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Roland Bouvart : « Le GHT Hainaut-Cambrésis ne doit pas être politisé ! »

La situation du GHT (Groupement Hospitalier de Territoire) Hainaut-Cambrésis continue d’alimenter l’inquiétude des acteurs du soin sur le volet sanitaire, mais également celle des usagers indissociables d’une offre de soins adaptée à un territoire. Entretien avec Roland Bouvart, Président du Comité des usagers de l’Hôpital public d’Avesnes-sur-Helpe, membre du comité des usagers de l’Hôpital public de Denain, ancien membre du Comité des usagers de l’Hôpital public de Valenciennes, et ex membre de la CPAM durant 26 ans, ce qui donne a ce propos une bonne vue d’ensemble sur le sujet.

Roland Bouvart : « Je ne comprends pas du tout leur volonté de partir du GHT Hainaut-Cambrésis (CH Cambrai et CH Le Cateau-Cambrésis) »

Suite à la diffusion sur ce quotidien de presse d’un article sur la situation chaotique, en terme de gouvernance, du GHT Hainaut-Cambrésis (https://www.va-infos.fr/2022/01/05/sante-le-ght-du-hainaut-cambresis-vers-une-explosion-presumee/), Roland Bouvart a voulu porter la voix de plusieurs représentants des usagers de l’hôpital public sur le Grand Hainaut.

En effet, pour mémoire, la loi HPST (Hôpital Public Santé Territoire), lancée en 2010 par Roselyne Bachelot, a rendu obligatoire l’insertion d’une représentation des usagers dans toutes les instances consultatives et décisionnaires des hôpitaux publics en France. En clair, le patient et sa famille doivent impérativement faire partie de l’équation sanitaire

« Je parle en mon nom, mais également celui de Pierre-Marie Lebrun, de l’UDAF et de l’association France Association Santé, mais aussi deux vices-présidents des comités des usagers Elisabeth Koral et Jean-Paul Dupont. Sur le principe de la création des GHT (sous ce mandat présidentiel), nous sommes favorables, car il faut adopter une vue d’ensemble pour répondre de la meilleure façon aux besoins sanitaires d’un territoire », entame Roland Bouvart.

Ensuite, il évoque les avantages et les déficits constatés depuis le lancement de ce GHT Hainaut-Cambrésis. : « Il y a eu des économies d’échelle dans les marchés publics, c’est un point important, car au final le payeur est la Caisse Primaire d’Assurance Maladie. Par contre, la problématique est un déficit de coopération entre les 12 Centres Hospitaliers publics de ce GHT d’une part et de plus il faut accentuer les coopérations transfrontalières à l’instar du CH de Maubeuge avec Chimay voire le CH de Valenciennes avec Tournai. Néanmoins, je ne comprends pas du tout leur volonté de partir du GHT Hainaut-Cambrésis (CH Cambrai et CH Le Cateau-Cambrésis). Ce n’est pas dans l’intérêt des usagers de ces établissements de santé. L’échange entre la médecine de ville et l’hôpital public, mais également entre les établissements de santé privés et publics doit se concrétiser sur un large territoire pour une vue globale des besoins de santé ».

Sur la forme, il est de fait que le CHV mis en exergue par plusieurs responsables politiques de premier plan, pour sa gestion bénéficiaire, a très peu mis en avant son statut d’Hôpital Public de Référence au sein du GHT Hainaut-Cambrésis et spécifiquement durant les médiatisations nationales. Cette communication nationale eut été une merveilleuse promotion pour cette instance de santé, trop méconnue !

Et en filigrane de la politique… !

Ensuite, Roland Bouvart évoque pudiquement « le GHT Hainaut-Cambrésis ne doit pas être politisé… ». En effet, ce qu’il ne dit pas est que le CHV est sous la gouvernance, comme la loi le promeut, du maire de Valenciennes dans la majorité (élargie) présidentielle, mais que les mairies de Cambrai et Le Cateau, voire Maubeuge avec certaines velléités en la matière, plutôt de sensibilité UDI voire Les Républicains, ça n’aide pas à l’entente cordiale à ce stade… ! Et après certains diront que « Tout » n’est pas politique, mais OUI indéniablement !

« Nous souhaitons que ce GHT Hainaut-Cambrésis reste en l’état avec ses 12 établissements publics de santé. Il faut travailler plus encore sur la coordination des soins, le transfert inter-hospitalier privé et public, et la coopération transfrontalière avec la Belgique. Nous le voyons avec cette pandémie, il faut des moyens et une coopération renforcée entre les établissements de santé d’un territoire », conclut Roland Bouvart.

Daniel Carlier

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