Samedi 2 février 2019, l’école d’ingénieur de l’ENSIAME a honoré ses apprenants comme de coutume au sein du Phénix à Valenciennes. Cette manifestation constitue un temps fort pour ces jeunes diplômés, mais également pour les familles dont le rôle est plus que jamais indissociable de cette réussite finale.

Un hymne à l’ingénieur d’hier, d’aujourd’hui, et de demain !

Le cru 2018 de cette école d’ingénieurs recensait 214 étudiants diplômés de fin d’études, plus de 90 étaient présents pour cette cérémonie symbolique, mais importante pour la transmission des valeurs et des ambitions de cette école reconnue au niveau régional, national, et à l’international. D’ailleurs, cet événement sur les planches de la Scène nationale de Valenciennes a démontré une fois de plus cette signature hors de nos frontières.

Cette cérémonie de remise des diplômes 2018 de l’ENSIAME pourrait se résumer dans ce propos de Jacques Mauge, parrain de cette promotion 2018, président de la FIEV (Fédération des Industries des Equipements pour Véhicules) : « Vous avez reçu une formation fantastique à l’ENSIAME,  mais vous devez conserver le goût d’apprendre ».  En effet, cette succession de discours a fait la promotion à la fois du bagage pédagogique et technique emporté au sein de l’école de l’ENSIAME, mais plus encore ce besoin d’évoluer, d’enrichir son parcours au gré des opportunités.

« Nous devons encore progresser dans un milieu concurrentiel permanent », Daniel Coutellier 

Le directeur de l’ENSIAME est aux manettes de cette manifestation importante pour cette école d’études supérieures, la 15ème du nom. Marquer l’événement « pour les parents, c’est votre réussite grâce à votre soutien, votre accompagnement, et le financement des études », souligne Daniel Coutellier.

Outre la qualité pédagogique très appréciée dans le monde automobile, cette école a noué des partenariats forts en France, comme RTE et Toyota, et à l’étranger. D’ailleurs, depuis plusieurs années, l’obligation est faite pour les étudiants de réaliser un semestre en deuxième année à l’international, plus un projet de fin d’études également hors des frontières. « Pour les diplômés 2018, cela représente 220 semestres dans 41 pays différents, dont 25 % en Allemagne où l’ENSIAME a tissé des échanges fructueux, notamment avec l’industrie automobile », poursuit Daniel Coutellier.

Au fil des années, l’ENSIAME s’est forgée une solide réputation à travers des étudiants en sortie de cycle avec un double diplôme en poche, voire une certification en langue. L’ingénieur du XXIème siècle est amené à travailler durant sa carrière à l’étranger ou à minima dialoguer avec des clients et équipes techniques hors de nos frontières.

Inscrit pleinement dans l’initiative des « Cordées de la Réussite », créées en 2008 pour promouvoir l’égalité des chances et la réussite des élèves dans les territoires de la politique de la ville, très nombreux dans le Valenciennois, l’ENSIAME « a permis à 450 élèves jeunes lycéens de venir découvrir notre école ». Sur cette idée d’une école intégrative sous bien des formes, la filière classique n’est pas la seule voie pour rentrer à l’ENSIAME. « Nous faisons la promotion de l’apprentissage et de la formation continue. En 2018, 157 étudiants ont obtenu leur diplôme par la voie classique, mais également 43 en apprentissage, 10 en formation continue, et un en VAE », indique le directeur de l’ENSIAME.

« La société a besoin de vous pour construire des ponts, et pas des murs, au service de l’humanité », Abdelhak Kabila

Le Vice-Président délégué aux relations avec les territoires et les campus, Abdelhak KABILA, souligne l’enjeu sociétal de cette école supérieure. « Dans un monde plus virtuel, plus rapide, l’ENSIAME a acquis une solide notoriété à travers sa capacité d’innovation, ses choix stratégiques »… et s’adressant aux nouveaux et anciens diplômés « La société a besoin de vous pour construire des ponts, et pas des murs, au service de l’humanité », commente Abdelhak Kabila.

