Non, ce n’est pas le prochain Grand Prix de Formule 1, mais plus simplement la programmation d’un plan de construction ambitieux d’une série de Halles semi-couvertes dans les communes rurales de la Porte du Hainaut. Samedi dernier, deux nouvelles halles ont été inaugurées sur les communes de Lecelles et de Sars et Rosières (couleur bleue pour les volets roulants de fermeture à Lecelles).

Alain Bocquet, président de la CAPH : « D’ici 2021 maximum, un programme de 28 halles implantées dans les communes rurales sera achevé »

L’été s’est invité au printemps pour l’inauguration samedi 21 avril des halles sur l’Amandinois, en l’occurrence le grand village de Lecelles, et de Sars-et-Rosières sur le territoire de l’ex-CCRVS ( Communauté de Communes Rurales de la Vallée de la Scarpe) aujourd’hui intégré au sein de la Porte du Hainaut.

Jean-Claude Messager, maire de Lecelles, était ravi de cet aboutissement. « C’est notre vision du maintien de l’attractivité. Je remercie les services de la Porte du Hainaut pour cette esthétique soignée. Rapidement, le choix du site proche de la salle des fêtes s’est fait jour. Celle halle est presque son extension. J’ai déjà une liste de demandes très fournie », souligne le premier magistrat.

« Un coût de 1,2 millions d’euros par an, sur 10 ans, pour la CAPH », Alain Bocquet

Le président de la Porte du Hainaut profite de ces inaugurations pour recontextualiser cette opération au long cours. « Cette série de réalisation de Halles (semi-couverte) dans les communes a démarré en novembre 2011 sur Millonfosse. Puis, Bruille Saint-Amand, St-Amand, Montagne du Nord et Oisy en 2012, Noyelle-sur-Selle, Avesnes Le Sec, Wavrechain Sous Faulx, Wasnes au Bac, Château l’Abbaye, Flines Les Mortagne, Maulde, Nivelle, Bellaing, Haspres, Haulchin, et Thiant en 2014, en 2018 Lecelles, Sars et Rosières, Rosult et Mastaing, et enfin d’ici 2021 Brilon, Thun Saint-Amand, Marquette en Ostrevant, et Wavrechain sous Denain, Hélesmes, Rumegies, et Bousignies. Au total, ce programme d’implantation des halles dans la ruralité va s’élever à 14 millions, soit un coût de 1,2 millions d’euros par an, sur 10 ans, pour la CAPH. C’est un montant assez faible pour une EPCI compte tenu de l’importance de l’équipement qu’une commune ne peut pas réaliser. Cela profite à son attractivité, et à son animation. Au final, 28 communes rurales sur 46  villes de la CAPH auront bénéficié d’une halle », précise Alain Bocquet.

Ensuite, la caractéristique de ces conceptions est qu’elles « sont toutes différentes en terme architectural. Ensuite, nous commençons à les rétrocéder pour l’euro symbolique à chaque mairie, même si pour certaines nous devons attendre 5 ans car le projet a bénéficié d’un fonds européen (FEDER) », précise Alain Bocquet.

« Le plus compliqué est le choix de l’implantation », Jean-Claude Loriaux du service technique de la CAPH

Cette variété architecturale est évoquée par « Monsieur Halle », lance à la cantonade Alain Bocquet. En effet, Jean-Claude Loriaux est à la baguette des constructions de toutes les halles depuis 2011. « Il y a trois prérequis pour chaque projet. Premièrement, il faut rester dans une enveloppe de 425 000 € HT, plus les honoraires d’architectes etc. soit un montant total plafonné à 500 000 € HT. Ensuite, la superficie est de 200 à 300 M2 maximum comprenant des locaux techniques de 40 à 50 M2. Enfin, 2/3 de l’investissement doit être consacré à la structure proprement dite, et 1/3 à son aménagement », explique Jean-Claude Loriaux.

Par contre, tout le charme de ces aménagements est la diversité architecturale. « Il n’y a aucune prérogative préalable. Le plus compliqué est le choix de l’implantation. Ensuite, la décision sur les matériaux, l’esthétique…, c’est le maire (et le conseil municipal) à qui revient le dernier mot. Toutefois, certaines similitudes sont notables, plutôt des structures métalliques dans l’Amandinois, en bois dans l’Ostrevant et le Denaisis. L’originalité de celle de Lecelles, ce sont ses poteaux ronds avec l’intégration de tout le câblage (bien vu). Ensuite, comme chaque halle peut se fermer grâce aux volets roulants, elles sont considérées comme des ERP (Etablissement Recevant du Public) avec les aménagements associés obligatoires », précise le technicien. Saluons ce suivi pointu par « Monsieur Halle » en retraite le 11 mai 2018. Nul doute que sa signature sera transmise pour la conduite intelligente de ces conceptions de proximité.

« Une inauguration n’est pas un geste banal », Christina Rock, le Sous-Préfet de Valenciennes

Le maire Jean-Claude Messager à Lecelles, et Christian Rock, sous-préfet de Valenciennes

Comme de coutume, parole à l’Etat en dernier, le nouveau Sous-Préfet de Valenciennes, Christian Rock, assistait à sa première inauguration d’un « circuit des halles. Une inauguration n’est pas un geste banal, c’est la traduction d’une volonté, d’un dossier mené à terme. Jules Renard disait- Un projet est un brouillon pour l’avenir ! Cette collaboration entre la Porte du Hainaut et les communes rurales démontre tout l’apport d’une intercommunalité à une commune ».

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 22 avril 2018
Alain Bocquet Christian Rock Halles Jean-Claude Loriaux Jean-Claude Messager La Porte du Hainaut
(CAPH) Le circuit des Halles bouclé en 2021
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