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(CAPH) « Les invisibles » dans le viseur

Malgré les dispositifs pléthoriques en la matière, une partie de la population fragile, en précarité absolue, demeure toujours en dehors des radars de l’aide sociale, d’un retour vers l’emploi, d’un mieux-vivre tout court. C’est pourquoi La Porte du Hainaut a candidaté au dispositif « Cité de l’Emploi des Quartiers Prioritaires de la Ville ». Ensuite, la CAPH répond à une autre candidature ambitieuse sur le quartier Brunehaut sur Escaupont, dossier à suivre !

(VISUEL COLLECTIF SUR LA COMMUNE DE LONGUEAU AVEC LE PROCESS ENERGIE SPRONG)

Aymeric Robin : « C’est l’idée du guichet unique pour les publics fragiles »

En propos liminaire, rappelons le fil rouge de cette démarche. En effet, la précarité ne caractérise pas un public particulier, mais elle est consécutive à un enchaînement d’évènements périphériques débouchant invariablement vers une précarité, parfois à un point tel que tous les réseaux de l’aide sociale ne détectent plus ce public fragile. C’est notre moment de honte collective où la main publique, quel que soit son niveau, n’est pas au rendez-vous. L’heure n’est pas à une nouvelle réflexion sur le service public, du moins coûtant, mais plutôt au service rendu à ce public fragilisé… !

Le Valenciennois est particulièrement riche en quartiers, dit QPV, dont 13 sur la Porte du Hainaut, mais certains sont encore plus impactés que d’autres. « Nous avons choisi le quartier QPV du Denaisis où vous avez 4 000 personnes sans emplois. C’est un dispositif national sur une année avec une dotation de 100 000 euros. Nous allons nous appuyer sur le développement économique avec les arrivées de Dickson, LOG, GIFI… sur le Denaisis », commente Aymeric Robin.

« Six mois, une solution, ça marche », Aymeric Robin

Très répandu dans les communes du Valenciennois, le dispositif « Six mois, une solution, ça marche avec à chaque fois une dizaine de jeunes accompagné.e.s. Sur la commune de Raismes, 6 sur 10 ont trouvé un contrat à l’issue de cette période. La Cité de l’Emploi s’inscrit dans le même esprit. C’est de la dentelle, du cas par cas ! », poursuit le Président de la Porte du Hainaut.

L’autre idée face à une coutume très française du travail en silo est de fluidifier tout cela. « C’est l’idée du guichet unique pour les publics fragiles. Le PLI, la Mission Locale, les bailleurs sociaux, etc., vont collaborer avec nous sur ce quartier du Denaisis », ajoute Aymeric Robin.

Le quartier Brunehaut comme laboratoire

Sur la commune d’Escaupont, un quartier QPV fait l’objet d’une candidature à l’Appel à Manifestation d’intérêt sous le nom de « Démonstrateurs de la ville durable », aux cotés de  l’Université Gustave Eiffel, initié par la Banque des Territoires (ex CDC).

Plus petit « à taille humaine, le quartier Brunehaut va répondre à un projet plus ambitieux, sur l’innovation sociale et environnementale, que les autres quartiers bénéficiant du RBM (Renouvellement Bassin Minier), soit 7 sur 14 QPV dans le Valenciennois. Cela comprend une réflexion sur la gestion des déchets, mais également sur le cycle de l’eau, voire de la nature dans la ville », explique Aymeric Robin.

Ensuite, le supplément d’ambition s’imprime sur les matériaux utilisés, la production d’un mix énergétique sur un bâti public, une meilleure gestion des déchets, des solutions innovantes pour l’habitat, voire la nature en ville. Ce dossier va coller à un autre dispositif dit, Energie Sprong, où l’industrialisation des rénovations lourdes des bâtis conduit à trouver des process commun, des frais d’études pour tous, des matériaux plus nobles écologiquement, une véritable idée en phase avec les budgets contraints des collectivités locales, l’impact écologique plus rapide, un projet également réalisé en site occupé. C’est une méthode initiée par les bataves, déjà en Allemagne et au Royaume-Uni… ! « Notre dossier est un dupliqué d’Energie Sprong », commente Aymeric Robin.

Si le quartier de Brunehaut est retenu par la Banque des Territoires, il pourra bénéficier d’un soutien sur 36 mois, voire d’une enveloppe de 10 millions d’euros. « Nous avons mobilisé tout le monde autour de l’Université Gustave Eiffel et La Porte du Hainaut, l’ADEME, les bailleurs sociaux, le SIAVED, et même l’Université Polytechnique Hauts-de-France dont l’idée est de lancer un diplôme qualifiant sur la transition écologique », précise le Président de la CAPH.

Daniel Carlier

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