Pour l’inauguration de son local de campagne à l’angle de la Place du Neuf Bourg et de la rue Capron à Valenciennes, la liste « Valenciennes Verte et Solidaire » a fait le plein d’énergie pour entamer une campagne bousculante, innovante aussi, empreinte d’une modernité écologique sociale totalement en phase avec son temps.

(Luce Troadec, Quentin Omont, Caroline Spriet, José Pressoir)

Valenciennes Verte et Solidaire, acte 1 !

Pour corroborer le titre de cet article que d’aucuns pourraient trouver trop flatteur, je vous invite à réfléchir dans une démocratie, dite développée, à l’introduction ci-dessous.

Quentin Omont, enseignant, tête de liste «Valenciennes Verte et Solidaire » : «  A Valenciennes, je n’ai pas trouvé une seule banque, toutes sans exception, pour me prêter de l’argent, ni même ouvrir un compte de campagne, c’est un scandale démocratique ! J’entame cette campagne sur mes fonds propres, mes économies ».

Le silence constitue mon seul commentaire, mais « ce n’est même pas une question de solvabilité. J’ai quand même pu ouvrir un compte de campagne en ligne à la Banque Postale ! », ajoute Quentin Omont ! C’est beau la démocratie… pour les autres ! Heureusement que le bulletin de vote est encore gratuit… !

La campagne municipale démarre ce 19 décembre 2019

Le 16 octobre 2019, une déclaration assez spectaculaire, perturbant (visiblement) l’establishment politique local, où quatre parties annonçaient officiellement une alliance politique, mais surtout une convergence programmatique entre le parti Europe Ecologie Les Verts, France Insoumise, Parti Socialiste et Génération Ecologie. Ce collectif a démarré cette campagne par des rendez-vous ciblés. « Nous avons organisé des ateliers thématiques sur 4 sujets, l’économie locale et soutenable, Valenciennes municipalité exemplaire, le vivre ensemble, et le développement écologique priorité absolue », indique la tête de liste.

Visiblement, cet apéritif de campagne a fédéré plus loin encore puisque « Génération S » (Benoit Hamon) est passé du soutien à une présence sur cette liste. Enfin, le PRG, allié historique du Parti Socialiste, rejoint cette alliance qui ne fait plus rire personne sauf déconnexion complète de la réalité.

Sur le volet alliance, la question qui taraude l’électeur de gauche est pourquoi le PCF n’a pas rejoint cette alliance politique… de gauche. « Ce n’est pas une question de forme, c’est une question de fond », résume Quentin Omont en une phrase comme un choix tranché basé sur des convictions.

« L’économie de proximité, c’est fondamentale », Quentin Omont

Dans un local de campagne comble, l’atmosphère était au partage d’une ambition commune, celle de perturber un paysage politique trop corseté à Valenciennes, chacun dans son silo d’électeurs, d’amener le citoyen vers un autre destin local et surtout réveiller cette belle endormie de ville-centre.

Face à une commune « où la dégradation environnementale est avérée, 1 jour 3, Valenciennes connaît un pic de pollution selon ATMO (Atmo France fédère le réseau national des Associations de surveillance de la qualité de l’air). Il faut une politique volontariste. L’économie locale n’est pas une coquetterie, c’est fondamentale. La situation est tendue, même chaotique dans une ville encore dans une économie mondialisée. Il faut retrouver un élan collectif », commente Quentin Omont.

Dans une ville de province où comme des centaines le « tout voiture est roi. Il faut un respect de l’environnement social avec un nouveau Plan de Circulation à Valenciennes, une plus grande place pour le vélo, une piétonnisation de la Place d’Armes », entame Quentin Omont comme une esquisse programmatique car ce dernier ne sera présenté que fin janvier.

« Pas d’élu sortant sur notre liste et ce n’est pas un hasard », Quentin Omont (EELV)

L’idée première de cette liste est une plate-forme programmatique commune, indéniablement le tréfonds de cette aventure commune. Pour autant, sur la forme, le souhait d’un changement est prégnant. « Nous voulions une rupture. Un maire ne décide pas tout seul…, il faut injecter de la démocratie participative où chaque citoyen peut s’exprimer. Il n’y a pas d’élu sortant sur notre liste et ce n’est pas un hasard », ajoute Quentin Omont

« Il faut une nouvelle éthique dans l’action municipale », Luce Troadec (FI)

Luce Troadec

Luce Troadec, enseignante, met en exergue cette ambition collégiale afin de réussir « là où les clivages des formations nationales sont trop forts. J’ai répondu au souhait de Quentin afin de bâtir cette alliance politique. Réussir à réunir six partis politique sur une même liste, il fallait une bonne dose de naïveté », explique avec une joie non dissimulée la colistière.

