Dans une dynamique nationale sur le sujet, un nouvel acteur dans l’univers de l’ESS (Economie Sociale et Solidaire) est arrivé sur le Grand Hainaut. En effet, l’association PHARE (Pôle Hainaut-Cambrésis des Acteurs Réunis de l’ESS) s’est déclarée officiellement en mai 2019 en Sous-Préfecture de Valenciennes.

La solidarité pragmatique de PHARE

Au sein de l’espace ATRIA à Valenciennes(https://www.va-infos.fr/2019/10/23/atria-une-synthese-du-developpement-durable/), une table ronde sur les dynamiques coopératives dans l’ESS a été organisée ce mardi 05 novembre. L’objet était d’abord de présenter la nouvelle association  » PHARE  » en présence de Grégory Lelong, vice-président à Valenciennes Métropole en charge de l’ESS, mais également de nombreux acteurs du secteur.

Courant 2017, les premières rencontres entre plusieurs acteurs de l’ESS se sont dévoilées.  L’objectif était clair pour tous. « L’association PHARE vise à créer un réseau de solidarité entre professionnels de l’ESS », explique Sephora Sadki, chargée de mission au sein de la dite association, basée à la Maison des Associations de Valenciennes.

Les points de convergence et développement sont multiples. Outre le partage d’expérience et l’entreaide, la mutualisation des chantiers, la réponse à un marché public ensemble, il y a également l’ambition de « porter un projet commun ensemble. Pour 2020, Phare va lancer un projet ESS autour de la mobilité », poursuit Sephora Sadki.

Attention, l’idée n’est pas de lancer sur les fonts baptismaux une super structure ESS, agissant comme une pieuvre, absorbant toute structure existante. Que nenni, PHARE tient « à respecter l’identité de chacun. Il y a une grande diversité entre les membres. Même si certains sont sur le même champ d’activité, l’idée n’est pas de se concurrencer », ajoute-t-elle.

« Prendre en compte chacun », Patrick Beaudoin

Le co-président de l’association, et son mandataire, Patrick Beaudoin a expliqué durant cette réunion de présentation la philosophie de cette association. « Le facteur principal était de prendre en compte l’avis de chacun. Nous sommes dans une gouvernance horizontale, il existe une égalité entre tous les membres. A ce titre, nous avons signé une charte commune relative à nos engagements », commente Patrick Beaudoin.

Ce point est l’essence même de PHARE compte tenu des différences de taille entre les structures. « Chacun représente une voix », ajoute le co-président. En effet, il y a une différence de taille entre l’AJAR avec plus de 5 millions d’euros de budget et la Ferme des Hauts-de-Lorette.

« Avec une majorité des 2/3 », Patrick Beaudoin

L’idée de cette association est également d’agir. Pourtant, son mode de fonctionnement est très horizontal, car « nous changeons de co-présidence chaque année », précise Sephora Sadki. Néanmoins, PHARE ne perd de vue que seul les chantiers d’envergue portés au nom de tous auront un impact sur les citoyens.

« D’ailleurs, nous prenons nos décisions avec une majorité des 2/3 », précise Patrick Beaudoin. Plus que dans tout autre pays, sauf peut-être en Grande-Bretagne, les Français n’ont pas le sens du consensus. C’est pourquoi, la solidarité pragmatique de cette association PHARE promet déjà une efficacité à venir. « Nous sommes déjà identifiés par les acteurs dans le domaine, notamment par la Direccte qui est notre soutien historique », indique la chargée de mission.

12 membres et bientôt 16…

Pour entamer cette nouvelle aventure, dix associations ont signé cette charte commune : l’AJAR, le C2RI, le CAPEP, Iris Environnement, la Ferme des Hauts-de-Lorette etc. « Deux autres associations du Valenciennois ont signé très récemment cet engagement associatif, nous sommes donc douze associations sur ce territoire. Ensuite, quatre autres associations du Cambrésis vont nous rejoindre également en attendant celles de la Sambre Avesnois. A chaque fois qu’un nouveau membre arrive, il est impressionné par notre mode de fonctionnement. Il n’existe rien de coercitif. La liberté d’adhésion est totale, de s’inscrire comme de quitter l’association », conclut Sephora Sadki.

Gageons que PHARE imprime une dynamique pour cette économie horizontale dans le Grand Hainaut. Même en baisse, le taux de chômage demeure à 13,5% dans le Valenciennois, sa diminution drastique passe par le privé, mais également par la nouvelle dimension d’une Economie Sociale et Solidaire incontournable dans le Valenciennois.

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 5 novembre 2019
Patrick Beaudoin PHARE Sephora Sadki
Un « Phare » pour éclairer l’ESS
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