Comme l’année dernière, 15 apprenants entament une formation intensive au sein de la Grande Ecole du Numérique sur le territoire de La Porte du Hainaut. La diversité des métiers, liée aux nouvelles technologies, est indéniablement amenée à s’amplifier, c’est pourquoi une polyvalence en la matière devient une plus-value professionnelle.

Cyril Renard, formateur : « Ces 15 candidats ont été choisis pour leur capacité à être acteur de leur formation »

L’année dernière, la formation au sein de la Grande Ecole du Numérique portait essentiellement sur le développement web, la création et la gestion d’un site internet. « Cette fois, nous proposons une formation polyvalente sur les métiers du numérique, un véritable couteau suisse du numérique », commente Jean-François Delattre, vice-présente en charge de la politique numérique à la CAPH.

Le principe de base est l’usage des nouvelles technologies. Cette formation vise de facto à appréhender, et maîtriser, les grands contours de ces métiers devenus incontournables dans une PME. « 80 % des Français sont des internautes réguliers. C’est pourquoi, nous souhaitons une inclusion numérique dans la population. Ensuite, il faut conserver un service de proximité (d’où les Salons Numériques). Pour appliquer cette politique numérique, la Région Hauts-de-France nous subventionne à hauteur 475 000 € », ajoute JeanFrançois Delattre.

Toutefois, Michel Lefebvre, président de la commission dédiée, précise « que 4 millions de personnes âgées ne sont pas connectées »… d’où la recherche d’un accès pour tous au net.

WebForce 3 à la manoeuvre

Comme pour la première formation, la CAPH a choisi la structure Web Force 3 pour distiller son programme pédagogique. « Nous intervenons sur 55 villes en France, dont La Martinique, avec environ 800 apprenants. Nous voulons des groupes de 15 minimum à 18 maximum », explique Laurent Janin, directeur des opérations chez WebForce 3. 

Autre retour de vécu intéressant chez ce prestataire… « nous avons 90% de sortie positive, en CDD, CDI, ou comme créateur d’entreprise », précise-t-il. Cette formation va offrir une palette de compétences larges, tout comme le besoin numérique des entreprises. Point besoin d’un antécédent diplômé… «  d’ailleurs, 100 % des autodidactes réussissent haut la main les tests de logique, ce qui n’est pas le cas pour les sortants d’un cursus etc. », poursuit Laurent Janin.

Cette formation « couteau suisse » est distillée comme l’année dernière sur Denain. Le formateur sur le terrain est encore Cyril Renard : « Ces jeunes furent sélectionnés parmi 80 candidatures, 27 ont été retenus, pour 15 choisis au final. Ces 15 apprenants ont la flamme, il y a une véritable énergie de groupe. J’ai confiance dans leur capacité à le faire ».

Des profils très différents

Chaque auditeur s’est présenté en quelques mots. De 18 à 49 ans, de l’autodidacte à l’ingénieur en passant par le militaire retraité, chacun a son histoire. Reconversion, passion, nouveau cursus, peu importe le bagage, car chaque apprenant a sa vision pour un projet personnel. Peu de théorie, du pratique en atelier, voire au sein des entreprises partenaires, les apprenants sortiront avec une polyvalence numérique appréciable sur le marché de l’emploi. 

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 11 octobre 2018
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Le couteau suisse du numérique
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