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(Canton St-Amand) Eric Renaud et Claudine Deroeux tracent leur route

Sans aucune surprise sur ce canton, le binôme sortant en 2015, Eric Renaud et Claudine Deroeux, repart dans la course cantonale à leur propre succession. Certes, le canton est dense en nombre de listes, mais elle n’altère pas la confiance du duo sortant, fort de sa proximité, de sa notoriété, et d’une prime au sortant.

Rendez-vous était donné au camping de Saint-Amand-les-Eaux, un lieu bien connu des adeptes du territoire voire de l’étranger, car la qualité du site et de l’équipement est reconnu. « Nous sommes au coeur de l’Amandinois, du Parc régional Scarpe Escaut. De plus, cette forêt est en lien avec toutes les communes du canton retaillé en 2015 comprenant St-Amand rive gauche et rive droite, plus Hélesmes et Wallers. Ce lieu souligne également la compétence du Département sur les « Espaces Naturels Sensibles » où nous avons la responsabilité de préserver et de valoriser ces sites », commente Eric Renaud.

« Pas l’ombre d’un doute », Eric Renaud

Sur l’opportunité de retourner dans l’arène d’une campagne électorale toujours aride, mais plus courte cette fois, les sortants indiquent de concert : « Pas l’ombre d’un doute », mais la temporalité n’est pas idéale selon Eric Renaud « je considère qu’il n’y avait pas urgence à lancer les élections en juin. Je pense qu’en septembre, le risque sanitaire eut été moindre avec de fait une meilleure participation. Certes, l’élection régionale pourrait stimuler l’élection départementale, mais pour l’électrice et l’électeur, ce n’est pas la priorité du moment. Ils pensent à revivre normalement, c’est humain ! », indique Eric Renaud. C’est là où on subodore que la situation sanitaire la semaine précédent le vote va booster ou infléchir les intentions de vote, c’est une démocratie stressée… !

Eric Renaud et Claudine Deroeux

Enfin, le premier signe d’une nouvelle candidature, Eric Renaud le puise dans son score aux législatives 2017 où sur les communes de son canton « nous sommes 2ème à gauche. Alors, pourquoi changer une équipe qui gagne ? », lance-t-il.

Par contre, si les titulaires demeurent identiques, les deux suppléants maires en 2015 ne sont plus là. « Yannick Nison, pour des raisons de santé, et Carole Leleu a d’autres engagements. C’est pourquoi, nous nous sommes tournés vers des personnes engagées sur le territoire dans les domaines de la santé et du transport public, deux thématiques fortes du Conseil départemental du Nord, Véronique Willems (élu d’opposition à Hasnon), et Philippe Lambert (élu d’opposition à Raismes) », commente-t-il (présentation dans la suite de l’article).

Sur le paysage politique sur la ligne de départ avec les sortants, une liste PCF, une liste UDI, et une liste RN ; Eric Renaud affiche une grande confiance : « Une élection n’est jamais jouée d’avance. De plus, en respectant et sans dénigrer en aucune façon les candidatures actuelles, nous sommes avec les mêmes forces politiques en 2021 qu’en 2015 où nous avons subi des pressions énormes, mais en 2021 avec le casting en moins ! »,  et ajoute avec aplomb « nous sommes le binôme sans gamelles, sans dossiers… ».

« le Président de tous les Conseillers départementaux », Eric Renaud

Bien sûr, il ne partage pas la politique générale de la majorité en place, mais « le volet social représente 80% des politiques obligatoires, et on subit la politique nationale, les Conseillers départementaux peuvent véritablement travailler sur les politiques optionnelles. Sur ce canton, nous avons porté 40 projets déposés par les communes et obtenu 20 millions d’euros sans parler des crédits routiers », commente Eric Renaud.

« Nous n’avons pas à rougir de notre bilan (hors politique sociale). Nous collaborons avec tous les maires », ajoute Claudine Deroeux. Pour illustrer ce bilan, il évoque des résultats comme la rénovation du Pont du Moulin Blanc, le pont d’Hergnies, voire la prochaine installation d’un centre du SDIS pour les pompiers sur Saint-Amand-les-Eaux. « Une fois le temps des tréteaux passé, vous pouvez travailler avec les équipes municipales sans problèmes. D’ailleurs, je tiens à remercier le Président Jean René Lecerf. Bien sûr, il était dans son rôle durant la campagne électorale, mais après il est devenu le Président de tous les Conseillers départementaux. Tous nos dossiers ont été pris en compte, pas d’ostracisme, mais de la bienveillance. Cela s’est traduit sur le terrain, notamment sur le dossier du SDIS où j’avais eu des promesses depuis 10 ans, mais je ne voyais rien venir ! », indique Eric Renaud. « Il est venu sur ce canton plusieurs fois et en particulier pour le SDIS », ajoute Claudine Dereoulx.

