Le feuilleton industriel relatif à la reprise de l’aciérie de Saint-Saulve ne s’arrête jamais. En effet, une étape importante s’est jouée ce mercredi en Alsace, car elle valide un projet industriel revu et adapté à la situation économique Outre-Manche. Réaction de Nacim Bardi, représentant syndical de la CGT chez Ascoval (Crédits photos DR).

Nacim Bardi : « C’est le point de départ pour la transformation de notre outil industriel »

Si nous revenons plus de deux mois en arrière, l’attribution de la reprise d’ASCOVAL au numéro 2 de l’acier en Angleterre, quasi concomitante à sa mise en sauvegarde (l’équivalent en Angleterre) de l’entreprise Briish Steel, avait plongé les salariés dans un pessimisme très marqué, le moral était au plus bas. Cette décision d’une juridiction commerciale allume une lueur, elle permet de voir plus loin, d’y croire tout simplement, mais sans aucune naïveté.

« Nous sommes satisfaits du rendu du Tribunal de Strasbourg. C’est le point de départ pour la transformation de notre outil industriel. Il faut impérativement transformer notre site d’ici l’été 2020. C’est pourquoi cette décision du 24 juillet était si importante, elle permet à la direction locale de lancer des devis pour cette modification afin d’adapter notre coulée (tube rond à carré) », explique Nacim Bardi.

« Nous remplissons notre carnet de commande », Nacim Bardi

Le représentant syndical insiste sur un autre point clé, grâce aux fonds publics en principal. « En ce moment, nous remplissions notre carnet de commandes avec Vallourec, Arcelor Mittal, des Saoudiens, sans l’aide d’Olympus Steel… ! », précise-t-il. Dans cette optique « l’élargissement de notre palette industrielle sera très profitable pour l’avenir industriel d’ASCOVAL ». Certes, le dit carnet ne déborde pas non plus avec toujours des trous dans la raquette, mail ce fait économique tangible confirme un point ; le savoir-faire industriel des 262 salariés d’ASCOVAL figure toujours sur la carte industrielle française, les clients qui ne sont pas des philanthropes le savent également, tout est possible (encore) sur Saint-Saulve.

Cette donnée conforte les propos de l’Etat. « J’ai eu ces jours derniers jours les services de l’Etat qui m’ont confirmé que ce projet (alternatif) est viable », ajoute Nacim Bardi.

« L’Etat doit nous accompagner », Nacim Bardi

Néanmoins, il ne faut pas être naïf. La réponse en provenance d’Angleterre courant septembre concernant l’apport des sites industriels en Moselle (Hayange) et aux Pays-Bas sera déterminante pour l’avenir. « Quel que soit l’issue des prochaines décisions, l’Etat doit nous accompagner. Nous restons attentifs et très vigilants », indique Nacim Bardi.

Voilà une péripétie de plus dans cet interminable dossier de reprise industrielle où la CGT clame haut et fort que l’avenir d’ASCOVAL est possible. « On ne peut plus s’arrêter maintenant, nous croyons dans l’avenir de ce site industriel à Saint-Saulve », conclut Nacim Bardi.

…et ASCOVAL ne s’arrête pas aux municipales 2020…, même si pour certains cela constitue une ambition majeure !

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 24 juillet 2019
Ascoval Nacim Bardi
(ASCOVAL) Le plan industriel modifié est validé par la justice
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