Cette réunion composée des forces syndicales, mais également des parlementaires comme Béatrice Descamps, Valérie Létard, et Fabien Roussel, fut très concluante pour tous les parties en présence. Une solution de reprise de l’entreprise ASCOVAL n’est plus une idée incongrue, c’est la voie de la raison industrielle à ce jour.

(Site situé à Ham de l’entreprise Altifort)

L’Etat ne lâche pas ASCOVAL

« Bruno Lemaire a indiqué clairement qu’il n’y avait aucune autre stratégie qu’une reprise, et en l’occurrence par Altifort. Il n’y a pas de plan B. Nous avons parlé le même langage », entame Nacim Bardi.

Par contre, le dossier est complexe et « l’Etat est conscient qu’il faut mettre une pression sur le Groupe Vallourec. Outre une aide financière de l’Etat et de Vallourec, il faut assurer 18 mois de commandes d’acier à un prix cohérent pour les deux parties. Après 18 mois, c’est une nouvelle aventure industrielle, un vrai challenge », ajoure Nacim Mardi.

Si les syndicats et le Ministre de l’Economie étaient au diapason, les parlementaires locaux ont demandé avec force «  une reprise d’ASCOVAL par cet industriel privé ». Fabien Roussel, Béatrice Descamps, et aussi Valérie Létard malgré ses prises de position antérieures en faveur d’une reprise des terrains (indispensables à la transaction) par des investisseurs. Cette prise de parole met un terme à toute velléitité (pour l’instant) d’un plan B qu’Alain Bocquet qualifiait ce matin « de complicités inquiétantes ».

D’un autre coté, il faut du temps pour négocier. « C’est pourquoi, l’Etat et les parties concernées vont demander plus de 3 semaines, mais plutôt 5 à 6 semaines pour travailler ce dossier », ajoute Ludovic Bouvier, responsable CGT Métallurgie.

Ce rend-vous est satisfaisant à plus d’un titre « il balaye toute idée d’un plan B local pour la reconversion des salariés. La seule stratégie industrielle est la reprise d’Ascoval par un industriel », ajoute Ludovic Bouvier.

Cette volonté positive s’accompagne d’un dossier avec un opérateur connu par les services de l’Etat. En effet, Altifor a déjà repris des sites d’Ascoval, mais également Arcelormittal « Il y a une stratégie de la production du produit d’amont en aval. Nous serions en amont de cette chaîne », conclut Nacim Bardi.

Jamais à l’abri d’une bonne nouvelle même dans le domaine industriel, soyons optimiste car les conséquences humaines pour près de 600 familles seraient catastrophiques, mais également politiques pour l’éxécutif, et des élus locaux qui jouent très très gros pour le coup (politiquement parlant).

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 25 septembre 2018
Ascoval Bruno Lemaire
Nacim Bardi : « Nous avons parlé le même langage avec Bruno Lemaire »
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