Depuis le retour de cette douce indolence estivale, la recrudescence des cas positifs au Covid-19 détectés dans les foyers français génère un nouveau syndrome, celui du cas contact. Où commence-t-il, où s’achève-t-il, quelle incidence sur notre comportement quotidien ? Bref, plus personne n’analyse rationnellement ce nouveau baromètre du covid-19 sans frémir, le cas contact est notre démon intérieur (visuels DR) !

Nul n’est censé ignorer la loi… du cas contact !

Bien sûr, dès que vous rentrez dans le circuit d’une chaîne de contact détectée par la CPAM, un protocole doit être suivi à la lettre et sans attendre (https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/j_ai_ete_en_contact_a_risque_avec_une_personne_malade_du_covid19.pdf).

Sauf que la réalité nous force à dire que malgré le travail sans relâche de ces équipes de professionnels de l’assurance maladie, le quotidien… des parents, des salariés et chefs d’entreprises, des cercles d’amis, voire d’un entourage familial, doit conjuguer le phénomène du cas contact dont la propagation est beaucoup plus virulente que le virus lui-même d’où cette psychose sociale étendue à tout un pays.

Que vous interrogiez les médecins libéraux qui n’en peuvent plus d’acter des arrêts de travail, de la médecine du travail qui renvoie tout le monde à la maison, etc., car un cas de covid-19 a pointé le bout de son nez non loin de là, la propagation du cas contact est devenue notre phénomène sanitaire, notre thrombose mentale quotidienne !

A quel niveau se situe… le contact ?

La question n’est plus d’effectuer les gestes barrières impératifs au ralentissement de la propagation de la covid-19, mais de savoir comment gérer la présence d’un cas contact dans l’environnement professionnel, de loisir, amical, et familial. Quelles sont les mesures d’isolement, mais surtout à quel niveau se situe… le contact ?

Une relation, un collègue de travail, un élève… même si le Ministère à réduit la jauge pour les moins de 11 ans, un membre du cercle familial, tout est une question de diffusion du virus aussi peu claire que les messages contradictoires de la communauté scientifique depuis le début de l’année. Contact physique, postillon, dans un espace confiné, en extérieur, aliment partagé, objet touché, jusqu’où le cas contact doit-il étendre ses gestes barrières, sa protection vis à vis des autres, sa méfiance vis à vis d’autrui ? C’est là que notre conscience collective prend feu laissant des familles complètes entre 4 murs depuis des mois, mais beaucoup plus sûrement des citoyennes et citoyens dans le questionnement permanent sur un éventuel cas contact dans son environnement lointain ou proche !

C’est sans doute là où se situe le curseur d’un (re)confinement ou pas ! L’inflation des cas positifs à la covid-19, mécanique à travers une phase de test plus massif, est tout sauf une surprise. Ils n’étaient certainement pas moins nombreux cet été, mais notre regard collectif était ailleurs ! Aujourd’hui, la seconde vague testée propage la covid-19, un virus où de manière tangible le monde médical appréhende mieux les contours de cette nouvelle infection létale pour certains, inexistante pour d’autres. Les prochaines semaines nous diront beaucoup de notre capacité à gérer une maladie sans traitement encore imparable, dans l’attente d’un vaccin peut-être en 2021 !

La seule chose rationnelle à ce stade est de se vacciner contre la grippe, prendre des vitamines, en clair tout ce qui peut renforcer vos défenses immunitaires !

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 29 septembre 2020
cas contact Covid-19
Cas contact, le syndrome du covid-19 qui rend fou !
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