(Visuel conductrice et conducteurs du réseau Transvilles/RATP Dev)

L’objet principal de ce comité syndicale était le Rapport d’Orientation Budgétaire 2017 du SIMOUV.   Eric Renaud, vice-président en charge des finances, était à la baguette. En propos introductif, il se veut rassurant « nos capacités budgétaires s’éclaircissent…, sauf une mauvaise surprise des contentieux avec la TUV, voire un désengagement du Conseil régional sur le transport scolaire ». Il relativise cette embellie, car elle est « consécutive à la participation des deux anglos, CAVM et CAPH ».

Recettes

En effet, comme le Versement Transport est au plafond maximal (2%), la participation des anglos est fondamentale. Elle fut de 12 millions d’euros, 6 millions chacune, en 2016. Par contre, et « conformément à nos engagements, nous inscrirons au budget 2017, 5,5 millions d’euros par agglomération. Nous avons eu la chance d’avoir une VT dynamique en 2016 », confirme Anne-Lise Dufour, présidente du SIMOUV.

Néanmoins, en 2017, le gouvernement a changé la règle du jeu «  et a augmenté le seuil d’éligibilité à cette taxe du Versement Transport, compensé par une dotation. Toutefois, vous savez que nous préférons une fiscalité plutôt qu’une compensation dont on ne connaît jamais l’avenir », précise Eric Renaud.

Pour la VT 2017, elle est budgetée très prudemment à hauteur de 47 millions d’euros, malgré un résultat de 47,8 millions d’euros en 2016. Pour ce qui concerne le retour de recettes de l’exploitant, le chiffre annoncé est de 13,5 millions d’euros.

Dépenses

L’état de la dette est stable, à hauteur de 157 millions d’euros de capital restant dû, et surtout « sans emprunts toxiques », précise Eric Renaud.

Pour le volet dépenses, le réseau intégré est carrément visé. «  Nous avons des lignes d’autocaristes, sous contrat avec le SIMOUV, très peu empruntées. Des négociations sont en cours, car il est nécessaire de diminuer la note. Je rappelle que nous avons préféré casser la DSP de l’ex CCRVS, signé par le département avec un affilié, et de fait payer un dédommagement, car cela nous revenait moins cher de signer une nouvelle convention », ajoute la présidente.

Ensuite, le volet investissement fut sujet à un débat important. En effet, en complément des 11 millions d’euros, soit 5,5 M€ chacune, le SIMOUV sollicite les intercommunalités à hauteur de 6 millions d’euros. « Nous souhaiterions que l’enveloppe investissement ne soit sollicitée qu’au fur à et à mesure des besoins en investissement », souligne Francis Debacker, vice-président de la CAVM. Un point de vue partagé chaudement par son collègue Jean-Claude Dulieu avec une argumentation irréfutable : «  Les EPCI sont les seules collectivités, encore, avec une capacité d’investissement, une force de frappe ».

Eric Renaud

Eric Renaud

Eric Renaud, d’abord, répond tout de go « vous c’est nous, et nous c’est vous. Nous ne  ferons appels à contribution que pour nos besoins réels ». Anne-Lise Dufour confirme « en 2016, nous n’avons pas réalisé la billetique, alors qu’elle était prévue, et de fait, nous n’avons pas sollicité les agglos. Nous ferons de même cette année ».

Le PPI (Plan Pluriannuel d’Investissement) ’du SIMOUV prévoit, conformément à la DSP, le renouvellement du parc roulant, des fiches actions, le retournement, et surtout d’une toute nouvelle billetique en souffrance sur le réseau Transvilles. A ce titre, Anne-Lise Dufour, de retour de Oignies où Bernard Cazeneuve a exposé le Plan Minier, est arrivée avec des nouvelles positives. « Dans le cadre de ce plan minier, le soutien de l’Etat voire de l’Europe, passerait de 20% à 48% », précise la présidente. Compte tenu d’une enveloppe d’environ 5 à 6 millions d’euros pour cette nouvelle billetique, ce n’est pas neutre du tout ! D’ailleurs, le gagnant de l’appel d’offre pour un tout nouveau système de billetique « est Xerox/Business/Solution », indique Salvatore Castiglione, le président de la commission d’appels d’offres.

Autocar vide

Dans le même temps, au chapitre des questions, Jean-Claude Dulieu expose une anomalie… : «  Il y a des aberrations. Par exemple, sur la commune de Querenaing, nous n’avons de ligne de bus du réseau Transvilles. Par contre, il y a des autocars qui passent à vide, on marche sur la tête ».

Publié par Daniel Carlier le 9 mars 2017

Eric Renaud : « Nos capacités budgétaires s’éclaircissent… »
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