctionnement, le mantra de toutes les collectivité locales, la part de la masse salariale se situe à hauteur de 59% du budget de fonctionnement pour 232 agents (titulaires et non titulaires). « Ceci est à considérer au regard de l’ensemble des services offerts à la population », précise l’adjoint aux finances. Effectivement, sur les services, l’externalisation ou pas de ces derniers réduit ou gonfle cette donnée essentielle dans la gestion financière locale.
Les subventions
Au niveau des dotations de l’Etat, la fameuse DGF et associés (Dotation Générale de Fonctionnement) est maintenue pour un montant de 8 528 868 euros.

« Cette année, nous n’avons pas le booster par la Porte du Hainaut) en remboursement de la TEOM 2021 », ajoute Patrick Trifi. Par contre, la reconfiguration équitable, commune par commune depuis 2021, des attributions communautaires a permis à Raismes de gonfler cette dotation. Toutefois, l’élu est sans ambiguïté sur un retour en arrière communautaire. « La suppression de la TEOM réduirait notre budget de 757 217 euros », précise Patrick Trifi.
Au chapitre des subventions aux associations, l’enveloppe 2026 se situe à 221 915 euros, pour 86 associations, sans oublier le soutien à la Maison de Quartier (indépendante) de 290 000 euros.
Le Budget Primitif 2026 a été voté à l’unanimité, y compris la liste emmenée par M.Lambert, mais également Mme Ben Barek.
Daniel Carlier




















