Devant le monument aux morts, cette première sortie officielle du nouveau Sous-Préfet de Valenciennes, Christian Rock, s’est déroulée sous un soleil radieux malgré le pincement du froid. Ce moment est certes rituel, mais important sur les territoires de France traversés par les deux grandes guerres.

( La Marseillaise chantée par les écoliers, une tradition locale)

Après cette étape incontournable d’un serviteur de l’Etat, une cérémonie s’est tenue au sein de la Sous-Préfecture de Valenciennes. Une assistance importante a accompagné cette manifestation avec notamment Laurent Degallaix, Valérie Létard, Béatrice Descamps, Salvatore Castiglione, Fabien Thiémé, de nombreux élus, et représentants des corps constitués.

Pour introduire le premier discours de Christian Rock, Mohammed Abdoune, Secrétaire général, rappelle quelques particularités « d’un arrondissement de la taille d’un département moyen, 350 000 habitants, 82 communes, avec deux agglos importantes. Vous héritez d’une équipe charpentée de 49 personnes ».

Christian Rock : « Je suis un homme de terrain »

Ces premiers mots furent élogieux à l’égard de son prédécesseur Thierry Devimeux dont le travail « a permis de faire aboutir de nombreux dossiers ». Ensuite, cette assistance significative pour sa première sortie a marqué le nouvel homme fort du Valenciennois « je vous remercie pour votre venue à ma prise de fonction ».

Christian Rock, 64 ans, a une carrière très fournie dans les collectivités locales. Au bout de 16 ans, une rencontre avec « un Préfet a tout changé. Il m’a suggéré avec mon parcours d’intégrer la Préfectorale… ».

Ensuite, dès 1994, le chemin fut très éclectique en métropole avec un passage en Corse, en Lorraine, dans la Haute-Vienne, mais également plus près du Nord en passant 18 mois à Douai. « Dès que j’ai appris que la Sous-Préfecture de Valenciennes était libre, j’ai adhéré à ce projet même si vous n’êtes jamais candidat à un poste. Je suis passionné d’avance. Mon père était mineur en Lorraine, mon grand père également des les mines de fer… », souligne Christian Rock.

Bien évidemment, le Sous-Préfet de Valenciennes ne connaît pas encore toutes les spécifiés du Valenciennois « même si j’ai reçu beaucoup de notes, j’ai suivi les dernières actualités avec Toyota et Ascoval. Néanmoins, je veux rentrer en contact au plus vite avec tous les acteurs du territoire », précise-t-il. A ce titre, longtemps en fonction comme Secrétaire général (depuis 2009) dans le Val-de-Marne, Christian Rock est ravi « de quitter les bureaux et de retourner au contact. Je suis un homme de terrain », ajoute-t-il !

Christian Rock énumère toutes les particularités du Valenciennois sur le papier, de ses fleurons industriels dans l’automobile et le ferroviaire, l’aéronautique prochainement etc., mais également les souffrances de la métallurgie. le mal endémique du logement insalubre, l’accès à la santé, la sécurité, la rénovation urbaine en cours etc. Demain, il compte appréhender sur le terrain la réalité de ce territoire singulier. « C’est un très gros arrondissement. Je veux être utile », lance-t-il et le moins que l’on puisse dire est que cette mission n’est pas aisée dans le Valenciennois. Paradoxalement, la puissance de l’Etat de proximité, plus ici qu’ailleurs, revêt un rôle majeur dans l’accompagnement de l’économie, des collectivités locales, du soutien au riche tissu associatif, si abondant, si demandeur, de la sécurité du quotidien, les sujets sont légions, les besoins foisonnants.

De son premier poste de Sous-Préfet à Briançon en 1994 au Valenciennois en 2018, les terrils remplacent les montagnes, mais la ligne de crête de l’Etat de proximité demeure identique, proche, ferme, et bienveillante sur un territoire aux besoins multiples.

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 12 février 2018
Christian Rock Sous-Préfecture Sous-Préfet Valenciennes
Christian Rock « je suis passionné d’avance »
Facebook Twitter Linkedin
Print Friendly, PDF & Email