AccueilValenciennois

La mobilisation lycéenne, calme et très revendicative à Valenciennes, tendue sur Denain

Ce mardi 06 octobre 2026 marquait une journée très importante pour la mobilisation lycéenne, rejointe par les étudiants, sur le Valenciennois et dans toute la France à travers une convergence des luttes. Sur la ville-centre, cette manifestation a vu s’agréger des syndicats, des enseignants, quelques élu(e)s, en sus de cette jeunesse voulant des réponses à leurs préoccupations quotidiennes. Sur Denain, des confrontations avec les forces de l’orde ont émaillé cette mobilisation dans un climat très tendu.

Sur Valenciennes, la manifestation a démarré vers 10H00 du parvis du Phénix, composée d’environ 500 personnes, avec une forte présence de la CGT et d’autres syndicats afin d’encadrer celle-ci : « C’est leur mouvement (aux jeunes), nous sommes juste ici pour les accompagner », précise le tout nouveau secrétaire de la section CGT Valenciennes, David Guillet, élu ce lundi 05 octobre.

Sur Valenciennes, la présence massive de la jeunesse communiste conjuguait à la fois cette mobilisation lycéenne et politique avec une kyrielle de problématiques dénoncées ; horaires, absence de professeurs, vétusté des bâtiments, conditions d’hygiène dégradées, etc. En résumé, dans de nombreux établissements, l’organisation interne est à revisiter complètement.

Aujourd’hui, une population estudiantine est venue rejoindre ce besoin urgent de réponses. « Les cahiers de doléances ne suffisent pas ! Nous voulons du concret sur le court et le long terme. Il faut que le Gouvernement bouge, car les lycéens n’étudient pas dans des conditions saines ! », commente Islem.M, étudiant en 2ème année d’informatique au sein de l’Université Polytechnique Hauts de France.

Des enseignants étaient dans la foule afin de soutenir cette mobilisation, car il faut qu’elle soit entendue et de fait utile. « Il y a un manque de moyens humains. On ne parle plus d’absence, mais de combien d’absences ! Les bâtiments sont vétustes pour certains, voire un manque criant d’hygiène dans les sanitaires. Clairement, les conditions sont parfois inhumaines comme durant le dernier passage du BAC dans des salles surchauffées ! », soulignent de concert deux enseignantes dans la foule.

Concernant les slogans, ils étaient à la fois politique et revendicatif, car il est désormais bien difficile de séparer les deux discours, l’un implique l’autre de fait à l’aulne d’un temps présidentiel iconoclaste sans omettre la discussion budgétaire 2027, tout un programme. Sur Valenciennes, après une heure de déambulation, la manifestation s’est dispersée dans le calme du côté de l’ancien commissariat de Valenciennes (Avenue des Dentellières).

Sur Saint-Amand-les-Eaux, le rassemblement était plus réduit devant le lycée Couteaux, une vingtaine de jeunes plus des professeur(e)s, avec un mouvement dans le calme.

Sur Denain, les mobilisations ont connu un déroulement différent aux abords des deux lycées publics. Devant le lycée Jules Mousseron, 150 personnes environ et près de 400 personnes devant le lycée Kastler avec des situations très tendues en vis à vis avec les forces de l’ordre.

Daniel Carlier

Articles Similaires