La scène nationale du Phénix , pôle européen de création, a reçu son pictogramme S3A, par l’APEI du Valenciennois, pour l’accueil adapté des personnes souffrant d’un handicap intellectuel. Après l’accessibilité physique, c’est un moment important pour la prise en compte d’un accès élargi à une culture pour tous.

Après la commune de Condé-sur-l’Escaut, la scène culturelle emblématique du Valenciennois valide, officiellement, une démarche déjà engagée par ailleurs depuis longtemps. « Cette convention est un aboutissement. Nous travaillons depuis de nombreuses années avec le Phénix. D’ailleurs, en 2016, quatre membres de l’APEI ont travaillé en autonomie complète avec les équipes du Phénix », précise Camille Blondel, agent de développement de l’inclusion sociale et citoyenne au sein de l’APEI du Valenciennois.

Le pictogramme S3A apposé sur la porte du Phénix

Le pictogramme S3A apposé sur la porte du Phénix

Néanmoins, la visibilité, et la lisibilité d’une action culturelle citoyenne envers un public pointé du doigt, il y a peu, est fondamentale. Cette démarche du Phénix favorise clairement une meilleure vulgarisation des bonnes pratiques, ou plutôt du juste comportement, des agents d’accueil d’un service public, voire privé, quel qu’il soit !

Pour le Phénix, Romaric Daurier, son directeur, rappelle les missions d’une scène nationale (70 en France) : «  Nous devons assurer nos missions de création, de diffusion et de médiation. Tous les publics ont le droit à une expérience complète des spectacles. Nous avons déjà des actions partagées avec l’APEI du Valenciennois, mais cette convention souligne le chemin à parcourir encore pour une culture accessible à tous ».

Goerges Maillot et Romaric Daurier

Goerges Maillot et Romaric Daurier

Enfin, Goerges Maillot, le président de l’association de l’APEI du Valenciennois, resitue le pictogramme S3A. «  Il est à l’origine de l’UNAPEI (structure nationale) depuis 1998, et réellement activité début 2000. Force est de constater qu’il n’est pas très connu. Sur le Hainaut, il y a eu la commune de Condé-sur-l’Escaut, et aujourd’hui le Phénix. Toutefois, la loi de 2005 a mis en oeuvre, pour la première fois, la reconnaissance de la déficience cognitive. » Une cérémonie à laquelle l’association « Nous Aussi », composée de membres de l’APEI du Valenciennois, a participé par l’intermédiaire de Yann Deschamps, son représentant local.

Présente également à cette signature, la référente handicap de la ville de Condé-sur-l’Escaut a exprimé sa grande satisfaction suite à la sensibilisation des agents communaux au S3A. « Nous sommes prêts pour une nouvelle formation sur ce sujet », précise-t-elle.

Le pictogramme S3A

Camille Blondel

Camille Blondel

Pour l’attribution du pictogramme S3A, la collectivité ou l’entreprise, doit participer à une formation dédiée à l’accueil des personnes en situation de handicap intellectuel. « C’est pourquoi, le 17 octobre 2016, quinze agents du Phénix ont été formés dans ce domaine », précise Camille Blondel. La convention signée, entre l’APEI du Valenciennois et la scène nationale, implique une communication simplifiée et adaptée à ce public, mais également des actions de médiation.

On peut souligner que notre République a attendu les années 2000 pour reconnaître la personne en situation de handicap intellectuel, malgré un mouvement de parents, fondateur de l’APEI au niveau national depuis plus de 50 ans ; tout de même, merci Jacques Chirac pour le coup !

Publié par Daniel Carlier le 16 mars 2017
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Le Phénix accessible à tous les publics
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