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(CAPH) L’habitat indigne où combattre une fatalité par la coopération

Depuis plus d’une décennie, la lutte contre le mal logement est au coeur de l’action des communes concernées dans le Valenciennois, mais également pour l’Etat de proximité, l’ARS, les agglo, en l’occurrence la Porte du Hainaut, l’ADIL, et la CAF. Tous ces acteurs se retrouvent pour conventionner avec comme objectif une meilleure coopération sur ce sujet (visuel avec Jean-Noël Verfaillie, Conseiller départemental, et Président de l’ADIL, Michel Chpilevsky, Sous-Préfet de Valenciennes, Aymeric Robin, Président de La Porte du Hainaut, Aline Queverue, Directrice départementale de l’ARS, et Sylvie Berlan, responsable action sociale de la CAF).

L’habitat indigne en mode commando institutionnel

Pour ouvrir cette manifestation, Aymeric Robin, le Président de la CAPH, rappelle que le mal logement est un fléau très présent sur le territoire du Hainaut. « Nous mesurons trop souvent les difficultés qui se cachent derrière les façades. Il faut sortir du mal logement, résorber l’habitat indigne. De plus, outre le volet de le prise en compte de l’habitat indigne, il y a un volet économique », commente Aymeric Robin.

Aymeric Robin

Sur cet EPCI de la Porte du Hainaut, le quantum du logement indécent demeure impressionnant, comme pour celle de Valenciennes Métropole. « Sur un volant de 5 400 logements privés, vous avez 30% d’habitats dégradés très anciens, 42% avant 1945, et 46% entre 1946 et 1990 », indique-t-il.

Loin de l’image de la cité minière concentrant tous les maux du mal logement, vous avez également au coeur du problème les centres-villes et centres-bourgs. « Il y a 2 500 logements vacants de longue durée. C’est pourquoi, cette convention vise à mobiliser les actions de tous les acteurs sur le logement indécent. Notre action s’inscrit pour les locataires comme les propriétaires occupants. Ensuite, nous ne nous occupons pas seulement du bâti, mais également des personnes. Cette convention donne un sens fort au mal logement », poursuit le Président de la CAPH.

« Une capacité de réponses concrètes sur le territoire », Jean-Noël Verfaillie

Pour le Président de l’ADIL (Association Départementale d’Information Logement), Jean-Noël Verfaillie, Conseiller départemental du Nord, le sujet est connu « à travers mon autre casquette de maire (de Marly), je suis confronté à cette thématique qui n’est pas simple à traiter au niveau local », explique le Conseiller départemental.

Jean-Noël Verfaillie et Michel Chpilevsky

Pour cette signature, l’élu tient un double discours assumé « au titre de Président de l’ADIL et de vice-président du Conseil départemental, car cette signature doit mettre en oeuvre une capacité de réponses concrètes sur le territoire. L’ADIL apporte un soutien technique, une aide pour la détection des problèmes », déclare-t-il.

Quant à la méthode, elle est « à la fois incitative, préventive, et répressive. Je pense que l’échelle de l’agglo est le bon niveau d’intervention », conclut-il.

« C’est une première », Sylvie Berlan

La CAF est sans doute la meilleure amie des collectivités locales, peu médiatique mais ô combien incontournable pour toute action destinée à la famille, la jeunesse, voire la petite enfance. C’est quant elle est absente dans la grille excel des subventions qu’un service communal peut s’inquiéter.

Cette fois, la responsable de l’action sociale départementale pour la CAF vient adouber  cette démarche. « Nous avons l’habitude de conventionner avec les communes. Cette fois, nous allons mieux coordonner notre action au niveau d’une EPCI. C’est une première pour nous cette convention ! », explique Sylvie Berlan.

Aline Queverue et Sylvie Berlan

« Un enjeu de santé publique », Aline  Queverue

La présence de l’ARS à cette signature est très symbolique. En effet, cet organisme d’Etat est en première ligne sur le sujet, elle est d’ailleurs signataire d’un arrêté concernant l’insalubrité d’un logement. « L’habitat indigne est un enjeu de solidarité et de santé publique, mais également un enjeu économique. Les signalements de logements indécents sont au nombre de 3% au sein du parc privé dans le département du Nord », commente Aline Queverue.

Et ce n’est pas un pure hasard si l’ARS est présente à cette table, stylo à la main, car « La Porte du Hainaut représente 10% des signalements (donc sur les 3%) sur le département », conclut-elle.

« Rien ne pourrait se faire sur l’habitat indigne sans les acteurs du territoire », Michel Chpilevsky

Enfin, le Sous-Préfet de Valenciennes, Michel Chpilevsky, rappelle que l’habitat indigne « est un sujet ancien. Le quartier de la Défense était autrefois occupé par des taudis. Il y a eu plusieurs lois importantes, celle contre l’exclusion en 1998, la loi Alur qui a beaucoup fait, la loi ELAN, une réforme de l’ANAH (Agence Nationale de l’Habitat). Ce sujet est fondamental, et comme le Président de la CAPH l’indiquait, il ne fait pas que réhabiliter des pierres, il y a de l’humain », explique le Sous-Préfet de Valenciennes.

En conclusion, cette signature « va lancer une travail partenarial avec un outil plus fort. Nous partageons tous la volonté de bien faire, car rien ne pourrait se faire sur l’habitat indigne sans les acteurs du territoire », conclut Michel Chpilevsky.

Daniel Carlier

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