Outre la Rapport Orientation Budgétaire de l’intercommunallité, Valenciennes Métropole a balisé certaines actions au long cours sur la reprise des compétences « eau et assainissement », mais également sur l’égalité Hommes/Femmes sous tous ces aspects sans oublier la poursuite d’une dynamique environnementale souhaitée (visuel Pierre-Michel Bernard, 1er vice-président, et Laurent Degallaix, président de Valenciennes Métropole).

(Visuel Laurent Depagne au cours de son intervention sur le rapport égalité Hommes/Femmes)

Laurent Degallaix : « L’égalité Hommes/Femmes est une action volontariste et incarnée par Valenciennes Métropole »

La loi oblige les intercommunalités a délivré un rapport sur l’égalité Hommes-Femmes sur leur territoire d’influence. Chaque EPCI le traduit suivant sa stratégie politique sur cette thématique, selon sa sensibilité.

Concrètement, Laurent Depagne, en charge de la cohésion sociale, expose l’action de Valenciennes Métropole sur le sujet. « Valenciennes Métropole s’est notamment engagé contre les violences conjugales, les victimes directs, le plus souvent des femmes, et les victimes indirects à travers les enfants. A ce titre, nous soutenons la journée internationale du 25 novembre contre les violences sexuelles et sexistes. Quatre logements de mise à l’abri sont pris en charge par Valenciennes Métropole pour un montant annuel de 115 000 € »… « Ensuite, on promeut l’égalité Hommes/Femmes en soutenant des manifestations chaque 08 novembre, journée internationale du Droit des Femmes », détaille vice-président et maire d’Aulnoy-lez-Valenciennes.

Elisabeth Gondy

Sur cet item au coeur de l’actualité, Laurent Degallaix enfonce le clou : « D’abord, je souligne le travail d’Isabelle Choain (et d’Elisabeth Gondy) sur la thématique des violences conjugales. Par ailleurs, l’égalité Hommes/Femmes est une action volontariste et incarnée par Valenciennes Métropole. D’ailleurs, nous collaborons à certaines initiatives avec le Parquet de Valenciennes, très actif sur ce sujet. Enfin, sur l’égalité Hommes/Femmes, une charte sera signée ce lundi 09 décembre entre Valenciennes Métropole et ses 35 communes ».

« Des actions au quotidien en matière de développement durable », Hervé Brouillard

Hervé Brouillard, élu sur la ville de Saint-Saulve, rappelle la ligne de conduite sur la thématique environnementale. Agir localement fait son chemin,  une pratique qui commence à s’imprimer dans l’inconscient collectif. C’est pourquoi, les EPCI dont Valenciennes Métropole isolent des lignes budgétaires afin que les collectivités locales agissent chez eux.

« Sur le fonds énergie de 500 000 € réservé par Valenciennes Métropole pour les communes, nous avons eu des initiatives comme celle d’Anzin avec une chaudière à bois. Nous irons d’ailleurs visiter cette installation prochainement avec les élus. Ensuite, en 2020, outre le renouvellement de cette enveloppe, une ligne budgétaire supplémentaire de 200 000 € sera ciblée pour les études afin de permettre aux petites communes de lancer des projets », commente Hervé Brouillard.

Bien évidemment, l’action de proximité est la plus tangible. Le développement durable doit se traduire avec une action sur ce territoire, et ainsi agir à travers « des actions au quotidien en matière de développement durable », conclut Hervé Brouillard.

Passer au coercitif sinon rien à l’horizon

Dans cette optique, Laurent Degallaix précise « que ce budget sera évolutif ». L’enfer est pavé de bonnes intentions. Hervé Brouillard a sous-entendu que les services n’étaient pas encore tout à fait prêts pour ce fonds énergie. Certes, mais cela n’explique pas le fait qu’il existerait une enveloppe non utilisée. En clair, pour éviter chaque année une somme significative non consommée par les communes, il faut trouver un système coercitif.

En effet, la souplesse de l’enveloppe de ce fonds énergie permet une inaction à ceux qui ne veulent pas faire, de ne pas agir, parfois faute d’envie, voire manque de temps devant un bureau physique et informatique carbonisé par les dossiers sensibles. Système de chauffage, efficacité thermique, traitement des déchets, action bâtimentaire, peu importe, mais il faut utiliser cette enveloppe intercommunale bien fléchée sur le développement durable.

La libre administration des collectivités locales a une limite, celle d’habiter et de consommer la même planète que la commune voisine. Donc, le seul moyen serait un budget par commune alloué  chaque année, avec un volant de souplesse suivant la nature du projet, mais avec une contrainte au 31 décembre. Ainsi, la somme non consommée serait multipliée par deux et retirer du Fonds de répartition due aux communes. C’est sûr que pour appliquer cette mesure, c’est pas gagné et totalement impopulaire chez les élus.

