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Un budget de relance locale à Anzin

Le gros dossier de ce Conseil municipal d’Anzin, plutôt light, était sans équivoque le ROB (Rapport d’Orientation Budgétaire). Une présentation d’un futur budget non modifié drastiquement compte tenu de la pandémie en 2020, non suspendu à cette dernière en 2021, mais bel et bien dans une mouture où la collectivité locale présente, contre vents et marées, un budget sans, ou presque, trace sanitaire.

Pierre-Michel Bernard : « Un nouveau mandat pour faire mieux »

Dans les quelques délibérations précédentes à l’étude du ROB, on peut signaler le taux ambitieux d’emplois de personnes en situation de handicap au sein de cette collectivité locale. Le taux légal minimum étant de 6% ( la pesée à ce stade de la population concernée) des agents de la commune, la ville d’Anzin répond largement à ce critère avec un taux de 11,22% en 2020 contre 9,53% en 2019, voire 5,86% en 2012. « Le calcul du taux a été modifié en 2020. Aujourd’hui, l’embauche d’une personne en situation de handicap de plus de 50 ans compte pour 1,5 dans votre taux final. Ensuite, l’agent doit bénéficier d’un contrat de plus de 6 mois pour être dans les critères de calcul », explique l’élue en charge des personnes en situation de handicap.

A signaler l’embauche d’un nouveau chef de Police pour la Police Pluricommunale suite au retrait  prochain (31/12/2021) de la ville de Beuvrages de cette coopération inédite sur le territoire entre 4 communes, Raismes, Petite-Forêt, Beuvrages et Anzin avec un lancement le 01 janvier 2021. La politique est passée par là, les Départementales, avec sa logique qui lui est propre au détriment de l’intérêt des habitants des villes participantes. Dans une délibération suivante, le principe de la verbalisation électronique est validé sur les 3 communes restantes au sein de cette police pluricommunale.

A noter également la demande de DSIL 2022 (Dotation de soutien à l’investissement local) à l’Etat de proximité, la Sous-Préfecture de Valenciennes, pour son projet en cours de « l’école du centre » ; cette opération globale s’inscrit concrètement à hauteur de 5 769 431 euros HT avec une demande DSIL 2022 pour 1,5 millions d’euros.

Une hausse de la DGF globale de 2,42%

Dans cette présentation exhaustive du futur squelette d’un budget municipal, l’adjoint aux finances,  évoque la prochaine réforme fiscale à bas bruit entre 2023 et 2028, celle du potentiel fiscal par commune afin de déterminer le montant annuel de la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) versée chaque année à une commune. Une suite logique dans la foulée de la suppression de la taxe d’habitation et par suite d’une ressource financière motrice pour toutes les communes françaises, et notamment du Valenciennois. Pour l’anecdote nationale, cela concerne moins une une ville comme Cannes dont le maire est aujourd’hui le Président de la puissante AMF (Association des maires de France), tout sauf une commune reflétant les difficultés budgétaires des collectivités locales et territoriales.

En l’espèce, la DGF de la ville d’Anzin ne va pas baisser en 2022, mais augmentée compte tenu d’un maintien de la Dotation Forfaitaire (+ 0,02%), d’une hausse de la DSU (Dotation de la Solidarité Urbaine) de 3,54% sans oublier le fonds de péréquation (DNP + 0,11%), soit au total une DGF de 8 607 420 euros soit une hausse de 2,42%.

Hausse prévisionnelle des droits de mutation

Dans les indicateurs structurelles d’une attractivité communale, vous avez le montant des droits de mutation, c’est à dire le montant les droits d’enregistrement et la taxe de publicité foncière dus lorsqu’un bien immobilier change de propriétaire, voire un fonds de commerce.

Suite aux critiques de M.Jamjam, représentant de l’opposition, sur les éléments négatifs de la commune, Pierre-Michel Bernard répond tout de go « nous avons eu beaucoup de départs vers d’autres communes, et puis nous constatons que deux ans après…, ils reviennent ! Nous prévoyons une hausse des droits de mutation en 2022, nous verrons (chiffres à la clé) si Anzin est une ville attractive. A ce stade, nous avons eu 850 demandes pour s’installer sur Anzin ».

A cette occasion, le maire rappelle que 70% du budget de fonctionnement est consacré à la masse salariale (366 agents), un chiffre bien supérieur à la moyenne des villes de même strate 58%. Cette donnée oblige une gestion au couteau.

Un investissement conséquent

Il faut prendre en compte que la commune d’Anzin n’a pas fait d’emprunt en 2020 et en 2021. De fait, par capillarité, cela laisse à cette collectivité locale un volant d’investissement significatif grâce à un belle capacité d’autofinancement « Nous présentons un budget très porteur. Pour cet exercice 2022, nous investissons environ 8 millions d’euros TTC. Trouvez des communes de notre taille avec un tel volume d’investissement », commente Pierre-Michel Bernard. Concrètement, les opérations structurantes se déclinent de cette manière : Réhabilitation de l’école maternelle Tavernier (1 821 400 euros), Construction de l’Ecole du centre (2ème phase/2 600 000 euros), Salle de Musculation du stade Michel Bernard (123 000 euros), Rénovation de la Place de la Bleuse Borne (120 400 euros), et réfectoire Ecole de Gaulle (378 000 euros).

« Je ne trouve pas ce budget assez volontariste. Pourtant, vous bénéficiez d’une hausse de la DSU (et de la DGF), elle est là pour régler les problèmes », indique Hamid Jamjam. Ensuite, il dresse un portait très noir de l’actualité locale, propreté, incivilité, insécurité… Le maire lui répond « vous êtes des sacrés ambassadeurs de notre commune ».

« Vous dîtes que ce budget n’est pas assez volontariste. Concrètement, nous augmentons de 7,5% nos dépenses, alors que nos recettes sont en hausse de (seulement) 3,68%. Certains pourraient dire que c’est même dangereux . Plus généralement, j’ai sollicité un nouveau mandat pour faire mieux », déclare Pierre-Michel Bernard.

Daniel Carlier

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