Le Conseiller départemental, ex PCF, « toujours d’une sensibilité de gauche, et je ne renie en rien mes convictions », conclut sur ce chapitre « je n’ai jamais eu un si bon rapport avec un Président de Conseil départemental durant les précédents mandats, mis à part Patrick Kanner sur le dossier thermal ».

Au niveau des associations, le Conseiller départemental rappelle sa collaboration active avec le tissu associatif du canton où « 200 associations ont reçu 500 000 € durant le mandat. Les subventions furent maintenues en 2020. Bien sûr, il y a eu moins de demandes, car certaines activités furent complètement interrompues. En 2021, nous avons déjà distribué 6/12ème de notre enveloppe réservée à cette effet (60 000 € annuel) », précise Eric Renaud.

« C’est la liberté d’un élu », Eric Renaud

La conseiller départemental précise qu’il était « rattaché au Groupe PCF composé de 10 élu.e.s. Nous avons été fidèles à nos valeurs. Bien sûr, nous étions contre cette hausse fiscale. Toutefois, nous n’avons pas toujours pas suivi les votes du Groupe PCF. Par exemple, le fonds ADVB est un copié-collé de l’ancien FDAN ! Pourquoi, voterions-nous contre ? Cela a sans doute joué dans nos rapports avec Jean-René Lecerf. C’est la liberté d’un élu ! », poursuit-il.

Veronique Willems et Philippe Lambert

Cette explication politique n’altère pas « l’échelle de proximité de ce mandat. On soutient les dossiers des communes d’abord », poursuit-il.

« un ancrage territorial », Véronique Willems

Dans la majorité politique sur Hasnon, de 2008 à 2014, Véronique Willems , 59 ans, était en charge du projet « petite enfance. Aujourd’hui, je suis dans l’opposition sur cette commune ». Elle a figuré également en 3ème position de la liste sénatoriale de Delphine Bataille. Pour autant, ce sont ses compétences dans le médico social qui furent un point d’attrait pour le binôme titulaire. « Je fus masseur/Kinésithérapeute pendant 18 ans dans le libéral, puis j’ai travaillé au Centre thermal, et aujourd’hui je travaille à l’APEI de Denain. J’ai un ancrage territorial, un engagement citoyen », explique-t-elle. « Véronique va apporter son expertise sur la thématique de la santé. Son passage au Centre thermal est très intéressant en terme de retour pour nous », explique Eric Renaud

« Je suis apolitique, mais très enthousiaste », Philippe Lambert

Comme les autres membres de ce quatuor, Philippe Lambert n’est pas carté dans un parti politique, mais sur la liste d’Eddy Zdziech pour les municipales, il figure dans les élus de l’opposition au Conseil municipal de Raismes. «  Je suis apolitique, mais très enthousiaste de participer à cette aventure », explique-t-il. Agent chez Transvilles, il fut le président de l’association Trait-D’Union de 2003 à 2017, une association dont l’objectif était de créer du lien dans les quartiers, diminuer les tensions sociales… ! « Aujourd’hui, je suis très investi dans le CSE de Transvilles. J’ai 40 ans d’expérience dans le social », poursuit-il. « C’est la 1ère fois que j’ai la collaboration d’un élu sur la commune de Raismes », commente Eric Renaud.

Ensuite, la compétence transport public n’échappe à personne même si cette dernière est dévolue à la région avec une subvention au Département pour le transport des collégiens. « Le département a seulement, en direct, la compétence du transport des personnes en situation de handicap (service Sésame). Je suis favorable à la gratuité totale du transport public, et je suis fier d’avoir pu maintenir la subvention du département pour le transport des collégiens. On voit bien qu’un TER Vert ou TER Mer à 1 euro, cela fonctionne », conclut-il.

Comme en 2015, le canton de Saint-Amand sera très disputé avec des forces et des horizons politiques très différents, sans doute le plus passionnant politiquement parlant, le plus indécis par la densité des 4 listes, là où nous savons que le combat dans d’autres cantons du Hainaut se résumera à un duel déjà annoncé au second tour. Là, bien subtil celui qui peut faire un pronostic de fin de 1er tour… !

Daniel Carlier

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