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(CAVM) Laurent Degallaix : « Nous sommes maltraités par l’ARS ! »

Le Conseil communautaire de Valenciennes Métropole fut très dense en sujets structurants à la veille des vacances de la Toussaint, projet d’aménagement de l’entrée nord de Valenciennes, l’extension du site du Grand Cavin, un test de collecte de déchets, le réseau de transport public, et un Plan de Santé très ambitieux.

Laurent Degallaix : « Nous méritons un Centre Hospitalier Régional à Valenciennes »

Tout d’abord, l’entame de Conseil communautaire relance la culture autour de 3 soutiens à des acteurs locaux en matière. « Elle est de retour et je félicite les équipes du service culture de la CAVM. Que cela fait du bien ce retour des activités culturelles ! », souligne Yves Dusart, Vice-Président à la culture.

« C’est la restructuration de l’entrée nord de Valenciennes », Jean-Marcel Grandame

Nous parlons ici du fameux « Ballon de Rugby » de l’entrée nord de Valenciennes, voire plutôt « d’une bretelle d’autoroute », mentionne Jean-Marcel Grandame. Cette voirie est de plus sans lien avec les quartiers, comme si elle traversait à l’aveugle une partie de la ville. On comprend mal à l’époque la logique urbanistique.

« Sur 14 hectares, c’est la restructuration de l’entrée nord de Valenciennes, d’intérêt communautaire depuis 2020, à travers un nouveau boulevard paysager, un accès direct aux quartiers, notamment de la Chasse Royale, l’accompagnement de l’extension du CHV, sans oublier un parking P+R près de la station de tramway », commente Jean-Marcel Grandame.

Le Président de Valenciennes Métropole ajoute « c’est un PPA (projet partenarial d’aménagement), dispositif issu de la loi ELAN, cela permet de créer un partenariat entre l’État et une, voire des communes, et notre agglo. C’est la première phase de ce renouvellement urbain ».

Extension du périmètre du Grand Cavin

Dans les délibérations structurantes, les élus communautaires devaient valider un nouveau curseur sur le dossier dit du Grand Cavin. « Le périmètre du Grand Cavin a été établi en 2019, mais suite à des opérations sur Saint-Saulve, il semble pertinent d’élargir le périmètre du Grand Cavin afin de saisir toutes les opportunités », indique Jean-Noël Verfaillie, vice-président du développement économique.

Sur ce sujet, Quentin Omont affirme de nouveau le point de vue de l’opposition (VVS) sur ce dossier très commenté. « Mis à part l’expansion de crue du Grand Cavin, cet aménagement, extension du golf, logement, etc., est malheureusement une occasion ratée de relancer une production maraîchère de proximité ».

Test sur les déchets

Dans le domaine de la collecte des déchets, chaque collectivité essaye de mettre en oeuvre le ramassage le plus rationnel, le plus performant, et le moins coûteux. « C’est pourquoi, nous lançons un test sur différentes communes volontaires, Anzin sur deux quartiers, mais également Préseau et Onnaing. Le test va résider dans la méthode de collecte, porte à porte, apport volontaire… », indique David Bustin, le vice-président en charge de l’écologie urbaine.

Autre point abordé, les futurs camions au BioGaz d’Ecovalor pourront s’alimenter en gaz vert « sur le centre de distribution de BioGaz situé sur le site du SIMOUV à Saint-Saulve », commente-t-il. La veille, Guy Marchant avait précisé durant le Comité syndical du SIMOUV que cette station  abriterait « un distributeur à charge lente et un distributeur à charge rapide de BioGaz ».

La Gratuité du réseau de Transport public

Xavier Jouanin, initiateur du débat sur la Gratuité totale du réseau de transport public dans le Valenciennois, reprend cette thématique au sein de Valenciennes Métropole, la tactique du pied dans la porte est toujours payante à un moment sur le temps long. « Dans votre magazine de l’agglo, vous avez parlé de la mobilité et le nécessaire coup d’avance. Justement, soyons ambitieux et sans contradictions, parlons de la Gratuité totale du réseau de transport public. Ne me parlez pas de coût sur le tramway le plus cher d’Europe à l’époque », assène Xavier Jouanin.

