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La Briquette poursuit sa mutation urbaine sur Marly

Comme un symbole d’une époque, la destruction des petites « Maisons Bleues » au sein du quartier de la Briquette balaye un temps révolu, celui des 30 glorieuses où les logements s’empilaient tant les besoins étaient immenses sur un territoire industrieux. Dans le cadre du NPNRU (Nouveau Plan National de la Rénovation Urbaine) sur Marly/Briquette, ces logements emblématiques seront tous rasés.

(Visuel Eric Cojon, Directeur Général du bailleur social Partenord)

Jean-Noël Verfaillie : « Certes, nous sommes bien avancés sur le chantier global, mais l’habitant a l’impression que ce n’est que le début »

En filigrane de cet article, on peut souligner la dernière sortie publique, comme Vice-Président de la CAVM au titre de l’aménagement du territoire, de Jean-Marcel Grandame. « A mon arrivée, le projet du NPNRU (de Fabien Thiémé) ne me convenait pas du tout. Pour le modifier, il me fallait de l’aide et j’ai contacté Jean-Marcel. Nous avons beaucoup travaillé dessus et nous sommes allés à Paris pour présenter un nouveau dossier à l’ANRU (Agence Nationale de la Rénovation Urbaine) », commente le maire de Marly avec reconnaissance.

Cette médiatisation visait aussi à fournir une temporalité sur cette fin de chantier sur le quartier de la Briquette, notamment sur les logements. Concrètement, les maisons bleues seront toutes détruites d’ici fin 2026. « Elles seront remplacées par des petits collectifs avec un dispositif d’accession à la propriété », précise le maire de Marly. Les prochaines destructions listées sont donc la rue Languedoc, la rue Artois, puis pas avant septembre Lorraine et Bretagne. Evidemment, la complexité est le relogement de ces familles. « 153 familles sur 155 relogées à ce stade sur Valenciennes, Marly, Denain, Anzin… », commente Sébastien Delplanque en charge du relogement, un job compliqué au cas pas cas… !

Ces « Maisons Bleues » sont proches de la Maison de Quartier de la Briquette, mais également du foyer Leleu, en gestion chez Prim’Toit, dont la réhabilitation pour du logement est programmée afin de compléter cette transformation urbaine. Non loin de là, la fameuse Place des Vosges avec un remplacement pluriel, habitat, activité tertiaire, commerce…, devrait boucler cette rénovation lourde.

Enfin, des collectifs conservés, 234 logements, et réhabilités vont bénéficier d’un espace fermé, d’une meilleure sécurisation, de balcons, voire d’un espace paysager « tout cela en plus du programme initial, Partenord a investi sur ce complément de chantier », mentionne Jean-Noël Verfaillie à son ancien Directeur Général Eric Cojon de chez Partenord, le réseau est utile et vertueux en la matière… !

« Le temps du projet n’est pas le temps du citoyen », Jean-Marcel Grandame

Bien sûr, le récepteur premier de cette mutation urbaine est l’habitant pour qui rien ne semble aller assez vite à juste titre. « Certes, nous sommes bien avancés sur le chantier global, mais l’habitant a l’impression que ce n’est que le début », indique l’édile conscient de cette impatience.

L’ex vice-président de la CAVM, J.M Grandame, confirme cette particularité administrative et de travaux : « Le temps du projet n’est pas le temps du citoyen. »

Enfin, les financeurs sont également un maillon essentiel de cette opération urbaine. A ce titre, peu connu, car l’ANRU est financée pour ce dispositif NPNRU à « 72% du total de toutes les opérations par l’organisme paritaire (salarié/patronat) Action Logement. Ce sont donc les cotisations des entreprises qui financent ces nouveaux logements », conclut Sandrine Decayeux, la Directrice territoriale d’Action Logement.

Daniel Carlier

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