Dans 3 jours, le ou la présidente de la Vème République sera élu(e) par les Français(e). Le choix de vote s’aiguise au fur et à mesure que la sentence approche. Dans cette optique, le courant des élus socialistes « Réformistes et Progressistes » du Valenciennois a exposé son choix clair et sans ambiguïté, c’est Emmanuel Macron.

Michel Domin : « Rien n’est joué, il faut voter Macron dimanche ! »

Cette campagne présidentielle ne ressemble à aucune autre, le débat de ce mercredi 3 mai a confirmé cet état de l’art, cranté dans les excès, il a également révélé quelques vieilles certitudes oubliées. Pour ne pas assister à ce vote, mais être un acteur sur celui-ci, Michel Domin assène : « Nous voulons gagner cette élection. Rien n’est joué, il faut voter Macron dimanche ». Il s’inscrit, lui et le mouvement Vallsiste, dans ce choix politique affirmé et assumé.

Sans faire l’exégèse du projet En Marche « nous partageons certains éléments programmatiques avec Emmanuel Macron. D’ailleurs, avant le 1er tour, nous avions pris position contre les extrêmes, et pour Emmanuel Macron », souligne Yvon Riancho, et surtout «  contre Marine Le Pen », précise Bernadette Sopo.

Le regard du monde est en éveil à l’aube de cette échéance fatidique, et surtout l’environnement international inquiétant « d’un Donald Trump,  d’un Vladimir Poutine, d’un Recep Tayyip Erdogan en Turquie, d’un János Áder en Hongrie… », met en exergue Michel Domin.

Pourquoi ?

On pourrait se demander pourquoi une prise de position locale, alors que l’autorité de tutelle a passé une consigne de vote sans équivoque. Le score énorme du Front National, aux alentours de 35% sur le Valenciennois, a pesé sans aucun doute sur cette initiative des élus du Valenciennois. « Pourtant, nous avons eu des signaux forts avec les départementales et les régionales », commente Yvon Riancho.

«  Il ne faut pas voter contre Le Pen, mais pour Macron. Comme dit Alain Juppé, il ne faut pas finasser. La position de Jean-Luc Mélanchon est irresponsable », ajoute Michel Domin. Comme une évidence pour ce courant socialiste « on ne peut pas mettre sur le même plan Emmanuel Macron et Marine Le Pen ».

Rarement l’élection du président n’a autant cristallisé les esprits, si le cri de colère est indéniable, la politique est faite d’un présent «  et d’un avenir après le 07 mai. Un vote Macron le 07 mai ne nous empêche pas une opposition politique à Emmanuel Macron. Nous restons dans notre volonté de progrès et de réformes », poursuit Yvon Riancho.

Au niveau du Parti Socialiste, le coup d’après s’écrira durant le prochain Congrès du Parti socialiste à l’automne prochain. «  Il y a différents courants politiques au sein du P.S. Cela s’est toujours déroulé ainsi, mais comme le souligne Anne-Lise Dufour-je ne suis pas menotté au parti socialiste », précise Yvon Riancho.

Un courant politique « Vallsiste » qui n’hésite pas à s’afficher « très européen, car ne l’oublions pas, c’est un gage de stabilité, et de paix », insiste Michel Domin.

L’histoire du XXème siècle dans cette vieille Europe devrait nous amener à une certaine humilité face aux conséquences d’un nationalisme exacerbé. « Le monde est fatigué de ceux qui le haïssent » Gandhi.

Publié par Daniel Carlier le 4 mai 2017
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