Du soleil, des artistes et des rires d’enfants sur le parvis du Phénix ce dimanche après-midi pour l’ouverture de la saison 2017 / 2018. Yoann Bourgeois dans Fugue/Trampoline qui se joue du vide et de l’apesanteur, la Cie Racines Carrés qui embarque les spectateurs dans leur Crazy Car, sans oublier les visites de la grande maison rouge.

L’année dernière, la Cie XY était passée entre les gouttes, un enchantement pour le public, abrité sous les parapluies, mais heureux d’être là. Ce dimanche ensoleillé, deux spectacles étaient prévus sur le parvis, comme pour rappeler aussi la programmation hors les murs du Phénix. La culture bouge. La saison est enfin ouverte, elle commence mardi 19 septembre en musique avec L’orchestre de Picardie au centre hospitalier dans le cadre des remèdes de l’âme, le jeudi 21 c’est Sarah Lecarpentier avec Europeana, une brève histoire du XXe siècle, où elle adapte et met en scène le livre de Patrik Ouředník,  avec Kevin Keiss à la dramaturgie. Le texte, écrit en 2001, retrace l’histoire du siècle passé en confrontant les grandes théories aux opinions populaires. Que fait-on de la vérité historique ? Comment les stéréotypes nous font repenser la mémoire collective ? La suite de la saison :

Le Phénix dévoile sa programmation 2017/2018.

Deux spectacles en plein air, la culture vient à vous.

Crazy Car de La Cie Racines Carrés, création chorégraphique urbaine pour cinq danseurs, un beatboxeur et un mini-bus, a ravi les plus jeunes. La troupe roubaisienne montée en 2009 par Nabil Ouelhadj a mimé comme un drôle de départ en vacances. Des acrobaties, du hip-hop, des rires, et même un zeste de Renaud avec Mistral gagnant…

Yoann Bourgeois en équilibriste a quant à lui joué avec les lois de la gravité. Une marche vertigineuse et sensible à la recherche du point de suspension. L’instant où la chute n’a pas encore débuté, ces quelques centièmes de secondes avant que le vertige ne prenne place…L’homme laisse alors son corps tomber, rebondir, repartir, retomber, virevolter, tournoyer ou encore monter, descendre, remonter dans l’autre sens, comme autant de réflexions et de pensées qui font tressaillir l’esprit sur les fauteuils rouges lorsque la lumière se rallume. C’est sur un tapis sonore de quelques notes de harpe que l’artiste a atteint un état d’abandon entre équilibre et déséquilibre. Comme au théâtre quoi ! Un instant furtif où tout est possible. La magie de la culture.

Céline Druart

Publié par Celine Druart le 17 septembre 2017
Le Phénix
Ça virevolte au Phénix pour l’ouverture de la saison.
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