Dans le cadre de la semaine pour l’Emploi des Personnes Handicapées, une manifestation était organisée ce jeudi 22 novembre Place du Marché aux Herbes à Valenciennes. Ce n’est pas une nouveauté, la personne en situation de handicap trouve un emploi plus difficilement qu’un valide… !

Sous la forme d’ateliers pour les personnes en situation de handicap en recherche d’un emploi, cette animation de terrain a permis à ce public ciblé de progresser dans leur démarche. En effet, six ateliers étaient destinés aux demandeurs d’emploi en situation de handicap : la découverte des métiers, les problématiques de mobilité, une simulation d’entretien, la valorisation de soi, et la maîtrise du digitale compte tenu que toutes les offres d’emplois sont en ligne, plus de papier du tout.

Tous les acteurs de l’emploi étaient donc sur le pont pour encadrer ces ateliers, le Pôle Emploi, le Cap Emploi en charge de l’insertion des personnes en situation de handicap, le FIPHFP ( fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique), et l’AGEFIPH (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des handicapés… dans le privé), et le SISEP (service d’insertion sociale et professionnelle) de Denain et Anzin.

Ainsi, 25 personnes en recherche d’emploi, référencés voire en parcours PEC (parcours emploi compétences), ont participé à cette initiative. « Avec des groupes de 4 à 7 personnes, les demandeurs d’emploi ont pu bénéficier de véritables échanges dans ces ateliers thématiques. Les personnes venues sont très satisfaites de cette journée », commente Alice Ferraï du Cap Emploi.

Cette journée est également une occasion pour faire mieux connaissance avec deux acteurs clés sur ce sujet. Pour rappel, sous la Présidence de Jacques Chirac, la loi Handicap de février 2005 impose aux entreprises privées de plus de vingt salariés d’employer au moins 6% de travailleurs handicapés, un chiffre transposable dans la sphère publique.

« Le taux réel des personnes handicapées en France oscille entre 8,5% et 10% », Nicolas Komorowski

« Sur le plan national, le taux est de 5,49% d’emplois de personnes en situation de handicap dans le public (chiffre 2017), pour 6,40% dans la région Hauts-de-France », indique Nicolas Komorowski, délégué régional du FIPHFP.

Pour autant, ce chiffre de 6 % est très contesté. Encore aujourd’hui, Sophie Cluzel, en charge de handicap au gouvernement, demeure sur cette évaluation complexe. Pour sa part Nicolas Komorowski est plus catégorique… « le taux réel des personnes handicapées en France oscille entre 8,5% et 10% ».

Dans cette optique, l’objectif de l’exécutif est affiché d’ici 2022 : « Sur les 500 000 personnes handicapées en recherche d’emploi, 100 000 embauches sont envisagées dans le secteur public ». Par suite, le rôle de Nicolas Komorowski est primordial auprès des collectivités locales : « Je collabore beaucoup avec le Centre Hospitalier de Valenciennes, l’Université Polytechnique Hauts-de-France, mais également avec de nombreuses communes dans le Valenciennois, et notamment Anzin et Condé-sur-l’Escaut grâce à l’action de Pierre Michel Bernard et Grégory Lelong ». Ensuite, la phase maillage du territoire doit s’appuyer mécaniquement sur les deux communautés d’agglomération «  je souhaite conforter ma démarche avec Valenciennes Métropole et La Porte du Hainaut », ajoute-t-il.

« La loi Avenir professionnel impose un référent handicap pour toutes les entreprises de plus de 250 personnes », Romain Bled.

L’AGEFIPH est plus perçu comme l’organisme collecteur des entreprises ne respectant pas ce chiffre de 6% de taux d’emplois. « Mais cet affichage est trop réducteur, notre mission est plus large. Nous participons activement à l’accompagnement, à travers des aides, des chefs d’entreprises dans l’adaptabilité des emplois pour une personne en situation de handicap », souligne Romain Bled, chargé d’études et de développement pour l’AGEFIPH Hauts-de-France.

Donnée rassurante à plus d’un titre, les entreprises contributrices faute de respecter le taux de 6% représentait 30% dix ans auparavant.  » Aujourd’hui, cela représente 7% (seulement ou encore) » mentionne Romain Bled. Pour une nouvelle impulsion dans la sphère privée, la loi « Avenir Professionnel « impose un référent handicap pour toutes les entreprises de plus de 250 personnes », explique Romain Bled.

Bien sûr, les préjugés au sein des employeurs demeurent sont toujours très prégnants. « L’image du la personne handicapée est toujours en fauteuil roulant », souligne Romain Bled. C’est une méconnaissance profonde sur le sujet d’où l’impérieuse nécessité de se rapprocher du Cap emploi (12 Bd Froissart à Valenciennes) afin de trouver le profil idoine du travailleur handicapé pour votre entreprise.

Enfin, le chargé d’études et de développement pose le sujet là où il doit être :  » On embauche une personne d’abord pour sa compétence, après un handicap existe « .

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 22 novembre 2018
AGEFIPH Cap Emploi FIPHFP Personne handicapée
Un emploi, une compétence, un handicap…
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