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La transparence des parrainages, le malaise démocratique !

Avant la dernière publication du Conseil constitutionnel avec la liste définitive des candidat.e.s, avec à minima 500 parrainages, à l’élection présidentielle, il est déjà temps de faire un point d’ensemble sur le principe démocratique même en vigueur. En effet, la transparence des parrainages, imposée depuis 2016 par l’ancien Président François Hollande, constitue-t-elle la meilleure garantie républicaine pour une candidature à l’élection suprême ?

L’anonymat assure-t-il véritablement un parrainage démocratique ?

Avant la dernière salve des parrainages, 11 788 maires, Conseillers départementaux ou régionaux, et parlementaires, avaient choisi de parrainer un candidat à la Présidentielle sachant que le corps électoral en la matière est de 42 000 élus environ.

Certes, nous avions vécu quelques scènes faussement alarmistes dans les élections présidentielles précédentes, mais cette fois le fait d’une absence de candidat.e.s avec un fort impact sondagier s’est révélé réel. On s’aperçoit que la transparence à outrance n’est pas possible en l’espèce. On ne peut marteler chaque jour que parrainage ne vaut pas soutien à une candidature et exiger que chaque parrain potentiel se justifie de son choix. C’est un contre-sens démocratique manifeste.

Comme souvent, sur un principe vertueux, on comprend sur le terrain la réalité politique de cette fausse bonne idée mise en oeuvre sous la Présidence de François Hollande. Elle s’appuie sur un corps électoral, certes élu, mais ne correspondant pas mécaniquement à l’instant « T » aux aspirations des Françaises et des Français. Ensuite, cette transparence du vote d’un maire est sous la tutelle politique d’un.e Président. e d’une collectivité territoriale avec, parfois, des pressions à la clé. C’est pourquoi, l’anonymat du parrainage est indispensable ou tout autre système pertinent !

Une loi d’urgence institutionnelle !!!

Derrière ce dysfonctionnement, on voit poindre en filigrane, quel que soit la nouvelle Présidence, qu’une réforme des institutions est nécessaire avec un Etat pachyderme, trop lourd administrativement, trop copieux dans son mille-feuille institutionnel, trop de rouages, sans pour autant altérer le rôle indispensable des corps intermédiaires.

Dans une réforme globale, il est évident que ce système des parrainages à bout de souffle, tout comme le parcours du combattant pour un financement d’un.e candidat.e à la Présidentielle, doit être complètement revu et corrigé.

Tout à un terme, il faut entreprendre une réforme institutionnelle du XXIème siècle de grande ampleur afin de remettre en phase les Français et les Françaises avec un Etat régalien, mais également plus décentralisé, et surtout plus en coopération avec les acteurs du terrain, en particulier les collectivités locales.

Daniel Carlier

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