Jeudi dernier, la liste « Valenciennes Verte Solidaire » présentait son programme en équipe afin de bien montrer le volet collectif de cet engagement. Elle est d’ailleurs la seule liste politique plurielle en course, mais également l’autre liste « Anti-Macron » sur Valenciennes.

Quentin Omont : « L’industrie n’est pas du tout incompatible avec la transition écologique »

Le premier message envoyé par ce programme de la liste « Valenciennes Verte Solidaire » est qu’il est pragmatique, concret, soutenable, avec un objectif affiché multi facettes : Réduction de la pollution, donner une direction pour une meilleure alimentation, implanter un commerce de proximité dans tous les quartiers, meilleure mobilité,… et avant tout une démocratie plus horizontale. Nous sommes très très loin des débats idéologiques, voire à des années lumière, car la lutte contre le réchauffement climatique passe par la case des collectivités locales. Ces partis politiques associés sont pleinement conscients de cette évidence sociale.

Bien sûr, face à la seule équipe avec une tête de liste EELV sur le Valenciennois, certains candidats agitent le mot de « décroissance » sans connaître un traître mot de sa signification. Ce sont les mêmes qui vont organiser la semaine du développement durable en 2020, un train de retard. Comme si le but d’un parti politique était de tirer toute une population vers le bas, n’importe quoi ! Comme si une ZAD allait camper dans le hall de l’hôtel de ville le 23 mars ? Faute d’idée, on fait du populisme ! C’est l’apanage d’un vide sidéral d’une vision sur le long terme dans une commune aussi influente que Valenciennes sur son territoire ! Non, ce mot de décroissance, dont la sémantique est tout sauf enthousiasmante, recentre les priorités d’une collectivité locale en l’occurrence, un agglomérat de petit pas, voire de grandes décisions vers une  transition écologique assumée ! Parlons donc d’une croissance collective, pas celle de quelques uns, mais celle de tous même ceux qui ne sont… rien !

Le message subliminal, mais de fond, derrière cette présentation collective est qu’une politique vers une transition écologique ne détruit pas l’emploi, ne réduit pas l’activité industrielle fondamentale sur notre territoire, elle dessine simplement une autre alternative, une autre voie. Aujourd’hui, vous pensez à trier vos déchets au moins à minima, hier non. La transition entre ces deux gestes est-elle tellement insurmontable ? Il en va de même pour la transition écologique, simple dès une prise de conscience minimale. « L’industrie n’est pas du tout incompatible avec la transition écologique », soutient Quentin Omont.

« Mettre fin à cette gestion verticale », Quentin Omont

Evidemment, en propos liminaire, il est impossible d’échapper à l’état des lieux. « Valenciennes est une ville de plus en plus polluée, 25 % de personnes pauvres, 14% au chômage, le tout béton, un problème évident de circulation, la majorité actuelle n’engage pas la ville dans la transition écologique. L’échelon local est le bon pour une autre ville, c’est possible à Valenciennes », explique Quentin Omont.

Tout a déjà presque dit sur le constat dans la presse locale, mais la base de toute construction citoyenne est d’abord et avant tout une histoire collective. « Il faut mettre fin à cette gestion verticale. Aujourd’hui, le conseil municipal de Valenciennes n’est qu’une chambre d’enregistrement des décisions du maire tout seul. Ce n’est pas digne d’une démocratie »… « questions des habitants à chaque fin de conseil avec une réponse et droit de réplique »… « plusieurs fois par an, le Conseil municipal se délocalisera vers les quartiers », explique Quentin Omont.

« Fin du monde, fin du mois, même combat », Luce Traodec

Sans oublier de souligner que « nous sommes une liste Anti/Macron ». Luce Trodec rappelle que « fin du monde et fin du mois, même combat.  C’est la fin programmé d’une (certaine) ère industrielle. Nous avons un projet de transition écologique fort avec des valeurs de gauche. Actuellement, ce maire tout béton a une vison du social à l’ancienne. Il faut une coopération citoyenne dans tous les quartiers ».

L’autre point soulevé est celui d’une gestion responsable « nous serons à budget constant, mais oui nous pouvons redéployer nos priorités budgétaires ».

En tout état de cause, la réduction de la fracture énergétique, une alimentation en circuit-court, une nouvelle donne pour la mobilité…, outre son volet écologique, la dimension sociale est conséquente sur le porte monnaie du commun des mortels.

« Ecologie au coeur de notre programme », Caroline Spriet

Pour Caroline Spriet « notre projet prend en compte la qualité de l’air (déplorable à Valenciennes), de l’eau, d’une ville revégétalisée avec des îlots de fraîcheur, d’une alimentation dans les écoles communales avec 50% de bio/local, une mobilité où le vélo avec des axes prioritaires (chrono-vélo), une place d’Armes aux piétons (voire d’autres espaces en concertation), l’ écologie est au coeur de notre programme », souligne Caroline Spriet.

« Comment un maire qui n’écoute pas ses équipes,  comment pourrait-il écouter ses citoyens ? », José Pressoir

Dans ce concert, Jose Pressoir porte le fer sur l’écoute nécessaire des habitants, mais également sur le besoin de démocratie participative. « Les Conseil municipaux seront filmés », précise-t-il. Ce n’est pas un enjeu de budget, mais de transparence ! « Comment un maire qui n’écoute pas ses équipes,  comment pourrait-il écouter ses citoyens ? », assène José Pressoir. Ce dernier insiste également sur l’exemplarité des élus…, une véritable lame de fond arrive avec une nouvelle génération d’élus dans le Valenciennois, les vieilles pratiques… compromises !

« Lutter contre la précarité énergétique », Evissi-Kouva Okiemy

Un sujet de taille pour toutes les majorités s’ouvre devant la prochaine majorité. « Pour lutter contre la précarité énergétique, nous devons revoir ce parc de logement social », souligne Evissi-Kouva Okiemy.

Ensuite, la colistière met en exergue la création d’une « Maison des Femmes. Elle doit se situer pas loin de l’hôpital public afin de répondre à des besoins, lutte contre les violences, voire autres sujets où la femme se retrouve seule face à ses problèmes ».

Enfin, différentes témoignages sont intervenus durant cette soirée de présentation, un particulièrement. « Je suis du quartier de la Chasse Royale. J’habitais avant dans le 93. Tout d’abord, les nordistes sont très chaleureux. Avec ces gens là (la liste Valenciennes Verte Solidaire), on ose parler ! », s’exclame Ange Perez. Un ange a résumé l’histoire de la démocratie participative… !

Un programme complet

Beaucoup d’items sont abordés dans ce programme, notamment la mobilité, véritable cauchemar sur une ville de moyenne taille. Bien sûr, la gestion des déchets et surtout sa maîtrise, un retour à la biodiversité à travers une action d’ampleur, par exemple une cuisine en régie avec les villes limitrophes à Valenciennes, une vraie tendance ce retour au circuit court. Tout le programme où tout paraît important est disponible sur le fichier joint : (programme VVS)

Si on pouvait résumer ce programme en une phrase, elle serait limpide. Le saut vers l’inconnu… est de ne rien modifier à la gouvernance locale, aux choix programmatiques de l’actuelle majorité, tel est le message contenu dans cette candidature plurielle !

Plus d’infos sur : https://www.valenciennes-verte-et-solidaire.fr/

La liste « Valenciennes Verte Solidaire » :

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 23 février 2020
Valenciennes Valenciennes Verte et Solidaire
« Valenciennes Verte Solidaire » le 1er vote pour un parti écologique à Valenciennes
Facebook Twitter Linkedin
Print Friendly, PDF & Email