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(Canton Valenciennes) Luce Troadec : « Chaque citoyen est utile »

Pour le quatuor de l’Union de la gauche sur le canton de Valenciennes/Saint-Saulve, la ligne politique départementale est toute tracée avec des valeurs de gauche. En effet, la politique menée par la majorité actuelle ne convient pas du tout aux candidat.e.s en lice sur ce canton face à la misère sociale endémique et amplifiée par une crise sanitaire sans précédent. Remettre les pendules politiques à l’heure au sein d’un département historiquement à gauche est loin d’être un objectif irréalisable.

En réponse au macroniste maire de Valenciennes, Laurent Degallaix, Luce Troadec, titulaire, rappelle une ligne rouge philosophique où « chaque citoyen est utile dans notre société » contrairement aux mots prononcés par le Président de la République au sein de la Gare du Nord « Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien »… voire de Jean-René Lecerf caractérisant 1/3 des bénéficiaires du RSA avec un défaut d’employabilité. « C’est un département de droite avec une politique de droite. Certes, il fallait réaliser certains aménagements budgétaires, mais cela fut à l’excès. Il y a eu une reprise d’argent public dans de nombreux secteurs sociaux, c’est une catastrophe, une course à l’austérité », ajoute Luce Troadec.

Pour l’autre titulaire, Quentin Omont, la précarité poussée plus loin encore avec cette massue sanitaire est incontestablement le « sujet numéro un. De plus, on estime à 30% des personnes en souffrance ne faisant pas appel au RSA. La pauvreté dans le Nord est aussi le résultat d’un défaut d’accompagnement. Arrêtons de moraliser, de culpabiliser les publics bénéficiaires et mettons des moyens.  Certes, les chiffres du RSA ont descendu durant ce mandat, mais on a radié de manière scandaleuse certains bénéficiaires ». Luce Troadec enchaîne « c’est une mort sociale déclarée, il faut plus d’humain dans certains territoires, des poches de misère disait Jean-Louis Borloo ».

Au niveau social, un exemple est mis en exergue. « Les femmes de ménage ont été supprimées au sein du Conseil départemental. On a externalisé la prestation comme pour Onet au CHV ou l’entreprise O2 dans le domaine du service à la personne », indique Luce Toadec. « On passe d’un parcours sécurisé à un parcours précarisé. On retire la possibilité de vivre dignement », ajoute Quentin Omont.

Un revenu universel pour les 18-25 ans

Dans les propositions phares de ce quatuor, l’accompagnement des jeunes figure en haut de la liste. « Nous proposons une expérimentation d’un revenu universel pour les 18-25 ans, il faut sécuriser cette tranche d’âge, il y a véritablement une urgence », commente Quentin Omont. Force est de constater que la précarité étudiante, de la jeunesse en général, paye le prix de fort de cette pandémie. L’absence quasi totale de jobs d’été dans le privé, durant l’été 2020, s’est traduit concrètement dans le milieu étudiant avec des difficultés à subvenir à leur propre besoin.

« la droite gère les urgences au niveau santé », Evissi Kouva Okiemy

C’est moins connu, mais le Conseil départemental a un rôle clé dans la santé de toutes les citoyennes et tous les citoyens. « Nous devrions assurer la prévention, la sensibilisation dans les écoles, les diagnostics médicaux etc. En l’occurrence, comme pour le reste, la droite gère les urgences au niveau santé. On réalise des diagnostics trop tardifs de cancers et d’autres pathologies, il n’y a plus aucune sensibilisation dans les écoles (addictions…), les 3 centres de prévention dans le Valenciennois (Valenciennes, Saint-Amand, et Denain) sont en sous-effectif. La situation est catastrophique dans ces structures », indique Evissi Kouva Okiemy, la remplaçante sur ce canton.

Le réseau de transport

Evidemment, le coût du Contournement Nord « dont on verra son utilité à terme. Va-t-il réduire le flux du trafic voitures dans les zones urbaines ? », s’interroge Luce Troadec. « Si nous additionnons, le budget de l’échangeur autoroutier (fonds d’Etat) et du Contournement Nord (Département), d’autres politiques sociales étaient possibles », poursuit Quentin Omont.

Même le sujet controversé, au sein de l’union de la Gauche, du Canal Seine Nord n’ébranle pas cette union politique. « Oui, nous avons des avis différents sur l’opportunité du Canal Seine Nord, mais cela ne nous empêche pas de débattre et d’avancer au sein de cette union de la gauche. D’ailleurs, Karima Delli a promis de remettre à plat ce dossier », commente Luce Troadec. Rappelons que Xavier Bertrand a signé avec l’Etat un contrat de régionalisation de ce projet au long cours. C’est la 1ère fois que l’Etat régionalise, en France, la mise en oeuvre d’un équipement public d’une portée nationale et internationale.

« Une assemblée cantonale de citoyens », José Pressoir

Comme proposition presque innovante, Jose Pressoir,  l’autre remplaçant, propose de reprendre une initiative de l’ancien conseiller cantonal Jacques Marissiaux. « Il avait mis en place une Assemblée cantonale des citoyens avec des membres désignés dans tous les corps de métiers. Ce conseil peut devenir force de proposition sur son canton », indique José Pressoir.

D’ailleurs, cette idée revient à l’origine même de la création de cette institution révolutionnaire, une consultation en temps réel du pouls des citoyens. « Par contre, pas de membres désignés, mais par tirage au sort comme ce fut le cas pour la Convention nationale citoyenne pour le climat. C’était une bonne idée et le Président de la République a d’ailleurs été dépassé… ! », précise Luce Troadec.

L’écologie aussi au Conseil départemental

Bien sûr, l’écologie est une politique transversale. Il faut donc d’abord balayer dans sa cour à travers « l’accélération indispensable de la rénovation énergétique des collèges. De même, il faut tendre vers l’objectif du 100% bio avec le soutien de projets bio/locaux pour la restauration scolaire des collèges gérés par le Conseil départemental », indique Quentin Omont.

Voilà quelques traits saillants du programme de l’Union de la Gauche sur le canton Valenciennes/Saint-Saulve. Aucun doute, outre le psychodrame à droite sur ce canton « où la 1ère division a dit à la 2ème division de se retirer, et nous connaissons au Conseil municipal de Valenciennes le mépris de Laurent Degallaix. Néanmoins, rien de près ni de loin ne correspond à nos engagements dans la politique proposée par la droite », conclut Luce Troadec.

Daniel Carlier

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