A quelques jours du premier tour de la présidentielle, les soutiens locaux de Benoît Hamon, en l’occurence Christine Laurent et Jeanine Lecaille, ont voulu mettre en exergue le pilier programmatique du candidat issu de la primaire, la transition écologique. Pour vulgariser le propos environnemental, Majdouline Sbaï, ex conseillère régionale, était présente à cette réunion publique.

(Visuel Christine Laurent, Majdouline Sbaï, et Jeanine Lecaille)

Majdouline Sbaï : «  Notre relation avec la nature est déterminante pour nous construire »

Cette semaine marque la cristallisation des choix de vote pour cette élection présidentielle. C’est pourquoi un dernier tour de piste écologique est apparu nécessaire afin de mieux dessiner les contours du programme de Benoît Hamon. « Aucun candidat ne parle de cette urgence environnementale. Le vote utile, c’est de voter pour ses idées afin de protéger nos enfants demain », souligne Christine Laurent… ça c’est dit !

Majdouline Sbaï

Majdouline Sbaï

Pour expliquer les contours de la transition écologique, Majdouline Sbaï, ex vice-présidente au sein du candidat régional, sociologue et spécialiste de l’environnement, était présente à cette réunion publique au sein du café les Wantiers à Valenciennes. Cette spécialiste des questions environnementales a un bagage sérieux dans le domaine. En effet, la transition écologique, le nouveau terme consacré reléguant le développement durable aux oubliettes, est la clé de voûte, avec le Revenu Universel, du programme de Benoît Hamon. Elle a une expérience marquée dans les initiatives telles qu’une restauration collective, une ferme urbaine, et aujourd’hui «  à travers un projet concernant le textile recyclé. L’habillement est la deuxième source de pollution », précise la spécialiste.

Les points saillants du programme écologique de Benoît Hamon sont clairs :

  • 100 % des énergies renouvelable d’ici 2050
  • Sortir du nucléaire en une génération
  • Sortir du diesel d’ici en 2025
  • La poursuite du déploiement des bornes électriques

En filigrane, la ligne d’arrivée est la production d’une énergie décarbonée. « Dès que vous posez ce postulat, tout change dans l’approche des actions », précise Majdouline Sbaï. Une ville en Angleterre a réussi ce pari un peu fou, mais ô combien visionnaire. «  Il est impératif d’informer le citoyen pour que son choix soit éclairé », ajoute-t-elle. Sans aucun doute, cette transition écologique ne pourra se réaliser sans un changement de comportement du citoyen, les bons gestes pour tous, cela s’apprend !

Pour cela, des espaces de réflexions sont prévus, via des universités populaires, afin de réfléchir collectivement au jour d’après. Pour autant, l’action politique a besoin d’un affichage fort : « Si Benoît Hamon est élu, un ministère de l’agriculture, du développement durable et de la forêt est annoncé », indique Christine Laurent. Au niveau national, mais aussi en local, car « nous n’avons pas assez d’élus. J’ai effectué un mandat de 2008 à 2014 sur la commune de Marly. J’ai voulu mettre des capteurs pour analyser l’air dans certaines rues. Cela a pris 6 ans… », précise Jeanine Lecaille.

 « Aujourd’hui, on ne vous dit plus bon appétit, mais bonne chance », clame Christine Laurent

Ensuite, un volet extrêmement sensible pour les Français, l’alimentation. « Aujourd’hui, on ne vous dit plus bon appétit, mais bonne chance », clame Christine Laurent. Clairement, l’alimentation est devenue un enjeu fondamental dans cette campagne électorale. Pour Benoît Hamon, il souhaite « passer à 50 % d’aliments bio au sein de toutes les cantines, et une volonté de travaillé en circuit-court », ajoute Christine Laurent.

Et la caravane passe… pour convaincre !

Auparavant, ce vendredi 14 avril, la caravane de Benoît Hamon s’était posée sur la Place du Marché aux Herbes à Valenciennes, avec notamment son simulateur pour l’application du Revenu Universel. C’était aussi un temps de discussion avec les curieux et les acteurs de cette campagne politique très mobile !

OLYMPUS DIGITAL CAMERAMickaël Rouyar, animateur d’une caravane Benoît Hamon, fustige certains points du programme de Jean-Luc Mélanchon « la sortie de l’euro, de l’Europe, c ‘est une fausse solution et un vrai problème. J’entends bien la colère, mais depuis quand est-elle bonne conseillère ? ». Christine Laurent poursuit « dans le Valenciennois, un territoire transfrontalier, ce sera un ralentissement économique évident. Non, nous voulons une Europe solidaire de gauche ». Evidemment, la même remarque se transpose sur l’axe programmatique européen de Marine Le Pen.

Bien sûr, l’objet de cette caravane est d’expliquer la mesure la plus contestée du programme de Benoît Hamon, le fameux Revenu Universel. «  Il ne remet pas en cause la valeur travail. mais permet de retrouver de la dignité avec un meilleur pouvoir d’achat », souligne Christine Laurent. Sans oublier un autre paramètre « le salarié sera plus en capacité de négocier », ajoute Mickaël Rouyar.

Ensuite, ce Revenu Universel pour un étudiant lui permettra «  de na pas travailler à coté afin de poursuivre ses études. Des enquêtes le confirment, votre chance de réussite dans vos études est plus réduite si vous êtes obligé de travailler pour payer vos études… », ajoute Mickaël Rouyar.

Voilà quelques informations sur les deux piliers du candidat issu de la Primaire de la Belle Alliance Populaire.

Publié par Daniel Carlier le 19 avril 2017
Christine Laurent Jeanine Lecaille Majdouline Sbaï
Christine Laurent : « Benoît Hamon est un candidat qui incarne les valeurs de l’écologie »
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