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(19ème) Porter la voix du Président de la République dans le Denaisis

Renaissance (ex LREM) lançait ce lundi 16 mai sa campagne devant la presse avec le binôme Emmanuel Cherrier, titulaire, et Amélie Carpentier-Roothaer, suppléante, au sein de la 19ème circonscription. Un territoire du Denaisis où les scores des extrêmes furent vertigineux à l’occasion de la Présidentielle, un défi pour la majorité Présidentielle qui entend bien défendre le bilan d’Emmanuel Macron et son programme pour l’avenir. Ensuite, battre le député sortant du Rassemblement National demeure le défi ultime, c’est l’objectif quoi qu’il en coûte… !

Emmanuel Cherrier : « Ne plus avoir un député BFM, candidat à tout »

Sur l’épiderme électoral, on pouvait douter de la présence d’un duo de la majorité présidentielle face sur une circonscription remportée, en 2017, par le Rassemblement National et son porte parole Sébastien Chenu. Une hypothèse balayée par Emmanuel Cherrier : « Notre candidature est légitime. Nous n’avions pas le droit d’abandonner nos valeurs sur ce territoire. Nous devons porter sa voix dans les 36 communes du Denaisis ».

Comment cette candidature s’est construite, visiblement la venue du Président de la République comme 1er déplacement après le 1er tour de la Présidentielle fut un message très fort. « J’ai pu parler avec le Président pour lui dire qu’à Denain, nous faisions du Macron avant Macron. En effet, je suis de la droite (RPR puis UMP), et après une longue période dans l’opposition, Anne-Lise Dufour m’a proposé de rejoindre la majorité municipale », déclare l’adjoint de la commune de Denain. Sur le fond, Emmanuel Cherrier a choisi l’adhésion auprès du parti LREM juste avant la Présidentielle 2017, donc ce n’est pas un transfuge politique, mais une conviction défendue par ce Maître de Conférence en science politique, de 52 ans, au sein de l’UPHF.

Amélie Carpentier-Roothaer, médecin urgentiste au sein du CHV, est une militante du parti LREM. 35 ans mariée, 2 enfants, elle est originaire de l’Ostrevant qu’elle connaît très bien et elle va porter la thématique de la santé publique sur ce territoire, un enjeu majeur. Elle rappelle « la fin du Numérus Clausus le 01 septembre 2018, le développement des maisons pluridisciplinaires santé, l’extension des pratiques médicales pour les infirmiers, etc. ».

Un enseignant, un médecin, un duo collant aux deux priorités du programme d’Emmanuel Macron, la Santé et l’Education où une co-construction est promise avec une attente énorme sur ces sujets.

Sur la forme, deux militants LREM, ce n’est pas une surprise. Par contre, avant la visite du Président de la République, le soutien appuyé d’Anne-Lise Dufour, même sur une affiche, constitue un fait politique important et révélateur. En effet, en janvier 2017, Anne-Lise Dufour soutenait Benoît Hamon contre Manuels Valls qu’elle vilipendait à souhait. Le micro parti de Benoît Hamon a rejoint la NUPES, soutenue par Martine Aubry, mentor d’Anne-Lise Dufour… ! Décidément, le second quinquennat d’Emmanuel Macron s’ouvre en fracturant les bases du Parti socialiste de la cave au grenier.

« Ce territoire a bénéficié de la politique d’Emmanuel Macron », Emmanuel Cherrier

L’étiquette collée à la peau de « Président des riches » est toujours un sujet de débat. C’est pourquoi, le candidat titulaire défend un bilan sur le Denaisis incontestable. « Le dédoublement des classes, CP, CE1, et maintenant Grande Section dans les classes en REP et REP +. Toutes les classes de la commune étaient concernées à Denain. Ensuite, le petit-déjeuner gratuit, la cantine à un euro, tout cela a profité aux habitantes et habitants du territoire. Ce territoire a bénéficié de la politique d’Emmanuel Macron et Anne-Lise Dufour est bien placée pour savoir l’impact  des mesures gouvernementales », commente-t-il.

Ensuite, la pandémie a proposé un bouclier économique, presque unique au monde, avec le fameux « Quoi qu’il en coûte, une mesure sociale assurant 84% du salaire pendant toute la pandémie… , on nous a même accusé de Cramer la caisse », ajoute-t-il.

Sur un futur dispositif d’encadrement du RSA avec des heures, 15 à 20 heures « c’est une formation. Lorsque vous êtes très éloigné de l’emploi, la difficulté est le retour l’activité. Ces 15 à 20 heures sont de l’accompagnement pour leur futur retour au travail », commente Amélie Carpentier-Roothaer. « D’ailleurs, le RSA a succédé au RMI, I comme insertion », justifie Emmanuel Cherrier.

« Deux pour le prix d’un », Emmanuel Cherrier

Ensuite, le candidat évoque la réalité d’une élection à l’Assemblée nationale. « C’est incompatible avec mon métier au niveau des statuts d’un universitaire. Je demanderai une disponibilité, c’est pourquoi je vous annonce un Député à 100%, un député de terrain. Ensuite, lorsque que je serai à Paris, ce sera Amélie Carpentier-Roothaer sur la circonscription. Vous avez deux députés pour le prix d’un », déclare Emmanuel Cherrier.

La suppléante précise que son métier d’urgentiste lui impose des permanences de 24 heures avec « un temps de repos où je pourrai être sur la circonscription ».

Tout cela va en opposition, dans la présentation, avec « Sébastien Chenu, un député BFM. Nous n’avons pas besoin d’un député uniquement sur le plateaux télé. Nous ne pouvons plus nous permette d’avoir un député inutile pour le territoire », assène Emmanuel Cherrier.

Toutefois, les deux candidats soulignent que cette campagne « restera digne, c’est une campagne politique, pas de petites phrases en dessous de la ceinture, pas de caniveau ». Ils rappellent l’appétence du député sortant aux divers scrutins « législatif, municipal, régional…, il est candidat à tout ! ». On peut également mettre en avant une utilisation procédurale abusive par le député afin de contourner la loi sur le cumul des mandats.

« Denain, c’est chez moi », Emmanuel Cherrier

Pour une touche plus personnelle, Emmanuel Cherrier avoue que dans les années 90, des membres du RPR conseillaient de partir de cette circonscription, historiquement de gauche : « J’ai toujours refusé, car Denain c’est chez moi ! ».

Et comme message final, Emmanuel Cherrier rappelle sans ambiguïtés que battre l’extrême droite est l’objectif premier, et il sait clairement que cette défaite passera par un véritable Front républicain en 2022 contrairement à 2017, un peu suranné, mais unique chance !

Daniel Carlier

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