(Municipales 2026) Pascal Durieux : « Laurent Degallaix, c’est une image ternie d’un maire plus grande encore que celle de la Politique nationale »
Presque comme un second souffle, Pascal Durieux a refait un lancement de campagne électoral à l’occasion de cette réunion publique, ce vendredi 13 février 2026, au sein de son local de campagne. Là, nous ne sommes plus dans les soubresauts d’une liste en train d’imploser, mais celle d’un nouveau départ avec une liste bouclée. Ensuite, il est passé en mode très offensif à l’endroit du maire/candidat officiel sortant ; il a vilipendé ce dernier sur son mode de gouvernance à sa politique globale en passant par le matraquage du commerce indépendant. Bref, la lame aiguisée est sortie du fourreau !

Pascal Durieux : « Dans le budget 2026 (voté), le coût d’occupation du domaine public pour les terrasses des commerces comme le prévisionnel des PV de stationnement explosent ! »
Dans son propos, le candidat aborde le temps judiciaire du moment. « Il n’y aura pas de prime au sortant compte tenu de son actualité judiciaire avec toutes les inconnues que cela comporte. Laurent Degallaix (présumé innocent), c’est une image ternie d’un maire plus grande encore que celle de la Politique nationale. » En résumé, tout autre décision qu’une « relaxe », et par suite d’innocence de l’édile, sera problématique pour cette campagne locale et l’image de la ville urbi & orbi. En forçant le trait, mais si peu, une condamnation d’inéligibilité, sans exécution immédiate, serait presque plus facile à gérer qu’un report… de l’audience dont les réseaux de Laurent Degallaix, présumé innocent, clament à bas bruit qu’il déjà est acquis comme une victoire. Etrange, les lecteurs de l’Observateur du Valenciennois avaient cru comprendre, dans un article en décembre 2025, que ce dernier souhaitait ardemment se défendre devant la juridiction afin de s’expliquer…, un aveu de culpabilité ?
Ensuite, Pascal Durieux engage son propos en retraçant son parcours de Valenciennois pur jus. Puis, il évoque les nouveaux visages de cette liste officiellement soutenue par Didier Legrand « une ville pour tous, un projet pour chacun ». « Elle est complète et elle sera déposée avant le 26 février, aucun doute ! », précise immédiatement la tête de liste. Bien sûr, après les départs, de nouvelles figures locales, parmi ceux-ci, Marco Busico, une figure de la localité reconnue, Claire Decarpentrie, fille d’un commerce bien connu, Bertrand Crasnault, fils d’un ancien élu connu de la ville de Valenciennes et bien d’autres avec tous les profils sociaux professionnels.
Sur le paysage politique
Outre la critique très acerbe contre le candidat/maire, il constate « le bilan avec 87 photos utilisées de la ville et de Valenciennes Métropole. C’est le Moi Je, une auto-satisfaction dans la capitale du fast foot mentionnée dans les médias nationaux. Nous avons également un jeune et fringuant attaché parlementaire, candidat du RN, mais il occupe le terrain sans réalité locale. Puis, une liste de l’union de la gauche, qui vote le budget, dans une commune historiquement au centre droit. Et enfin, une liste émergente, revancharde, et on ne bâtit rien sur un règlement de compte. » Pour notre part : « Nous voulons réveiller Valenciennes ! »
Le bilan du maire sortant et le budget 2026
Sans dévoiler ses projets phares « sans nécessairement des investissements massifs », car il attend début mars comme beaucoup de listes dans le Hainaut. Ensuite, il veut mettre en lumière les budgets d’hier et de demain votés par la ville de Valenciennes. « Sur 2020/2026, il consacre 5% à la culture 3% au sport et à la jeunesse. Moi, alors que les subventions aux associations sont encore à la baisse dans le budget 2026, nous soutiendrons ces dernières, le sport et la culture. J’étais à la fermeture de cette pépite culturelle de l’ESAD, une école publique avec 252 ans d’histoire (https://www.va-infos.fr/2025/06/28/enterrement-geant-de-lesad-propose-par-la-ville-de-valenciennes-et-sa-metropole/). Je suis musicien et j’observe aussi que le conservatoire est en péril, les jeunes talents du territoire préfèrent s’inscrire sur d’autres écoles dans le Valenciennois. »
Concernant la politique pour les séniors, elle se résume, selon le candidat, à « 2 thé dansant et un colis annuel » et sur le sport, la « gestion des salles publiques est à revoir complètement. »
Sur le Patrimoine, il évoque tous les combats de l’association du « Comité de Sauvegarde du Patrimoine du Valenciennois » où son Président Alain Cybertowicz, présent, a pris la parole.
Pour conclure sur les grandes thématiques de ce futur programme, 4 grands axes, le sport et la culture, la sécurité, le commerce et au féminin, notamment pour soutenir les politiques contre les violences intrafamiliales.
Enfin, il évoque le budget, très factuellement, car un exercice financier est le révélateur mécanique d’une politique locale. Tout est dans le budget, c’est le juge de paix !
« On passe à 900 000 euros de recettes d’occupation du domaine public », Pascal Durieux
Le candidat insiste sur deux points très scrutés par les Valenciennois. « Laurent Degallaix continue son matraquage sur le stationnement. La majorité sortante a prévu dans son budget 2026, 2,1 millions d’euros de FPS, donc 105 000 PV en 2026 (à 20 euros). La sulfateuse (la LAPI) va encore travailler et dissuader des consommateurs extérieurs à venir sur Valenciennes. Ensuite, on note toujours dans ce budget que la contribution d’occupation du domaine public passe de 600 000 euros à 900 000 euros avec moins de commerces existants. La redevance pour les terrasses est en forte hausse. Beaucoup de professionnels ne sortent même plus leur terrasse ! Tout est fait pour matraquer les commerces indépendants et nous voyons les résultats (cellules vides). Une exception avec La CH’TITE Brigitte, ex Café de Paris. Cette enseigne a bénéficié d’un speed dating dans les locaux de la commune. Les commerces du centre-ville ont signalé cette anomalie, un Courier au Préfet par très prochainement afin de pointer ce comportement », indique Pascal Durieux. La bonne question, sans contester la qualité des travaux impressionnants du nouvel exploitant, est quel est le niveau d’implication de la puissance publique dans cette installation privée ?
Sur le fonctionnement de la ville, il évoque les vacances de Noël. « Quand le maire est absent, personne ne le remplace (mais délégation de signature). Qui connaît depuis six ans le nom du 1er adjoint ? Nous étions avec le Sous-Préfet de Valenciennes les seuls présents sur le terrain à la rencontre des Sans Domicile Fixe pendant le Plan Grand Froid. »
« On ne reconnaît plus le Valenciennes de Jean-Louis Borloo, même plus le VAFC (défaite contre le dernier du classement hier soir) », conclut-il.
Daniel Carlier




