 « Soyez fiers de votre métier d’ingénieur », Jean-Marc Michel

Le président du Conseil d’Administration, Jean-Marc Michel, ingénieur de métier, dont la famille a embrassé cette carrière également, ne fut pas avare de compliments sur cette profession. « Vos études vous ont formé dans les domaines techniques, elles vous donnent la capacité de gérer des projets, de manager des équipes, soyez fiers de votre métier d’ingénieur », déclare dans un propos passionné Jean-Marc Michel.

« Pour avancer dans votre carrière, il faut s’adapter », Jacques Mauge

La vision de ce professionnel à la trajectoire prestigieuse est sans équivoque. Le diplôme vous donne le droit de poursuivre, pas de s’assoupir sur une capacité à…, mais de s’engouffrer « dans une adaptabilité, une évolution permanente. D’ailleurs, dans le monde automobile, nous connaissons une grande révolution. Nous sommes au bout du perfectionnement. Aujourd’hui, trois mutations sont en cours, la fin des véhicules thermiques, l’émergence du véhicule connecté, et surtout la révolution du service de la mobilité », indique Jacques Mauge.

Sans aucun doute, cette révolution de la mobilité a déjà franchi les portes du saloon. La propriété n’est plus le « LA » d’un comportement de déplacement, l’usage d’un support de mobilité est la voie tracée par une exigence écologique. Par porosité, l’obsolescence programmée d’un véhicule, « à 3 ans environ », souligne un ancien diplômé, donne le ton du défi se dressant devant les usagers. Le monde automobile doit trouver sa place dans une société où le transport partagé va croître quel que soit son mode, où la propriété d’une l’automobile sera dans une décennie une plaisanterie de comptoir, voire sur les réseaux sociaux remplaçant trop l’échange de proximité. Oui, le défi est immense ! Et la capacité d’adaptation des ingénieurs formés à l’ENSIAME sera fort utile pour relever ce défi du XXIème siècle.

« Vous voilà ingénieur », Philippe Liebaert

Le président de l’association des anciens élèves rappelle cette opportunité accordée aux étudiants de l’ENSIAME : « Le réseau international a fait la renommée de l’école ». Par contre, après ce constat factuel  » vous voilà ingénieur« , il met chaque nouveau impétrant dans cette association face à leurs responsabilités : « Vous devez vous former sans interruption ».

Daniel Coutellier avec les 5 ambassadeurs

Cinq ambassadeurs, cinq témoignages

Le plus ancien, Stéphane Rivenq, promo 1993, apporte quelques conseils éclairés. « Je conseille vivement de démarrer votre carrière dans une PME. Mai surtout, à l’ENSIAME, on apprend à réfléchir, et à trouver des solutions ».

Pour sa part, François Cottier, promo 2003, met en exergue « la qualité du réseau international de l’ENSIAME ».

Ensuite, Mathieu Blanquet, promo 2008, rappelle « que l’ENSIAME n’était pas mon 1er choix, mais je ne regrette absolument pas cette décision, car cette formation est une caisse à outils dans le monde industriel ».

Enfin, Pauline Martin, Romain Content, promo 2015, et couple d’ingénieurs sur les bancs de l’ENSIAME, ont connu un parcours aux U.S.A en fin d’études, poursuivi pour leur 1er emploi sur le même site, avant de revenir chez Alstom Charleroi, un chemin professionnel à l’image d’une compétence d’ingénieur du XXIème siècle.

A noter que le cru des diplômés 2019 de l’ENSIAME aura l’honneur (peut-être) de fouler les planches de la scène nationale le Phénix/Pôle européen de création dans son nouvel habit de lumière assez dispendieux, plus de 6 millions d’euros pour une rénovation intégrale.

Un grand orateur disait « enseigner est apprendre ce que l’on sait, mais il vient un temps où il faut enseigner ce que l’on ne sait pas, cela s’appelle la recherche »… tout est dit pour un ingénieur éternel apprenant !

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 12 février 2019
Daniel Coutellier Ensiame
ENSIAME, un diplôme d’ingénieur au-delà des frontières
Facebook Twitter Linkedin
Print Friendly, PDF & Email