Ensuite, la gouvernance est un thème chère à la France Insoumise. « Il faut une nouvelle éthique dans l’action municipale, plus de démocratie dans tous les quartiers. Il faut une politique volontariste pour faire barre sur son destin, Valenciennes plus verte et solidaire », indique Luce Troadec.

« Comment un maire qui n’écoute pas ses collaborateurs pourrait écouter ses citoyens », José Pressoir. (PS)

Pour sa part, José Pressoir, retraité, n’hésite pas à souligner l’engagement politique. « Nous sommes dans une alliance politique où l’objectif est de renforcer la démocratie participative. Il doit y avoir une cohérence locale. Comment un maire qui n’écoute pas ses collaborateurs pourrait écouter ses citoyens ! », assène José Pressoir.

Sur le volet environnemental, il rappelle le discours durant les Européennes « si le climat était une banque, on l’aurait sauvé ! »

Le renfort d’un service public reste un thème porté depuis longtemps par le Parti socialiste, un engament solidaire.

« Ce marketing verdâtre pour nous faire avaler à la sauvette l’extension du Golf de Valenciennes », Caroline Spriet, Génération Ecologie

Caroline Spriet

Génération Ecologie, dont la présidente est Delphine Batho, travaille sur l’écologie pragmatique, celle au coin de la rue. « Quand Quentin m’a parlé d’un pacte écologique et sociale à Valenciennes. Je n’ai pas hésité puisque l’échelle communale est le juste échelon d’intervention », Caroline Spriet.

Cette colistière n’a pas sa langue dans sa poche. « Je suis occupante d’une parcelle d’un jardin ouvrier sur Valenciennes, un des 230 jardins du Rôleur. Pour l’extension du Golf de Valenciennes, on essaye de nous vendre ce marketing verdâtre pour nous faire avaler à la sauvette l’extension du Golf de Valenciennes, en attardant le saccage sur le Grand Cavin », commente Caroline Spriet.

Pour Evissi-Kouva Okiemy, Génération « S », le parti politique de Benoit Hamon, il faut « construire un projet écologique et sociale ».

Ensuite, Gérard Plumecocq, non présent sur cette liste compte tenu de sa domiciliation, représente le PRG, c’est un fin connaisseur de la politique locale. « J’ai participé comme soutien des 3 dernières élections au Parti Socialiste même si nous n’avons jamais pu faire alliance avec le Parti communiste Français. Toutefois, ces forces de gauche peuvent créer une dynamique. L’objectif est de finir deuxième au premier tour, et après tout est possible », conclut Gérard Plumecocq.

Enfin, le tissu associatif très très présent derrière cette alliance politique a pris également la parole avec Marc Duvivier, représentant l’association « Valenciennes en transition » et bien d’autres.

Une seule place pour deux listes de gauche

Sur la commune de Valenciennes, l’électeur d’une gauche sociale et écologique pouvait attendre le minimum minimorum, une liste d’union à gauche, mais cela ne se fera pas. Les électeurs jugeront la liste potentiellement la plus en phase de renverser la table, de siéger au sein d’un nouvel hémicycle local, voire de remporter une victoire électorale surprenante ! On n’oublie pas toute de même un front contestataire national symbolisé par le soutien du parti LREM à Laurent Degallaix, une hypothèse que l’on ne peut rayer d’un trait de plume… !

Pour autant, dans cette configuration avec deux listes de gauche, la probabilité qu’une de ces deux listes de gauche réalise moins de 5% le 15 mars 2020 est énorme ! Je ne suis pas certain que tout le monde est capté ce paramètre… financier !

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 19 décembre 2019
EELV France insoumise Génération Ecologie Parti Socialiste Quentin Omont Valenciennes
Valenciennes Verte et Solidaire bouscule la politique installée !
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