Rodolphe Delaunay : « Si une entreprise n’innove pas, elle ne peut pas se développer ! »
Dans le cadre du « Forum de l’innovation & Nuit de l’Industrie », les acteurs de l’industrie ont visité les installations au sein de au sein de l’Université Polytechnique Hauts de France. Plus qu’une découverte, c’était l’occasion d’une journée d’échanges et de débats entre les acteurs de la CCI Grand Hainaut, les responsables de TMMF (Toyota Motor Manufacturing France), et les acteurs de la recherche dans toutes les filières de l’UPHF (visuel Abdelhakim Artiba, le Président de l’UPHF).

Depuis le lancement de l’année du Japon fin janvier 2026 entre l’Université Polytechnique Hauts de France et Toyota, plusieurs manifestations ont eu lieu comme ce « Forum de l’innovation & Nuit de l’Industrie » où la CCI Grand Hainaut, l’entreprise Toyota Onnaing, et l’Université Polytechnique Hauts de France se sont réunis au sein de l’IMTD pour des échanges entre les responsables d’entreprise, le monde universitaire, et l’instance consulaire.
« Une innovation de rupture », Abdelhakim Artiba
Cette manifestation a donc permis des échanges entre ces acteurs de la recherche et de l’économie, car ces deux paramètres sont étroitement liés. « A l’UPHF, nous travaillons sur l’innovation de rupture, il faut faire sauter des verrous. Nous sommes ravis que nos partenaires viennent visiter l’ensemble de nos laboratoires, car nous devons collaborer ensemble », commente Abdelhakim Artiba, le Président de l’UPHF.
Pour le Président de Toyota Motor Manufacturing France, Rodolphe Delaunay, la collaboration avec l’UPHF sur la thématique de la mobilité demeure un point essentiel : « Il faut savoir innover. D’ailleurs, si une entreprise n’innove pas, elle ne peut pas se développer ! Avec l’Année du Japon, nous faisons le pari de nous projeter au-delà de 2035 et de fédérer les acteurs de la Région et du Grand Hainaut autour de l’innovation et du partage des savoir-faire. En investissant collectivement dans les compétences et les coopérations, nous voulons renforcer la capacité de notre territoire à anticiper les transformations et à construire son avenir. »
Pour sa part, Arnaud Huftiez, vice-président à l’UPHF, énumère cette année particulière à travers le croisement, voire la découverte, de la culture japonaise au détour d’un carnaval avec un village Japon, des rendez-vous culturels via une exposition consacrée à l’univers du Manga, un festival documentaire sur la vie sociale japonaise, des ateliers musicaux… : « Cette année du Japon nous enrichit. Ici, vos futurs innovateurs salariés se forment. »
Bien sûr, les laboratoires de l’UPHF sont mis en lumière, car « il n’y a pas d’innovation sans recherche », un message intelligible ! Tour à tour, les responsables des labo de l’UPHF, en lien avec l’INSA Hauts de France, ont présenté brièvement leur coeur de recherche.
Comme symbole de cette aventure collective, la CCI Grand Hainaut fait bénéficier ces acteurs de son réseau, pour une recherche de partenaires, de compétences, un maillage territorial structurant pour cette collaboration entre le monde de l’industrie et universitaire. « Avec ce nouveau format, la Nuit de l’Industrie s’inscrit dans le Forum de l’innovation : un rendez-vous pour croiser les expertises, partager les expériences et ouvrir de nouvelles coopérations entre les entreprises et la recherche. Nous apportons ainsi toute notre expertise sur l’organisation du forum », déclare Bruno Fontaine, le président de la CCI Grand Hainaut.
Des collaborations concrètes
Au delà des intentions, il est utile de pointer des collaborations lisibles en cours. « Nous travaillons sur les batteries du futur dans le cadre d’un appel à projets sur « la vie des batteries du futur » avec NORAUTO, un travail de recherche unique en Europe, voire le projet « Surfer » sur la surveillance ferroviaire avec Alstom », explique le Directeur du laboratoire LAMIH en lien avec le CNRS.
Daniel Carlier




















