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Michel Chpilevsky : « Chacun porte une part de cette responsabilité collective »

Au sein de la Maison de Quartier dans le secteur de la Briquette sur Marly, un centre de vaccination éphémère s’est tenu ce mardi 11 janvier de 12H à 18H. L’objectif était d’abord de vacciner les habitants de ce quartier classé en « Politique de la Ville ».

Jean-Noël Verfaillie : « Le but est de vacciner les habitants du quartier, pas de remplir Doctolib ! »

La vaccination tous azimuts constitue le fil rouge depuis des mois en France et de par le monde. Par contre, face au nouveau variant Omicron, l’impératif sanitaire se transforme en course contre la montre où l’Etat de proximité et les collectivités locales sont à la manoeuvre afin d’améliorer le taux de vaccination quartier par quartier, la seringue entre les dents.

Après un accueil pour un premier contact, dans une salle assez spacieuse 5 cabines attendaient les candidat.e.s à la vaccination. Deux médecins étaient présents pour un entretien confidentiel et préalable à la vaccination, puis les infirmières et infirmiers injectaient un vaccin ARN Messager, soit Pfizer, soit Moderna.  « Le but est de vacciner les habitants d’un quartier Politique de la Ville, pas de remplir Doctolib ! La semaine prochaine, nous serons le mercredi 19 janvier de 12H à 18H sur le quartier des Floralies (1 rue des Lillas). Nous avons organisé cette journée (et celle du 19 janvier) en collaboration avec le CPTS Grand Valenciennes et le Docteur Franzoni », indique le maire de Marly. D’ailleurs, le Président de l’association ADIL (Association des Infirmiers Libéraux du Valenciennois), Rémi Kasprzyk, , était présent pour cette journée de vaccination au coeur d’un quartier du Valenciennois.

« Nous devons y améliorer la couverture vaccinale », Michel Chpilevsky

Outre les centres de vaccination fixes sur le site de Jean Mineur à Valenciennes, Denain, et Saint-Amand-les-Eaux, mais également deux du Groupe Elsan sur Valenciennes et Saint-Saulve, des « équipes éphémères du Centre Hospitalier de Valenciennes se transportent dans les communes pour vacciner. Nous avons ciblé des villes avec des quartiers QPV (Quartier Prioritaire de la Ville) comme Anzin et Marly où la vaccination est significative, mais nous devons y améliorer la couverture vaccinale », commente le Sous-Préfet de Valenciennes.

Rémi Kasprzyk, Jean-Noël Verfaillie, et Michel Chpilevsky

A ce stade, en terme de résultats, le Sous-Préfet de Valenciennes indique « près de 220 000 injections sur le site de Jean Mineur à Valenciennes, plus de 100 000 sur Denain, et 100 000 également sur Saint-Amand-les-Eaux ».

Pour améliorer ce score, l’Etat bénéficie des services de la CPAM du Hainaut en l’occurrence pour « envoyer un courriel pour les plus de 18 ans, un courrier papier pour les plus de 70 ans, voire un SMS à tous. C’est notre démarche -d’aller vers- ».

Tous responsables, tous intéressés… !

Bien sûr, le nouveau discours pour aller chercher les derniers millions de non-vaccinés passe par une responsabilisation individuelle. «  Chacun porte une part de cette responsabilité collective », insiste pour le coup Michel Chpilevsky. Le maire de Marly conforte ce propos « chacun est responsable, l’Etat et les collectivités locales, mais aussi chaque citoyen sa faisant vacciner afin de protéger les autres ».

En milieu de journée, ce site éphémère avait vacciné environ 25 citoyens « du quartier de la Briquette », précise une infirmière « avec notamment 4 primo-vaccinés », ajoute-t-elle. Justement, le hasard voulait qu’une jeune non vaccinée pénètre dans cette salle de vaccination à la plus grande joie du représentant de l’Etat.

Jeune femme de 23 ans, un peu stressée avant le passage à la seringue, elle était une non vaccinée, car « je ne me sentais pas concernée, pas intéressée par cette démarche de me faire vacciner. J’habite juste à coté de ce Centre social, et je me suis décidée à la vaccination compte tenu de mon projet professionnel. J’ai une contrainte (ou plutôt forte incitation) de vaccination pour mon futur emploi », explique sans hésitation la jeune femme.

Le propos spontané de cette habitante du quartier est presque dans la logique du propos national où sans être un anti-vax, sans être un anti-pass, certain.e.s ne sont pas sensibilisé.e.s par l’intérêt collectif, il faut l’accepter sans jugement et convaincre, voire contraindre par tous les chemins possibles. Peu importe le moyen, seul le résultat vaccinal compte, la santé collective n’a pas de sentiment de tristesse ou de joie à partager, seulement des personnes hospitalisées, certaines en situation sanitaire sérieuse , grave, voire le trépas passe par là…, pas le temps de débattre du sexe des anges !

Daniel Carlier

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