Dans une campagne présidentielle, où une nouvelle Affaire succède à une autre, la campagne législative essaye d’exister. Hier, Patrick Kolebacki, titulaire, et Carole Moreira, suppléante, ont présenté leurs engagements, leurs convictions, pour ce combat politique dans la 21ème circonscription.

Une candidature de rassemblement face à une gauche divisée dans la 21ème

En présence, de Michelle Greaume, maire d’Onnaing, de Jean-Claude Dulieu, Conseiller départemental et élu à la ville de Valencennes, de Martine Diliberto, remplaçante du Conseiller départemental, de Joël Gaillet, élu dans la commune de Quiévrechain, de Fabien Thiémé, président du comité de soutien de ce binôme, Jean-Jacques Potaux, président de l’association du Printemps Culturel et de nombreux militants, les deux candidats ont pris un moment pour s’exprimer. Un temps de respiration démocratique nécessaire car cette élection nationale inédite, tant sur le climat, que sur la division des grands partis politiques, se reproduit sur le plan local. Rien n’est simple, mais tout est encore possible.

En propos liminaire, Fabien Thiémé s’exprime au nom du comité de soutien. « Dans ce contexte très particulier sur le plan national, Cette candidature est très attachée aux valeurs de gauche, fraternité, égalité. Nous étions habitué à une opposition Jean-Louis Borloo/ Fabien Thiémé. Aujourd’hui, il faut un coup de jeunes, renouveler les visages ». Il ajoute un espoir (sans lendemain) pour la rassemblement « je vois les sondages 13% et 11%, il n’y a pas à réfléchir face au Front National ».

Pour sa part Michelle Greaume met en exergue la qualité première de ces candidats « Patrick Kolebacki est une personne très proche de la population ».

Pour Jean-Claude Dulieu, cette candidature a le soutien de Marc Bury, maire de Petite-Forêt, mais surtout représente le concret de cette campagne, car « c’est un homme de terrain. Patrick a beaucoup travaillé avec le STIFF à Paris, tous les syndicats du ferroviaire, avec Valérie Pecresse et Xavier Bertrand pour cette commande de 3,7 milliards en faveur d’Alstom et Bombardier. Ce serait un député très constructif. Il s’est battu et continue pour que cette commande soit produite en France ».

Florence, professeure depuis 4 ans, exprime son inquiétude sur l’éducation. « L’école est la meilleure garante de notre cohésion sociale, le lieu du savoir. Et pourtant, nous avons des classes surchargées, des problèmes de remplacement, de matériel… ».

« Une personne mise en examen ne devrait plus faire de politique », Patrick Kolebacki.

Patrick Kolebacki, 52 ans, s’est retrouvé précipitamment dans l’arène politique en juin 2014. Suite à la démission effective de Jean-Louis Borloo, le 30 avril 2014, «  je me suis lancé dans cette campagne, pas simple. J’ai réalisé un score honorable, 10,27% compte tenu d’une période de campagne très réduite ».

Difficile d’occulter le sujet du moment, la probité des élus de la république. « Le non cumul est déjà un progrès, mais il est indispensable que les parlementaires votent une loi concernant la probité au sein de toutes les institutions ».

Fabien Thiémé, très en verve, poursuit sur cet item : « Les communistes n’ont rien à voir avec la France des châteaux, avec ces scandales politico-financiers ».

« Dès le soir du 1er tour des présidentielles, je contacterai les autres candidats de gauche », Patrick Kolebacki.

Le rassemblement à gauche, jamais l’objectif n’a paru aussi éloigné, et pourtant Patrick Kolebacki n’est pas résigné. « Je soutiens Jean-Luc Mélanchon depuis 2012… J’ai essayé de rassembler avec le mouvement de la France insoumise, ce n’est pas toujours facile entre un mouvement et un parti politique. Mais, je ne suis fermé sur rien. D’ailleurs, je ne me considère pas comme un candidat incontournable. Dès le soir du 1 er tour de la présidentielle, je contacterai les autres candidats de gauche. Je serai le candidat de la main tendue ».

L’état des lieux dans la 21ème (et la 19ème), à gauche, est pour le moins stupéfiant, une candidat du P.S, une candidate de la France Insoumise, et celui du PCF, en supposant que la candidate EELV pactise avec celle du P.S, sans oublier En Marche…, complexe la rassemblement pour contrer le F.N qui a une véritable chance de remporter cette élection locale.

Le conseiller départemental, Jean-Claude Dulieu, est confiant « dans la capacité à rassembler de Patrick Kolebacki ».

Carole Moreira : « Il faut défendre les services publics »

La candidate suppléante, Carole Moreira, 46 ans, salariée dans la fonction hospitalière  (CHV) donne de la voix, notamment pour le maintien des services publics. «  Je suis dans la fonction publique hospitalière et syndicaliste (CGT). Il faut défendre un hôpital public, contre la loi Touraine qui ferme des établissements de santé, l’ancienne loi HPST (qui a mis en place l’Agence Régionale de Santé), le tarif à l’acte. Par contre, il faut maintenir le tiers payant généralisé, la tuyauterie est en place, et il y a une garantie de paiement pour les praticiens ».

L’autre thématique forte défendue de concert par le binôme candidat « est la défense du pouvoir d’achat avec une hausse des salaires, ce qui n’exclut pas une baisse du chômage », précise Patrick Kolebacki.

Voilà, un décor électoral dont le scénario va s’écrire le soir du 1er tour de la présidentielle, comme si un électrochoc était nécessaire pour (ré)unir la gauche… !

Publié par Daniel Carlier le 22 mars 2017
21ème circonscription Carole Moreira Patrick Kolebacki
Patrick Kolebacki : « Je serai le candidat de la main tendue »
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