Une journée dédiée à la sécurité routière était organisée, le jeudi 06 septembre 2016, au sein de l’Ecole Nationale des Techniciens de l’Equipement de Valenciennes.

L’ENTE maîtrise son volant d’apprenants

Sécurité routière, le sujet est devenu sensible au fil des décennies et plus encore à la connaissance des dernières statistiques des tués sur la route au mois de septembre 2016. Aucun doute, le public des fonctionnaires et élèves en formation au sein de l’ENTE sera confronté à l’application stricte de la politique publique sur la sécurité routière.

Pour cette journée de sensibilisation, des classiques comme la conduite virtuelle en état ébriété, les simulateurs de conduite 4 roues et 2 roues, la voiture tonneau mais également des nouveautés.

Le SMUR

Qui n’a jamais été confronté à cette réplique « on appelle le 15, le SAMU  » et dans l’inconscient collectif, le SAMU se déplace… Vision des choses totalement erronée, le SAMU est un site fixe « il existe un SAMU par département. Sur Lille, il y a une équipe d’une dizaine de personnes composée de médecins et de régulateurs d’appels téléphoniques. Ils répondent et analysent les contacts téléphoniques. Puis, ils envoient une équipe du SMUR sur site si besoin est« , explique un  infirmier du SMUR.

ente2De fait, suite un appel au 15, le SAMU lance une équipe mobile du SMUR ( Service Mobile d’Urgence et de Réanimation). Le véhicule du SMUR, très reconnaissable, transporte un matériel médical d’urgence complet, des médicaments etc. mais jamais de malades, de blessés… car ils sont pris en charge par les pompiers ou ambulances au niveau du transport. En résumé, ils viennent sur zone porter les premiers soins médicaux, c’est un service d’urgence médicale mobile. « D’ailleurs, les intervenants du SMUR travaillent également aux urgences, de l’hôpital public Jean Bernard en l’occurrence« , ajoute un infirmier. Un ambulancier, du SMUR, poursuit « il faut rappeler qu’à l’origine le SMUR a été créé dans les années 80 pour faire face aux accidents de la route. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus rare, 9 interventions sur 10 sont à domicile« . Et pour couronner le tout « la moitié des appels déclenchant notre intervention n’a pas lieu d’être« . En clair, on fait le 15 pour tout et n’importe quoi « pour connaître la météo, un médicament pour son animal de compagnie, etc. » Le message est clair, faire le 15 impose une situation médicale sérieuse qui nécessite une intervention dans les meilleurs délais.

Ensuite, il es important de bien distinguer le 18, les pompiers, et le 15. S vous êtes confronté à un incendie etc. c’est bien le 18 mais si le danger est d’ordre médical » faire le 18 va ralentir notre intervention car les pompiers sur le plan médical vont nous alerter !« , ajoute un membre du SMUR de Valenciennes.

ente3Sur le Valenciennois, il existe 2 voitures du SMUR + une de réserve. Phénomène des temps, l’image pollue les actions du SMUR « sur la voirie, c’est un fléau, nous devons installer un bandeau blanc, autour du blessé…, afin que les badauds ne prennent pas des photos, des films afin de les mettre sur les réseaux sociaux« . C’est affligeant, la jurisprudence voire le législateur vont-ils plus sévir sur le sujet ? Tout ne peut être filmé et diffusé sur un réseau social donc publiquement partagé, c’est totalement répréhensible en terme de droit à l’image et de la protection de la vie privée. Le diffuseur est aussi responsable que l’auteur des enregistrements, il n’y a pas d’excuse ou d’absence de possibilité de contrôle etc.

Enfin, quel est le comportement lorsque vous êtes témoin d’un accident : « Ne pas fuir, c’est même de la non assistance à personne en danger en terme pénal, baliser l’espace sur la voirie si possible, réaliser les premiers gestes de secours si vous avez été formé à cet effet et rester sur place afin de témoigner« .

La DREAL

Les services de l’Etat de la DREAL sont venus à l’ENTE afin d’informer les agents et élèves en formation. M.Soyez, de la DREAL des Hauts-de-France, a distillé son savoir en la matière.

La formation à la conduite passe par un continuum éducatif et notamment un premier passage par l’ASR (Attestation de Sécurité Routière) au niveau du collège. « Pour le permis de conduire, il ne sera pas délivré sans cette attestation ASR« , souligne l’intervenant.

Pour l’aspect pratico-pratique, le permis de conduire est aujourd’hui d’un format carte de crédit valable durant 15 ans et reconductible mais « que les détenteurs d’un permis, couleur rose, soient rassurés. Ils sont valables jusqu’en 2033. C’est tout simplement par souci d’économie afin de ne pas se retrouver avec des dizaines de millions d’euros de création de permis de conduire« .

ente4Ensuite, le formateur a sensibilisé l’assistance à quelques notions fortes sur la sécurité routière. A titre d’exemple, « un consommateur d’alcool récurrent, un apéritif et deux verres de vin chaque midi sera peut-être en capacité de conduire mais serait positif en cas de contrôle alcootest. Par contre, une personne qui ne boit jamais, sera incapable de conduire après une coupe de champagne et pourtant négatif à l’alcootest ! »

Voilà, une journée bien remplie pour les apprenants de l’ENTE avec un thème central, la sécurité routière d’aujourd’hui et celle de demain dont la gestion ne peut s’exonérer d’une adaptation aux nouveaux comportements de conduite et d’une voiture connectée jusqu’au bout des pneus…

Publié par Daniel Carlier le 11 octobre 2016
DREAL ENTE Sécurité routière SMUR
La sécurité routière s’invite à l’ENTE
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