En réponse, le Président de Valenciennes Métropole rappelle : « La problématique de la mobilité doit s’inscrire à l’échelle des agglo, même du Pôle Métropolitain comprenant 9 EPCI. De fait, la gratuité n’existe pas, quelqu’un paye au final ! Comparaison (avec d’autres agglo) n’est pas raison comme avec celle de Dunkerque et Calais. De plus, nous avons aujourd’hui une nouvelle compétence, au 01 janvier 2022, sur le cycle de l’eau avec des coûts importants. Par contre, il est vrai qu’il faut changer notre regard sur le sujet. Je ne ferme pas la porte à la gratuité, mais je ne l’ouvre pas non plus. Peut-être plus cher d’Europe, mais aussi un des plus beaux d’Europe ! ».

Le Plan de Santé

Ce n’est pas une compétence régalienne de Valenciennes Métropole, mais pourtant la collectivité territoriale avance sur un chemin sanitaire assez inédit. En propose liminaire, Laurent Degallaix commente une réalité frustrante. « Le CHV est un hôpital public de référence à l’échelle du Pôle Métropolitain, mais il n’est pas estimé à sa juste valeur. La loi Ségur (en phase d’application) octroie à l’ARS (des Hauts-de-France) 500 millions d’euros, et le CHV reçoit la somme de 1,6 millions d’euros alors qu’il est le 2ème centre hospitalier des Hauts-de-France, juste derrière le CHRU de Lille.  Nous sommes maltraités par l’ARS (Agence Régionale de Santé), alors que cet établissement de santé est excédentaire depuis 2010 », tance Laurent Degallaix.

Pour sa part, Laurent Depagne, vice-président en charge de la cohésion sociale, porte cette thématique. « Nous signons aujourd’hui un partenariat entre Valenciennes Métropole et le Centre Hospitalier de Valenciennes, l’avantage est que nous nous connaissons bien. Chacun sait qui fait quoi ! Nous serons sur la prévention santé, le CHV sur la santé. Nous avons structuré une organisation réfléchie entre nos deux institutions, il est essentiel d’être dans l’opérationnel. Existe-t-il un bien plus précieux que la santé ? », déclare Laurent Depagne.

Pour sa part, Rodolphe Bourret, le Directeur Général du CHV précise les contours d’une évolution indispensable du CHV. « En 10 ans, nous avons doublé nos consultations, de 150 000 à 300 000 par an, et nos hospitalisations, de 75 000 à 150 000 par an, nous devons donc nous lancer dans un nouveau projet de restructuration de l’hôpital public », explique le DG.

Ensuite, il rappelle le rôle majeur du CHV durant les confinements « nous avons traité 2500 cas Covid, juste derrière le CHRU de Lille, mais devant le CHU d’Amiens avec 2 000 patients. Ensuite , nous sommes un hôpital de référence couvrant de 350 000 habitants (le Valenciennois) à 900 000 habitants (Hainaut-Cambrésis). Nous pouvons prétendre devenir un Centre Hospitalier Régional, c’est à dire avec une Université, mais pas une faculté de médecine, et nos niveaux d’engagements sanitaires. Aujourd’hui, il existe 2 CHU dans les Hauts-de-France, CHU de Lille et CHU d’Amiens, nous voulons passer en CHR ce qui augmenterait notre budget de 20% (actuellement budget de 500 millions d’euros) », poursuit Rodolphe Bourret.

Face à cette adversité, le Président de la CAVM indique un changement de tactique. « Nous demandons des autorisations pour des services de santé spécifiques comme SOS Mains, et bien d’autres, où sur un territoire industriel, les patients doivent aller sur la région lilloise pour se faire soigner les mains par exemple. Après ces différentes autorisations, nous (re)demanderons notre modification de statut au niveau régional », conclut Laurent Degallaix.

Daniel Carlier

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