Vendredi soir, une cérémonie très émouvante fut rendue en hommage à Manuel Pradal, réalisateur. Un artisan du cinéma mort trop tôt, mais qui a croisé chemin faisant le projet de réhabilitation du site minier de Wallers-Arenberg, une rencontre improbable, un résultat éternel avec aujourd’hui un studio à son nom.

(Alain Bocquet et Charlotte Pradal dévoilent le Studio Manuel Pradal)

Manuel Pradal : « Entre deux films où l’on gagne sa vie, je ne renonce pas à faire des films où la vie vous gagne ».

En présence du Sous-Préfet de Valenciennes, du président de l’Université Polytechniques des Hauts-de-France, de la directrice du Laboratoire de Visu (travaillant sur le site ACM), du maire de la commune de Wallers, et 1er vice-président au Conseil régional des Hauts-de-France, du Président de l’association Germinal et ses amis, le président de la Porte du Hainaut, et Charlotte Pradal accompagnée de ses deux enfants, ont dévoilé une plaque baptisant le « Studio Manuel Pradal ».

Cette halle d’essai avec son immense fond vert, son volume impressionnant, ses caméras derniers cris…sera dorénavant le Studio Manuel Pradal. Sur le site d’Arenberg Creative Mine, Costa Gavras disait « on peut tout faire ici, un film dans son intégralité ». On comprend mieux ce coup de foudre de Manuel Pradal face au potentiel incroyable de cette ancienne exploitation minière fermée seulement en 1989… presque hier !

Pour cet hommage, une exposition photos est consacrée à Manuel Pradal où son parcours dans le 7ème art s’étale ici et là. Choix difficile parmi les temps forts de cette vie d’artiste du cinéma. « Manuel est tombé en amour pour notre site. Il était un adepte d’un cinéma buissonnier pour redonner du jus, de l’espace à un 7ème art de plus en plus étouffé par son hyper marchandisation »… « passé au sein de l’école FEMIS où il sera l’assistant d’Agnès Varda »… « il a fait connaître Arenberg Créative Mine dans les milieux cinématographiques »… « c’est par respect et en hommage à la mémoire de cet homme passionné, engagé de toutes ses fibres pour le 7ème art que nous avons décidé de donner son nom à ce lieu », explique Alain Bocquet, le président de la CAPH.

Avec 8 longs-métrages comme Marie Baie des Anges, Ginostra, un Crime, La Blonde aux seins nus, Tom le cancre, Benoit Brisefer, et la petite inconnue…, Manuel Pradal a laissé une trace indélébile dans le cinéma français, et assurément sur le site d’Arenberg Creative Mine.

Pour Abdelhakim Artiba, président de l’Université Polytechnique des Hauts-de-France déclare : « Nous fêtons la mémoire en donnant un grand nom a un grand lieu ».

« C’est un moment de forte émotion, Son oeuvre vivra à travers son souvenir au sein de cette formidable reconversion », souligne Christian Rock, le Sous-Préfet de Valenciennes.

Ses.proches se sont exprimés également, une prise de parole difficile depuis ce 13 mai 2017. L’un deux a merveilleusement résumé le ton de cette soirée « dans l’un de ses derniers mails, Manuel disait -ne t’inquiètes pas, je suis vivant-. C’est vrai, je le trouve très vivant ici ».

Sur le site Arenberg Créative Mine, après la salle Claude Berri, le studio Manuel Pradal, un tournage de qualité est sans doute en préparation au 7ème ciel … !

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 2 juin 2018
Alain Bocquet Arenberg Creative Mine Manuel Pradal
Manuel Pradal (1964-2017) habite Arenberg Creative Mine depuis le 01 juin 2018
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