Bref, ne changeons pas nos habitudes, continuons l’affichage sans résultats massifs, restons dans la bonne volonté pour ne rien faire. A votre avis, l’arrêt obligatoire des plastiques à usage unique va diminuer drastiquement cette consommation particulièrement destructrice, OUI ! Si on avait proposé aux communes de réduire volontairement leur consommation en plastique, nous aurions toujours des gobelets en plastiques pour les pots de l’amitié, OUI. En clair, quels sont les citoyens d’Anzin très enthousiastes de l’initiative vertueuse du maire d’Anzin pour un chauffage à bois, 2 à 3 % et je suis généreux. N’attendons pas la vertu citoyenne, il faut imposer à l’argent public de proximité une action environnementale fléchée, efficace, et obligatoire !

L’heure n’est plus à la bonne volonté, mais à la contrainte écologique budgétaire, la planète le demande, les politiques un peu moins, car on perd des soutiens électoraux !

« Une Maison de l’Habitat itinérante », Laurent Depagne

Toujours sur cette thématique, le rapport sur le développement durable préconise « une Maison de l’Habitat ». « Je propose une autre idée. En effet, une Maison de l’Habitat entraîne le choix d’une commune avec de nombreux citoyennes et citoyens qui ne pourront pas s’y rendre, des charges fixes, un personnel pour le fonctionnement. Je préconise une équipe opérationnelle itinérante, une véritable mobilité sur le sujet », explique Laurent Depagne.

Une autre élue intervient fort à propos. « Je pense à une solution bicéphale, Maison de l’Habitat et équipe itinérante, voire un bus itinérant comme l’Opéra Bus », précise-t-elle.

Le président de Valenciennes Métropole répond tout de go « on a bien fait d’attendre compte tenu de ces suggestions ». A suivre sous la prochaine mandature !

« Nous reprenons 60 % de la participation des communes », Laurent Degallaix

Autre point clé, pas grand public, mais il est terriblement important pour la bourse des communes. En effet, la CAVM va abonder à la participation des collectivités locales aux syndicats d’eau potable et d’assainissement. « La dissolution des syndicats est actée au 01 janvier 2020. Nous notons que Valenciennes Métropole effectue une prise de compétence franche et sans ambiguïté. Bien sûr, c’est une année de mise en place », souligne Xavier Jouanin, le maire d’Onnaing. Techniquement, l’année 2020 sera celle d’une intégration de ces deux compétences dans l’agglo, mais à travers une représentativité d’élus. Puis, en 2021, l’intégration effective des ces compétences au sein de l’agglo, donc plus d’élus, plus de vice-présidence à distribuer, enfin on l’espère… !

En effet, l’agglo est pro active sur le sujet afin de faire baisser la tension sur un sujet très sensible pour les deniers publics locaux. « Nous reprenons 60 % de la participation des communes. C’est un gros effort financier pour l’agglo », lance Laurent Degallaix. Une décision qui fait l’unanimité chez les maires toute obédience confondue, c’est un fait politique !

Oui, ces thématiques dépassent largement se projettent sur la nouvelle mandature 2020/2026. «  Je ne sais pas si nous serons encore là en avril 2020, mais nous sommes fiers de ce que nous laissons », conclut Laurent Degallaix… mais pas tout à fait !

En effet, lors du verre de l’amitié post Conseil communautaire, les élus ont accueilli l’association des « Pâtissiers du Hainaut » afin de présenter leurs bûches de fin d’année.

« Cette présentation est toujours très attendue par les élus. D’ailleurs, notre territoire est très attaché à ses artisans. Je vous félicite pour votre engagement dans vos métiers, mais également à travers vos actions caritatives. C’est une fierté partagée des élus communautaires de vous accueillir chaque année », conclut cet instant gourmand Laurent Degallaix.

Pour sa part, le président de l’association, Frédéric Lescieux, commente : « C’est la 4ème fois que nous venons présenter avec fierté nos bûches artisanales de fin d’année aux deux Communautés d’agglomérations. Je souhaite vous préciser qu’une action au bénéfice de l’APEI du Valenciennois sera effective en janvier 2020 pour l’achat des galettes des rois, 1€ reviendra à l’APEI du Valenciennois à chaque galette vendue par un Artisan des Pâtissiers du Hainaut (liste des participants dans cet article https://www.va-infos.fr/2019/11/18/lepiphanie-solidaire-avec-lapei-du-valenciennois-et-les-patissiers-du-hainaut/). Enfin, nous allons organiser un Salon du Chocolat courant Octobre en 2020 au sein de la Cité des Congrès. Nous aurons besoin de l’appui de Valenciennes Métropole pour le réaliser », un appel du pied clair au Président de Valenciennes Métropole qui comme chacun sait déteste le Chocolat… !

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 6 décembre 2019
Pâtissiers du Hainaut Valenciennes Métropole
Valenciennes Métropole se projette après 2020
Facebook Twitter Linkedin
Print Friendly, PDF & Email